Qui êtes-vous ?

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Salut à toi, je suis Luc Dostie né à St-Joseph-de-Beauce. J'ai enseigné au primaire 5 ans à La Romaine, 4 ans à Montréal, 2 ans en Beauce et maintenant pour une 2e année à Edmonton, AB. Outre mon fils Xavier qui passera toujours premier, l'écriture est ma plus grande passion qui dérive de mon métier. J'avais l'habitude d'envoyer les messages ci-dessous par courriel et voilà que l'idée de créer un blogue m'est venue. Mon public cible est d'abord mes amis, celles et ceux à qui je veux informer de mon périple albertain. Celui qui te souhaite la plus sincère bienvenue sur cette page, Luc...........................................Greetings to you, I'm Luc Dostie born in St-Joseph-de-Beauce, QC. I taught Natives in La Romaine in grade 6 for 5 years, 4 years in Montreal and 2 years in La Beauce. Now I’m teaching in Edmonton, AB for a 2nd year.Besides my son Xavier who will always be first, writing is my biggest passion which derives from my job. I used to forward messages such as the ones below by email and then it occured to me, I could create a blog. Foremost I hope to inform my friends about my West Canadian adventure. The one who wishes you the most sincere welcome on this page, Luc

mardi 20 mai 2008

Splendor Sine Occasu

Salut les accueilleux du Championnat Mondial de Hockey 2008 dont la Russie sort vainqueur,

D'abord le retour du beau temps nous permet quelques plaisirs de la vie qu'on avait oubliés à l'époque où il faisait -55 degrés celsius. Comme par exemple le retour des terrasses au centre-ville ou encore les longues randonnées en vélo ou rollerblades dans les pistes cyclables ou encore le golf. Il y en a pour tous les goûts, surtout lorsqu'on porte des lunettes fumées !

Mardi, j'ai réussi à apporter Mat Bross et Mel frapper un panier de balles de golf et mercredi je suis allé jouer un p'tit 9 trous avec Martin, concierge de notre école. Les deux événements se sont déroulés au Victoria Golf Club. J'ai joué 54 et Martin 55, ce qui n'est pas mal pour une première. Il fait noir ici vers 22h...

THE MASSACRE

Jeudi le 15, Mat Bross, Mel et moi sommes allés prendre une bière et un souper sur une terrasse dans un pub australien, The Walkabout. J'ai bu une Foster et mangé un hamburger avec viande de kangourou. C'est assez spécial, mais pas très différent du boeuf au goût. J'ai eu une pensée pour Skippy. Nous sommes revenus à la maison par la suite et avons décidé de prendre une 2e bière au petit pub irlandais à 3 minutes de marche de notre maison, le O'Connors Irish Pub. Le jeudi, c'est le soir du karaoké et pour la première fois, Mat Bross a pris le micro. Habituellement, c'est toujours moi ou Mel, mais cette fois, sur le répertoire il y avait quelques chansons francophones. Mat a choisi d'interpréter : Pourquoi T'es Dans La Lune du groupe Les B.B.

D'abord, c'est une chanson francophone dans un bar anglophone, pas toujours bien connue et de plus c'est une chanson des B.B, alors pas connue du tout. En anglais comme en français, on appelle ça un MASSACRE. Il n'avait pas l'air des couplets et faussait énormément pendant le refrain. Quel moment incroyablement tordant ! Merci Mat, ça fait ma journée ! Nous y sommes retournés ensemble et nous avons fait 'La Rue Principale' des Colocs et les anglophones aimaient beaucoup car ils croyaient que c'étaient une difficile chanson country que nous avons interprétée.
Vendredi c'était l'anniversaire de mon cousin Mathieu Dostie qui est également ici à Edmonton. Nous nous sommes faits cuire des gros steaks de l'Alberta sur le BBQ et avons passé une belle soirée avec ses copains francophones, mais relativement tranquille puisque je jouais au golf le lendemain à 9h45.

Le Canadien Français vu par le Canadien Anglais

Samedi je suis allé jouer un 18 trous au Eagle Rock Golf Course avec Grant Mess, mon meilleur ami anglophone. C'est vraiment grâce à lui si mon anglais s'améliore. Nous nous sommes rencontrés aux Eskimos en septembre dernier et nous avons gardé un excellent contact depuis en faisant plusieurs activités ensemble. Grant est vraiment bon au golf, il a joué 85 en tout. Moi, j'ai joué 54 sur le premier 9. Grant a payé une bonne couple de bières sur le 2e 9. Je crois que j'étais assez relaxe pour frapper car j'ai joué 47 pour un total de 101, ce qui est vraiment excellent pour moi.

Au 13e trou, 2 petites filles marchaient près d'une mare avec un filet et une chaudière pour attraper des grenouilles. Je demande aux petites :

Luc : Did you found some frogs ?
Fille 1 : Not yet !
Grant : Now you find one !
Fille 2 :Where ?
Grant : Him, he's from Quebec !
Luc, Grant, Fille 1, Fille 2 : Ah ! Ah ! Ah !

Je dois dire qu'elle était bien envoyée !

Le Canadien Anglais vu par le Canadien Français

Comme le soleil était puissant, j'ai attrapé un gros coup de soleil dans le cou et c'est Grant qui me l'a fait remarquer rendu au 18e trou. À la suite de son observation, je lui ai aussitôt dit :

Luc : Finally, I'm a real Canadian like you Grant !
Grant : Why ?
Luc : I'm a Red Neck !
Grant : Hey, Congratulations Buddy ! m'a-t-il dit en riant.

MO7S

La piste cyclable qui longe la rivière North Saskatchewan est vraiment belle. En direction ouest, du Low Level Bridge, je peux me rendre presqu'au West Edmonton Mall sur une piste d'une quinzaine de kilomètres sans pente et bien asphaltée, c'est magnifique ! Cependant, en direction Est, du Low Level Bridge jusqu'au Rundle Park, la piste est tout aussi belle, mais contient beaucoup de collines. Tout ce qui monte doit redescendre comme on dit.

Alors le dimanche de la fête des mères, j'ai pour la première fois utilisé la direction Est et dès le départ je monte et je monte. C'est assez épuisant monter en patins à roues alignées. Lorsque je monte, je peux lire sur l'autre voie MO7S et je rencontre plusieurs vélos qui descendent les pentes à toute vitesse. Une fois rendu en haut de la pente, je vois le centre-ville d'Edmonton dans toute sa beauté, c'est à voir, vraiment ! En arrivant vers le terrain de golf du Riverside Club, il y a toute une pente qui redescent et je n'ai pas le choix de prendre de la vitesse car ça remonte abruptement par la suite.

En patins à roues alignées, ça ne freine pas comme sur la glace. Au moment où j'avais ma vitesse maximum en descente alors que j'avais une longue côte à descendre, dans le bas de la pente monte un enfant en vélo accompagné de sa grand-maman qui marchait à ses côtés. À ce moment-là, moi qui avait toujours vu MO7S en sens inverse sur l'asphalte en lettres majuscules, je peux maintenant lire à l'endroit : SLOW. L'enfant n'a pas assez de force pour monter la pente, alors il se retourne et redescent sur MA voie. Trop tard pour freiner et peu de temps pour réfléchir. 4 options d'accidents s'offrent à moi soudainement :
1- D'assez gros arbres sur la gauche
2- Collision avec la grand-maman sur la voie de gauche.
3- Collision avec l'enfant sur ma voie de droite.
4- Le champs de mini arbustes sur ma droite.

Option 4 semble la meilleure et je dois tenter d'éviter les arbustes. J'ai réussi à éviter tous les arbustes, mais mon bras droit et ma jambe droite ont décidé de freiner pour moi sur le côté avant d'entrer en contact avec quelques arbres qui s'approchaient de moi. Je me suis ERRAFLÉ d'aplomb le côté droit du bras et de la jambe. Par chance que j'avais mes protèges-coudes, poignets et genoux qui ont su éviter les cassures possibles. Je suis par terre et plein de terre sur moi. Je n'ose pas me relever, ça fait mal ! Je saigne, évidemment, mais je réussi à m'assoir et je regarde les dégâts. Ça ressemble à ce que je ressens, c'est laid et rouge liquide. La grand-maman vient me voir et me demande si ça va. I think so que je lui ai répondu. Je me relève et je me remets sur patin. Je suis à environ 5 km de mon auto, trop long pour marcher, alors je patinerai. Tout sale et plein de sang, je rencontre les gens qui me regardent en voulant dire : Si tu ne sais pas patiner, reste donc chez vous ! Malgré la douleur, je réussis quand même bien à me rendre à mon auto. Je reviens chez moi et je prends une douche pour nettoyer les plaies. Le pire moment de la journée. Quelle souffrance, mais c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.

Splendor Sine Occasu I

Il est 19h et nous sommes le mardi 1er avril 2008. Je viens de vivre la plus belle journée de ski de ma vie à Whistler et cette journée est loin d'être terminée. Je suis sur le traversier du QUEEN OF COQUITLAM à Horseshoe Bay au BC pour faire une croisière qui m'amènera à Nanaimo sur l'Île de Vancouver. 56$ pour faire 30 km d'une durée de 90 minutes. Le paysage du Georgia Strait est encore une fois de toute beauté avec les montagnes.



La croisière est très relaxe pour quelqu'un qui vient de vivre une telle journée de ski à Whistler. Assez particulier qu'un 1er avril il soit 20h30 et qu'il fasse toujours aussi clair pour voir Nanaimo. Je suis sur l'Île de Vancouver, je réalise à quel point je suis loin du Québec, de mon fils, ma famille ainsi que toi, mais en même temps je réalise également que je suis chanceux d'avoir une telle opportunité.

J'ai une centaine de kilomètres de route vers le nord de l'Île sur highway 19 pour me rendre à Courtenay où m'attendent Jordan et Linda. Il est 22h et j'arrive chez mes hôtes. Linda Simms est la cousine d'Isabelle Proulx qui a été ma blonde pendant 5 ans. Isabelle ainsi que toute la famille Proulx font toujours parti de mon entourage immédiat et je ne manque jamais une occasion de les revoir. André son père m'avait donné le courriel de Linda lorsque je suis parti dans l'ouest. Malgré ma journée de ski à Whistler, ma croisière d'une heure et demi additionné à 100 km de route, Jordan, Linda et moi avons jasé jusqu'à environ 1 h du matin avant d'aller se coucher.

C'est par une autre journée ensoleillée qu'est arrivé à nous le mercredi 2 avril. Jordan et Linda ont gardé leur journée complète pour moi. Ils me feront visiter les endroits particuliers du centre nord de Vancouver Island. J'ai d'abord invité mes Courtenayiens à déjeuner et c'est le Michaels Off Main qui a su m'épater par la qualité de son service et de son repas également.

Courtenay et Comox sont deux charmantes villes séparées par une rivière, mais c'est comme si elles n'en formaient qu'une.




Plusieurs beaux endroits panoramiques nous permettent de voir les montagnes, le Georgia Strait, la plage, bien des animaux de la nature, des forêts aux arbres immenses et tout ça dans un même regard, ce n'est jamais banal.

Nous sommes arrêtés à l'aéroport international de Comox, le plus gros de l'Île de Vancouver. Pour plusieurs visiteurs, c'est la frontière du BC et c'est juste tout près que Linda et moi avons pris une photo pour André, Isabelle et la toute la famille Proulx-Lévesque sous la pancarte de la frontière sur laquelle est écrit le slogan de la Colombie-Britannique : The Best Place on Earth.



Sur les plaques d'immatriculation est également écrit : Beautiful British Columbia. En fait la vraie devise latine des Britanno-Colombiens est : SPLENDOR SINE OCCASU. Mot à mot, ça signifie Éclat Sans Ternissure ou Éclat Sans Tache, mais c'est surtout SPLENDEUR SANS DÉCLIN. C'est un peu le synonyme de Beautiful British Columbia que ce sont donnés les habitants.

Jordan et Linda ont alors décidé de me faire visiter le Mont Washington, la plus grosse montagne de ski de l'île et qui contient également des glaciers éternels.

Les membres de l'équipe olympique canadienne en surf des neiges y étaient la même journée que nous pour s'entraîner. Je pouvais à peine m'imaginer que je me trouvais au même endroit que la belle médaillée de bronze des jeux de Turin, la très jolie Dominique Maltais. Elle est une splendeur sans déclin à sa façon. Malheureusement, le destin ne nous a pas réuni. Nous sommes quand même entrés dans le chalet de la station de ski pour se donner un regard différent sur la montagne, histoire de profiter d'une bonne Okanagan Spring Pale Ale autour d'une table de billard avec Jordan qui a bien su me donner un cours de billard 101 par son talent.

Je voudrais également rendre hommage à Jordan pour sa qualité de guide inestimable. Si j'avais visité l'île par moi-même, je l'aurais visité à ma façon, mais Jordan s'est avéré indispensable par ses détails historiques tout au long de la journée tant par ses informations climatiques, sur la nature sauvage, les montagnes, les plages, les lieux incontournables que par moi-même jamais je ne serais jamais allé. Merci Jordan Tonkin, ton français est formidable, bien meilleur que mon anglais.

C'est vers 17h que nous nous sommes quittés alors que je partais visiter la forêt des gros arbres à 50 km au sud, sur Cathedral Grove. Sincèrement, Jordan et Linda merci pour tout. Votre accueil chaleureux tout comme votre générosité sont beaucoup plus grands que l'arbre derrière vous.




David Douglas

Il est 17h30 et je quitte highway 19 pour prendre la route 4 en direction de l'ouest. Cette route se termine 140 km plus loin à Tofino, le paradis du surf canadien. Je voulais m'y rendre au départ, mais j'ai plus envie de dormir dans la capitale de la province à Victoria. Cependant je n'allais certainement pas manqué Cathedral Grove surtout connue pour les sapins de Douglas.

Botaniste écossais, David Douglas identifia plus de 200 nouvelles espèces végétales d'Amérique du Nord, dont le sapin de Douglas. Collectionneur plutôt qu'auteur scientifique, il envoya en Europe plus de plantes que n'importe quel autre botaniste. Il effectua 3 voyages au Canada, dont un qui le mena du fleuve Columbia à la Baie d'Hudson en 1827 et un autre le long des fleuves Okanagan et Fraser en 1833. Sa carrière se termina tragiquement lors d'un accident au cours d'une expédition aux îles d'Hawaii. Près de 50 espèces de plantes et un genre portent le nom de ce collectionneur exceptionnel, incluant les sapins de Douglas qui se trouvent au-dessus de moi.
Les sapins bleus de Douglas ou Faux Tsugas, dont l'appellation latine est Pseudotsuga menziesii, sont sans équivoque l'un des moments de ma vie où je me suis senti le plus petit dans le bois.

Certains de ces arbres font plus de 50 mètres et ont plus de 800 ans. On aurait pu en trouver des plus grands s'il n'y avait pas eu un feu de forêt il y a 300 ans et qui a ralenti ou briser la croissance de ces géants.





Daniel Gagné

J'ai continué à explorer cette forêt en étant vraiment impressionné par l'immensité de ces opposés du bonzaï.

Je n'ai qu'en tête le sketch de François Pérusse qu'il fait dans ses 2 minutes du peuple, une chronique botaniste intitulée : C'est quoi y a mon séquoia ? J'ai de la difficulté à m'imaginer que les séquoias peuvent être plus gros et Dieu sait qu'ils le sont. J'ai fait de petits vidéos en marchant pendant près d'une minute sur un arbre qui était tombé au sol. J'ai observé les racines à quel point elles sont gigantesques. J'ai essayé de prendre une photo d'un arbre pour montrer la grandeur, mais difficile de voir l'arbre au complet.

C'est à ce moment que j'ai pensé à mon ami Daniel Gagné avec qui j'ai passé mon enfance. Dans ma jeunesse, Daniel et moi avions l'habitude de grimper à tous les arbres que l'ont voyaient et à se donner des défis démesurables genre : T'es même pas game ! Daniel, je crois que tu ne serais pas game, car je suis le premier à te lancer le défi de grimper dans un sapin de Douglas. Défi impossible ! D'abord parce que c'est tellement haut, mais surtout car les 30 premiers mètres sont sans branche, donc y a pas de pognes dessus pour s'agripper.




Victoria... ville

Il est 19h, j'ai réussi à passer 1h30 dans Cathedral Grove. Je refais la route 4 vers l'est et je reprends highway 19 vers le sud. J'ai plus d'une centaine de kilomètres à faire pour aller dormir dans la plus belle ville du Canada, la capitale de la Colombie-Britannique : VICTORIA. La route 19, qui redevient Highway 1, est tellement belle et très sinueuse. L'une des plus belles routes au Canada sans contredit. Je suis arrêté à plusieurs endroits car je suis avant tout un touriste. J'ai vu entres autres Groat on the Roof, des chèvres qui habitent sur le toit d'un commerce à Coombs. Il est 21h et je me suis trouvé une chambre de motel à Victoria, ma première du voyage. Traveler's Inn à 60$ la chambre me voici, j'ai de la fatigue à récupérer.

Bonne nuit et je vous reparle de ma visite extraordinaire de la plus belle ville du pays qui m'a également donné l'occasion de mettre les deux pieds dans l'océan Pacifique dans un courriel intitulé : A MARI USQUE AD MARE

Celui qui commence à enlever les gales de sa chute en patins à roues alignées, mais qui préfère enlever ses gales que d'enlever un mauvais souvenir d'avoir frappé durement un enfant qui commence à faire du vélo,

Luc

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