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Salut à toi, je suis Luc Dostie né à St-Joseph-de-Beauce. J'ai enseigné au primaire 5 ans à La Romaine, 4 ans à Montréal, 2 ans en Beauce et maintenant pour une 2e année à Edmonton, AB. Outre mon fils Xavier qui passera toujours premier, l'écriture est ma plus grande passion qui dérive de mon métier. J'avais l'habitude d'envoyer les messages ci-dessous par courriel et voilà que l'idée de créer un blogue m'est venue. Mon public cible est d'abord mes amis, celles et ceux à qui je veux informer de mon périple albertain. Celui qui te souhaite la plus sincère bienvenue sur cette page, Luc...........................................Greetings to you, I'm Luc Dostie born in St-Joseph-de-Beauce, QC. I taught Natives in La Romaine in grade 6 for 5 years, 4 years in Montreal and 2 years in La Beauce. Now I’m teaching in Edmonton, AB for a 2nd year.Besides my son Xavier who will always be first, writing is my biggest passion which derives from my job. I used to forward messages such as the ones below by email and then it occured to me, I could create a blog. Foremost I hope to inform my friends about my West Canadian adventure. The one who wishes you the most sincere welcome on this page, Luc

dimanche 30 septembre 2007

When september ends...

Salut les « Je me souviens »,

Contrairement au titre de la chanson de Green Day, « Wake Me Up When September Ends », ne me réveillez pas quand septembre se terminera. J'ai comme l'impression de flotter sur un nuage d'enseignement.

Mon portable, branché en permanence sur Internet, est toujours branché au canon projecteur. Dès que les élèves ont une interrogation ou encore qu'ils veulent en savoir davantage sur un sujet, on baisse la toile et on cherche l'information ensemble. De ce fait, je peux présenter une image, un son, une animation sans avoir à attendre. De plus, chaque classe a l'air climatisé ou encore la chaleur que je contrôle moi-même. Les élèves ont leur propre bouteille d'eau qu'ils peuvent remplir à chaque instant. Finalement, ma collègue et moi partageons les taches d'enseignement, comme je le faisais avec "ma grande sœur" Brigitte à La Romaine. Je fais le français et les sciences aux deux classes, tandis que Marianne fait l'anglais et les études sociales. Ce qui me permet de préparer deux matières de moins, de connaître davantage les deux groupes et d'avoir 23 élèves différents en alternance. C'est rafraichissant pour les élèves et également pour les enseignants. Très peu de discipline et beaucoup d'enseignement.

Les points positifs que je viens d'énumérer peuvent vous sembler être banals, mais ils permettent de donner un enseignement de qualité aux élèves et permettent aux élèves d'être dans de bonnes conditions propices à être enseigné. Étant dans un milieu à 90% anglophone, il n'en demeure pas moins que l'effort des élèves à communiquer dans la langue française est exemplaire, bien que pas évidente pour eux. Mais quand 95% des élèves sont bilingues dans l'école, ça fait comprendre qu'il y a des richesses qui sont plus importantes que d'autres, surtout quand les élèves eux-mêmes le réalisent et savent l'apprécier.

Si septembre n'était qu'un rêve en enseignement, alors laissez-moi dormir un autre mois.

When september ends, je pense à Éric Rochette dont c'est l'anniversaire le 29. Bonne fête Roch...

When september ends, je pense au viaduc de la Concorde qui fête son premier anniversaire le 30 et qui a effondré la route et également la vie d'un enfant devenu orphelin dont ses parents circulaient par hasard sur l'autoroute 19...

When september ends, la saison de football de la NFL reprend de plus belle...

When september ends, la saison de hockey reprend bientôt et cette année ce sera particulier parce qu'un joselois entreprendra la saison avec les Stars de Dallas. June, mets un "X" sur le 18 décembre car dans les estrades du Rexall Place, un autre joselois ressentira une grande fierté en te voyant. Saint-Joseph Power ! Bonne saison et bravo pour ce que tu as déjà accompli !

Mais when september ends in Edmonton, on sent une fièvre monter pour les Oilers. Si les Canadiens sont populaire à Montréal, les Oilers sont sacrés pour tout le monde ici. Il y a la fierté d'avoir su garder leur club il y a quelques années, malgré la valse des millions, ce que Québec et Montréal (Expos) n'ont pu faire. Ma nostalgie de p'tit garçon qui pleurait quand les Nordiques perdaient et qui voyait Gretzky battre tous les records et parader avec la coupe Stanley, a vite compris cette émotion. Les gens ne sont pas tous amateurs de hockey, mais ils ont tous un attachement pour les Oilers, que le club soit bon ou pas si pire que ça... Le logo des Oilers est affiché partout où nous allons.

When september ends in Edmonton, nous pouvons voir la vallée en automne qui dégage une beauté très charismatique par la couleur de ses arbres qui me rappellent la vallée du St-Laurent ou la vallée de la Chaudière...

When september ends in Edmonton, me rappelle que j'ai réussi à passer un autre mois sans la présence physique de mon garçon dont chaque jour est un exploit en soi, et qu'il n'en reste que trois...

When september ends in Edmonton, me fait rappeler de vous dire que j'ai commencé à jouer au hockey le jeudi soir dans une ligue d'ici. Je n'ai pas été excellent pour une première, mais dans ma tête je me disais que j'étais un gardien de but à Edmonton. Ce ne sera jamais banal à mentionner...

When september ends in Edmonton, me fait rappeler de vous dire que j'étais présent au match des Eskimos vendredi contre les Argonauts de Toronto et que je revoyais Enrico Gilbert qui me disait qu'il avait fait le camp auparavant, ou encore que je voyais Sébastien Pomerleau me dire de Mathieu Bertrand (joueur des Eskimos et ancien partenaire du Rouge et Or) que ce qu'il lui arrive ne pouvait pas arriver à une meilleure personne que lui. Edmonton a perdu, mais les gens étaient fiers d'y être et ils célébraient l'événement du football même après la partie. Je me suis fait un premier contact anglophone, il s'appelle Grant et il a ses billets de saison des Eskimos depuis 10 ans. Il est un partisan qui s'affiche largement par sa voix pendant les parties.

When september ends in Edmonton, me fait rappeler de vous dire que samedi je suis allé voir 'Shake hand with the devil' en anglais alors que vous irez voir 'J'ai serré la main du diable' avec Roy Dupuis. Ce film, fort émotif sur le génocide rwandais, m'a fait verser des larmes. Non pas uniquement sur le sujet, mais sur moi-même et m'a fait rappeler que lorsqu'on est jeune, on peut être vraiment con et peu empathique en même temps.

Quand j'habitais en chambre à Rimouski pour mes années universitaires, en 1995, j'avais une colocataire rwandaise dans la quarantaine, Jeanne-Marie, qui venait faire ses études ici au Québec et à chaque jour, elle avait peur du téléphone, car elle avait laissé ses enfants et son mari au Rwanda pour venir chercher l'instruction. Chaque jour que son mari appelait, ce dernier lui annonçait la mort de gens qui faisaient autrefois parti de son entourage immédiat.

Un jour que je revenais de mes cours, je suis arrivé chez moi et elle était en larmes. Malhabile, j'ai tenté de la consoler et elle a beaucoup apprécié. Elle a par la suite tenté de m'expliquer le conflit, dont personne ne parlait aux nouvelles, entre les 'Tout p'tits' et les 'U2'. Un conflit que je m'efforçais de comprendre, mais que je n'y arrivais pas. J'ai eu une certaine empathie pour elle, mais pas autant que j'aurai dû en avoir.

Aujourd'hui, Jeanne-Marie, où que tu sois, je te présente mes excuses, alors que les Tutsi et les Hutu te donnaient des nuits blanches dont je ne pouvais mesurer ta peine. À la sortie du cinéma, un gars d'Amnistie Internationale m'a demandé mes impressions sur le film. En me remettant un pamphlet publicitaire sur ce qui se vit présentement au Darfour dans le Soudan, j'ai raconté l'empathie que j'avais en ce moment pour une amie que j'ai connue. J'ai très bien réussi à m'exprimer dans la langue de Shakespeare pour lui faire comprendre comment je me sentais. Je crois que j'ai réussi à l'émouvoir.

Tant qu'à parler de conflit, je profite de l'occasion pour donner un stand-up ovation à Sarah qui était en Afghanistan et qui revient bientôt, si ce n'est déjà fait. Sarah Bi, tu peux marcher la tête haute et regarder les gens dans les yeux car ce que tu as vu t'a empêché de les ouvrir certains temps. Je suis fier de toi !

Ce même samedi, histoire de fêter raisonnablement ma première paye qui est partie aussi vite pour payer mes comptes restants du Québec, Mat Bross et moi avons été se prendre un bon souper au Sweet Mango, restaurant thaïlandais, me faisant, une fois de plus, apprécier la cuisine... et mon goût pour la culture asiatique .

Afin de bien finir le mois de septembre, je suis sorti comme un seul homme au 'Urban Lounge' où le groupe Ratt Poison de la Nouvelle-Orléans reprenait des bons vieux classiques du rock des années '80. Je me suis accoté au comptoir et j'ai siroté deux limonades et un Red Bull dans ma soirée, mais je me suis saoulé de la musique que j'écoutais.

Alain Gravel, j'ai pensé à toi quand ils ont joué 'Jet City Woman' de Queensryche. Alain, Coco, Chico, Putch et Gino, j'ai aussi pensé à l'époque de DIRTY TALK quand ils ont joué 'Bathroom Wall' de Faster Pussycat. Jean-Luc, tu étais avec moi toute la soirée pour chaque pièce de Guns, mais particulièrement 'Mr. Brownstone'. Pierrot Lagueux, toutes les tounes de Whitesnake et de Bon Jovi avaient une saveur particulière. Chico, Coco, Gino et Carlo, quand ils ont fait un medley de Poison, les costumes et l'arrière-scène c'était pareil comme le show que nous avons vu au Forum. Pourquoi je dis Chico, tu n'étais même pas là, tu me l'as tellement rappelé ! Sébastien Maltais, 'Run to the Hills' était pour toi tout comme 'Bark at the Moon' et 'Mr. Crowley' pour Antoine Breton et L'Buckaroy. Les Invicibles de Notre-Dame-des-Pins, c'était un peu comme Karma Chameleon, mais plus rock ! Simon Fleury, tout le set list qu'ils ont fait se retrouve sur ce lien et ils les ont toutes faites. Il y avait une place pour toi à mes côtés.

http://www.myspace.com/rattpoison777

J'ai vécu un mois de septembre extraordinaire ici à Edmonton. Si octobre, novembre et décembre peuvent passer aussi vite que Septembre, Xavier je pourrai bientôt te chanter : Wake me up when december ends...

Celui qui recevra l'auteur d'Amos Daragon (Bryan Perro) dans sa classe ce mardi avec les élèves et qui vibrera également de joie ce jeudi au match d'ouverture des Oilers contre les Sharks dans le Rexall Place,

Luc

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