Qui êtes-vous ?

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Salut à toi, je suis Luc Dostie né à St-Joseph-de-Beauce. J'ai enseigné au primaire 5 ans à La Romaine, 4 ans à Montréal, 2 ans en Beauce et maintenant pour une 2e année à Edmonton, AB. Outre mon fils Xavier qui passera toujours premier, l'écriture est ma plus grande passion qui dérive de mon métier. J'avais l'habitude d'envoyer les messages ci-dessous par courriel et voilà que l'idée de créer un blogue m'est venue. Mon public cible est d'abord mes amis, celles et ceux à qui je veux informer de mon périple albertain. Celui qui te souhaite la plus sincère bienvenue sur cette page, Luc...........................................Greetings to you, I'm Luc Dostie born in St-Joseph-de-Beauce, QC. I taught Natives in La Romaine in grade 6 for 5 years, 4 years in Montreal and 2 years in La Beauce. Now I’m teaching in Edmonton, AB for a 2nd year.Besides my son Xavier who will always be first, writing is my biggest passion which derives from my job. I used to forward messages such as the ones below by email and then it occured to me, I could create a blog. Foremost I hope to inform my friends about my West Canadian adventure. The one who wishes you the most sincere welcome on this page, Luc

lundi 21 avril 2008

Whistler : Symphonie en Dos Majeur

Salut les Game Seveners,

Rendons à César ce qui appartient à César et donnons crédit aux Bruins pour avoir créé l'égalité dans cette série. Les prédictions n'ont plus leur place dans un 7e match. Ce club s'est battu toute l'année pour l'avantage de la glace et les 21 273 fans présents dans le Centre Bell accompagneront nos 'Glorieux'. Bon match !

Tel que mentionner au début des séries, je laisse pousser ma barbe tant que les Canadiens seront en playoffs. Cependant, gagne ou perd, merci les Habs pour cette belle saison. Peu d'experts vous voyaient là.

Je veux également profiter de l'occasion pour mentionner la spectaculaire victoire de Georges St-Pierre en UFC. Champion mondial d'un sport d'une violence extrême, GSP montre une personnalité de grande classe tout comme l'était Éric Lucas pour la boxe. Un gentilhomme dont le type de personnalité réussira à promouvoir l'un des sports les plus techniques qui soit.

Avec mon meilleur ami anglophone Grant, nous sommes allés voir le spectacle du groupe U2 en 3 dimensions mercredi dernier et si vous êtes moindrement un fan du groupe irlandais, c'est un incontournable. Nous avons l'impression que Bono chante vraiment dans notre face et le show lui-même est superbe. Enregistré dans un stade de soccer au Brésil, c'est un spectacle à grand déploiement. 2 fois bravo !

Cette semaine, trois amis à moi faisaient un lancement de disque ici dans la francophonie albertaine soit le 9 avril Ariane Maryke Lemire pour son album 'Double Entendre', un disque mélangé de chansons francophones et anglophones s'exprimant d'une telle aisance dans les deux langues. Vendredi le 18 avril, c'est le violoniste Daniel Gervais et le raconteur accordéoniste, et ami de Fred Pellerin, Roger Dallaire. Trad'Badour est tout simplement extraordinaire et c'est pourquoi ils représenteront l'Alberta pour le 400e de Québec, tout comme Ariane qui sera également présente.
Highway 99, direction Nord

Vancouver, mardi 1er avril 2008, 5h le matin. Jason et Brandt se réveillent en même temps que moi car un vol Vancouver-Sydney les attend pour rejoindre leur Australie natale. Je profite de ce réveil hâtif pour ramasser mes bagages, les saluer tout en saluant également Elam, le torontois que nous avons réveillé.

Je marche sur downtown Vancouver, sur Granville Avenue dans la noirceur d'un soleil qui m'attend pour passer une belle journée. Devant l'entrée de plusieurs commerces, un grand nombre de sans-abri ont élu domicile devant les portes de ces magasins. Mon regard triste est frappé en réalisant que je fais de la boucane par ce matin très frais. Mon empathie comprend ce que je vois.

Après un bon petit déjeuner McDo 24h, je salue ma Focus 2003 qui m'amènera finalement à Whistler. C'est avec un soleil qui se réveille lentement que je traverse Stanley Park pour finalement aboutir sur le célèbre Lions' Gate Bridge. Ce pont qui unit les villes de Vancouver et North Vancouver passe au-dessus de la baie Burrard et nous donne une vision d'une beauté magnifique en ayant les North Shore Mountains devant nous.

Passé ce pont, je vois une pancarte qui m'annonce : Whistler 105 km. La construction de cette portion de la route 99 reliant Vancouver et Whistler demeure un exploit en soit. Construit en longeant les montagnes et le cours d'eau du Georgia Strait, le paysage est spectaculaire. Une vraie route du BC comme on se les imagine : sineuse, serpentaine, creusée dans les montagnes, protégée des avalanches, élargie dans les ravins.

Cependant, avec la tenue des jeux de 2010, cette route dangereuse deviendra trop achalandée et c'est pourquoi elle est en construction majeure pour la faire devenir à 4 voies. Élargit en dynamitant des montagnes et en remplissant des ravins, elle deviendra l'une des plus belles routes du Canada lorsque les chantiers seront terminées. À visiter en 2011 genre. En ce moment, ça prend presque 2 heures faire 100 kilomètres.
Creekside Mountain

Qu'à cela ne tienne, il est 9h et j'entre dans la charmante ville de Whistler elle-même. Autrefois appelé Alta Lake, Whistler a pris son nom de la marmotte des Rocheuses. Ce que l'on appelle au Québec des siffleux à cause des ses sifflements, cet animal est appelé whistler en anglais et le nom de la ville a officiellement été adopté ainsi en 1965. Ressemblant à un Mont-Tremblant très luxueux, Whistler donne l'envie d'y vivre par son charme. Toutefois j'y suis pour la journée et pas pour faire du tourisme, mais bien skier ! J'ai donc pris la première entrée qui mène aux montagnes. En fait, la station de ski est combinée de 3 montagnes : Blackcomb, Whistler et Creekside. C'est donc vers Creekside que je me suis dirigé.

Tellement bien organisé, j'ai pris un stationnement intérieur à étages et c'est bien au chaud que j'ai pu me changer et préparer tout le matériel dont j'avais besoin. À peine quelques pas de marche et me voilà dans le WORLD CUP PLAZA.




Je me dirige vers la billeterie et paie fièrement les 80$ nécessaires à une journée de ski à Whistler. C'est extraordinaire, c'est un ciel parfait qui passera la journée avec moi. Il est 9h30 et on m'indique qu'il ne fait que -10 degrés Celcius au sommet de la montagne. Il n'y a aucun nuage et le ciel est d'un bleu métallique luisant ! Me voilà dans le Creekside Gondola en train de faire l'ascension de la montagne avec Andrew d'Angleterre qui est venu passer la semaine avec sa femme et ses deux enfants. La gondole vitrée me permet de voir un paysage splendide !




Whistler Mountain : The sound of Gail Kelly

Je poursuis ma direction vers le sommet en utilisant le Big Red Express Chairlift. Une fois arrivé, je tourne vers la droite pour skier et redescendre un peu pour prendre The Peak Chairlift. Je laisse aller le shuffle sur mon MP3 qui, depuis que je fais du ski dans l'ouest canadien réussit toujours à trouver la chanson d'occasion, choisit pour moi Ecstacy of Gold de la trame sonore du film 'Le bon, la brute et le truand' originalement par Ennio Morricone, mais repris par Metallica. Je vous le dis, mon shuffle est le meilleur au monde. C'est tellement une pièce instrumentale appropriée.

Ceci étant dit, j'arrive à The Peak Chairlift pour monter au sommet du sommet de Whistler. Arrivé au pic du pic, la vue est saisissante. Un horizon de glaciers éternels est devant moi. Le même ciel bleu que tout à l'heure toujours sans nuage montre son plus beau sourire pour être sur cette photo ! Je suis à une altitude précise de 2182m, soit 7160 pieds de hauteur. C'est tellement beau !




Voilà, je me dirige dans le Whistler Bowl et sa superbe poudreuse. C'est Renegades of Funk de Rage Against The Machine que sélectionne mon shuffle. Je le trouve parfait mon shuffle, car j'ai déjà vu un montage vidéo de Gail (Kelly) faisant des descentes en compétition de la coupe du monde sur cette même chanson. Sachant que Gail s'entraîne pour les jeux de 2010 ici même et qu'elle est venue skier plus d'une fois, mon shuffle est tout simplement magique !

Cependant, il y a près de 4 jours qu'il n'y a pas eu de nouvelle neige (2 cm seulement la nuit dernière et c'est tout), le Whistler Bowl n'a pas la qualité de poudreuse que j'envisageais. Je m'amuse vraiment, pas pas autant que je l'espérais. Plusieurs personnes ont skié ici dans les 96 dernières heures et ça paraît. Néanmoins, je me considère chanceux d'y être et même si ce n'est pas le top de la poudreuse habituelle, c'est beaucoup mieux que ce que je n'aurai jamais lorsque je reviendrai au Québec.

Je retourne sur Big Red Express Chairlift et cette fois je coupe vers la gauche à la recherche de Harmony Express Chairlift. 'The Sky is Over' de Serj Tankian skie parallèlement avec moi et enfin je trouve Harmony. Rendu au sommet, je coupe à droite vers Glacier Bowl dont la belle poudreuse ressemble étrangement à celle du Whistler Bowl. Je m'amuse tout autant que dans le bowl précédant. Je retourne sur Harmony et cette fois je coupe à gauche vers un plus petit bowl, Sun Bowl. Yahoo ! Une très belle poudreuse, mais loin d'être celle que nous avions connu à Fernie. Le hasard me fait prendre le remonte-pente le plus près : Symphony Express Chairlift.



Les trois personnes qui sont avec moi pour monter proviennent de Seattle. James, Brent et Bob. Assis sagement, nous parlons de la station et je leur parle d'une certaine déception des conditions des bowls. Bob se tourne vers moi et me dit : - You want powder ? Follow us ! (Tu veux de la poudre ? Suis nous !) me dit-il en souriant. Les gars sont vraiment cools ! Ils sont heureux de s'occuper du p'tit Québécois qui casse son anglais mais qui réussi à exprimer ce qu'il veut et à comprendre ce qu'ils disent.

Au sommet, ils me montrent Piccolo Peak dont certains instruments de musique ont été sculptés en formant géant. James saisit mon appareil et prend une photo de moi devant cette si belle scène.



Quelques totems amérindiens ont également été sculptés à cet endroit en forme de piccolos. Quelques photos différentes des glaciers et nous descendons la piste Jeff's Ode-To-Joy, mais pas pour longtemps car les américains ont une autre destination pour moi !

Symphonie en dos majeur : Rise Above This

Nous arrivons à une intersection, Bob qui est en snowboard s'arrête et me dit en montrant le Rhapsody bowl : Here's the playground, the flute ! But there's no chairlift. We'll hike the mountain. (là est le parc d'amusement, ça s'appelle la Flûte. Mais il n'y a pas de remonte-pente, nous devrons marcher vers le sommet).

J'ai pris une photo du Rhapsody Bowl au loin et de la pancarte qui annonçait : ACCESS TO FLUTE HIKING ROAD ONLY Grooming ends at the top of Rhapsody Bowl ! J'ai pris également une photo de ce que nous devions marcher avant d'y être.






Ils m'ont préparé en disant que ce serait une marche d'environ 30 minutes. 30 minutes c'est gros quand tu n'as pas l'habitude de faire du hiking de montagnes, quand tu as tes skis et tes bâtons sur les épaules et en plus tu montes avec des bottes de skis. Pas évident ! Par chance, ils ont été corrects avec moi. Ils avaient des sac à dos lesquels contenaient de l'eau et ils me laissaient me reposer à quelques occasions. Eux ils sont habitués car ils n'avaient pas chaud et n'étaient ni essoufflés.

En marchant, je n'avais qu'une chanson en tête et c'est le grand succès du groupe Queen : Bohemian Rhapsody. Il me semble que toutes les paroles du premier couplet décrivaient exactement mon feeling :

Is this the real life ? Is this just fantasy ?
Caught in a landslide, no escape from reality
Open your eyes, look up to the skies and see
I'm just a poor boy, I need no sympathy
Because I'm easy come, easy go, little high little low
Anyway the wind blows
Doesn't really matter to me
To me

Je ne pouvais croire ce qui m'arrivait en ce moment. J'ai des gars de Seattle USA qui prennent soin de moi, je suis à Whistler au BC et je m'en vais là où personne ne va car eux connaissent la place. Bohemian Rhapsody était faite pour moi.

Est-ce la vraie vie ou est-ce seulement un rêve ?
Pris dans un glissement, pas d'évasion à la réalité
Ouvre tes yeux, respecte les cieux et comprends
Je ne suis qu'un pauvre gars qui n'a besoin d'aucune pitié
Car ça va et ça vient, il y a des hauts, il y a des bas
Peu importe où le vent souffle ça ne m'importe pas vraiment
À moi

Enfin, nous y sommes ! Flute Summit. Je prends une photo de cette pancarte qui a pris beaucoup de mon énergie pour la voir devant moi. Je suis à 2012 mètres d'élévation.


Nous nous approchons du Rhapsody Bowl, mais je ne le vois pas. On me dit qu'il est juste en dessous de nous. En fait, c'est comme si nous étions sur une casquette. Si on avance sur la palette, nous pourrons sauter dans le bowl. C'est comme ça qu'ils me l'ont expliqué ! En fait, je commence à regretter d'être monté car il n'y a pas d'accès pour descendre dans le bowl. Quand j'étais à Fernie avec Mat Bross, j'étais craintif sachant que l'espace pour descendre était étroite, mais en voyant Mat se laissant glisser sur le côté, j'ai vu qu'il n'y avait pas de danger. Toutefois, ici, il y a un jump de 10 pieds à faire avant d'être dans le bowl.

En plus, il n'y a pas de place pour prendre un peu d'élan. Il faut donc se donner une kick avec les pieds vers l'avant pour tomber dans la poudreuse. Surtout qu'il faut sauter assez loin afin que le derrière des skis n'accrochent pas le bout de la palette de cette casquette. Je suis même en train de me demander si je ne referai pas le chemin inverse que j'ai monté à pieds et le redescendre en skis. J'aime la poudreuse accessible, mais la poudreuse extrême, je suis un moins bon skieur que Mat et beaucoup moins que mes seattlelois.

James considère que le meilleur endroit pour partir se situe à l'endroit qu'il nous démontre. Bob lui sourit en disant : Go ahead man ! Je prends une photo de James en me disant qu'au moins je n'aurai pas monté pour rien.



Après cette image conservée dans mon appareil, je mets la fonction vidéo pour immortaliser sa descente. J'enregistre et il se laisse tomber dans le vide... (1-2-3-4-5) 5 secondes s'écoulent sans qu'on puisse le voir (car il est sous la palette de la casquette) et là James trippe. On l'entend crier de joie et d'adrénaline pure en jouissant dans cette neige folle complètement neuve.



Voyant ça, Brant s'approche du bout de la palette de casquette et s'élance... (1-2-3-4-5) même résultat. Le voilà qui réapparaît dans ce plaisir enseveli de blanc poudré. Bob me dit : Luke, it's your turn ! Hein what ? Me ? Well euh, Ok. Je m'approche de la palette, un peu nerveusement, mais quand même confiant. Mais je prends une photo de moi d'abord pour montrer que j'y étais vraiment.

Je photographie l'endroit où mes skis doivent tomber.



Je remets mon appareil dans mes poches de manteau et j'allume mon MP3. Shuffle de vérité n'aurait peut-être pas opté pour la chanson que j'adore le plus en ce moment : RISE ABOVE THIS du groupe Seether. C'est donc moi qui l'ai cherchée avant de la rendre à mes oreilles.

Je laisse jouer un peu le début de la toune, question de me booster bien comme il faut avant d'y aller :

Take the light, undarken everything around me
Call the clouds and listen closely, I'm lost without you
Call your name every day when I feel so helpless
I'm fallin' down but I'll rise above this, rise above this

Prends la lumière et éclaire tout autour de moi
Appelle les vents et écoute attentivement, je suis perdu sans vous
J'appelle votre nom chaque jour quand je me sens désarmé
Je m'effrondre, mais je surmonterai ça, je surmonterai ça. ...

Et c'est après le refrain que je me suis élancé dans le vide alors que poursuivait cette chanson :

Hate the mind, regrets are better left unspoken
For all we know, this void will grow and
Everything's in vain, distressing you though it leaves me open
Feels so right, but I'll end this all before it gets me
I Rise Above This

Je déteste l'idée que les regrets sont plus agréables quand ils se taisent
Pour ce qu'on sait, ce vide va grandir
Tout est vain, l'angoisse en moi me laisse ouvert
C'est si bon, mais je mettrai fin à tout ça avant que ça ne m'atteigne.
Je surmonte ça !

Voir vidéo officielle de la chanson en cliquant sur le lien. Bonne écoute : http://www.youtube.com/watch?v=NO2nqcN3EGg

Pendant ce petit couplet, j'ai tombé pendant environ deux secondes avant d'atteindre les traces de ski de James et Brent. Parfaitement bien réussi, c'est maintenant que je me rends compte d'une erreur que j'ai faite inconsciemment.

Quand j'ai démarré mon lecteur MP3, j'ai refermé mes zippers comme il faut et j'ai pris mes bâtons dans les mains avant de sauter. TOUTEFOIS, j'ai pris mes bâtons sans mettre les gances autour de mes poignets. Résultat, en atterrissant dans la neige, j'ai échappé un bâton alors que je débutais ma descente.
La neige étant tellement molle que j'ai voulu freiner brusquement, mais ne freine pas qui veut lorsqu'une poudreuse de la sorte se tortille entre vos skis. En voulant m'arrêter, j'ai perdu l'équilibre et j'ai fait une symphonie en dos majeur.

Je dis symphonie en dos majeur pour 3 raisons liées au Symphony Express.

1- Musicalement, il existe des orchestres symphoniques qui jouent une symphonie en do majeur.
2- En bloquant de la sorte dans la neige, je me suis retrouvé sur le dos en train de faire une roulade arrière pour deux tours complets. Assez majeur comme roulade, j'ai eu la vague impression de faire une avalanche. Mais la neige est tellement molle qu'elle t'arrête tout de suite, c'est même très amusant. Donc Symphonie en Dos Majeur.
3- Avec Dostie, mes amis en Beauce m'appellent ou m'écrivent en disant Dos (prononcé Doss).

Alors je peux officialiser cette débarque en la nommant : Symphonie en Dos Majeur !

Une fois arrêté, mon bâton se retrouvait à environ 5 mètres en haut de moi. J'ai essayé de le récupérer, mais je n'y arrivait pas. J'ai donc détaché mes skis en les piquant verticalement dans la neige et je suis monté pour le chercher. La neige étant beaucoup trop molle, j'avais l'impression d'être dans du sable mouvant, bien que c'était de la neige folle. Pas moyen de s'agripper. J'ai songé le laisser là, mais Bob devait sauter et aurait pu se blesser dessus. Donc je devais aller le chercher, mais comment ? Voyant qu'il y avait trop de neige, je me suis roulé sur le côté et j'ai pu faire un ou deux mètres vers le haut par la suite et avec mon autre bâton j'ai pu légèrement l'accrocher et le faire glisser jusqu'à moi. À ce moment-là, Rise Above This terminait.

J'ai remis mes skis, ATTACHÉ mes bâtons aux poignets et là je me suis mis à tripper. Si l'on additionne, la rencontre des 3 gars de Seattle, la marche de 30 minutes pour s'y rendre, le saut en ski pour être dans le bowl, la symphonie en dos majeur, pris dans une neige mouvante et récupéré le bâton pour descendre par la suite dans une neige complètement neuve, je peux confirmer que tout ça ensemble est sans l'ombre d'une doute mon meilleur trip de ski à vie !

Avant de poursuivre la descente complètement, j'ai eu l'idée d'arrêter pour prendre des photos de l'endroit où j'avais sauté et où j'avais atterri.



Tu peux voir Bob sur le haut de la Flûte avant de s'élancer...


J'ai reparti mon MP3 qui m'a donné une autre chanson d'occasion : First Day of the Rest of Our Lives de MXPX qui se traduit par le premier jour du reste de notre vie. Pour me donner ensuite Invincible du groupe anglais Muse.
La neige était tellement molle et tellement épaisse que j'ai dû m'arrêter plusieurs fois pour me reposer. C'est physiquement très dur, déjà que j'avais escaladé plus d'une demi heure. J'étais tout simplement épuisé en arrivant vers le bas du Rhapsody Bowl. Je me suis même fait dépasser par Bob qui était beaucoup plus à l'aise que moi en snowboard. Après avoir salué et surtout remercié les gars de Seattle qui eux reprenaient le Symphony Express Chairlift pour y retourner, j'ai repris les pistes normales et mon objectif était de manger. J'étais très fatigué physiquement et j'avais faim.
Je suis arrivé à un petit casse-croûte qui faisait de la poutine avec du fromage Saputo du Québec. J'ai sorti un 5$ pour une énorme poutine que j'ai tout dévorée, mais avec en prime deux bouteilles d'eau pour le même prix que ma poutine. Un 10 piastres bien investi !
Je vous raconterai mon après-midi qui vaut tout autant la peine, mais qui serait trop long comme courriel, alors je vous épargne cette lecture pour ceux qui se sont rendus jusqu'ici. Prochain courriel : The Dave Murray Downhill : A Tribute To Gail Kelly puisque je suis allé m'amuser dans les pistes qui seront utilisées pour le Super G des hommes et des femmes pour les jeux olympiques de 2010.
Je vous en reparle plus tard dans la semaine.
Celui qui laisse pousser sa barbe depuis le début des séries et qui a dit qu'il ne la couperait pas tant et aussi longtemps que les Canadiens seront en séries, mais qui a peur de la couper lundi pour le 7e match,
Luc

lundi 14 avril 2008

The Roberto Luongo's youth cap

Salut les habitants (Habs) de la province de Montréal où la ville est hockey,

Si l'on dit que les Canadiens ont les meilleurs supporters de la ligue, il faut le croire. Mais il ne faudrait surtout pas négliger ceux de Calgary. Les partisans dans le Pengrowth Saddledome sont tous habillés en rouge et après chaque victoire des Flames, la fête se poursuit jusqu'à tard dans la nuit sur Red Mile (17th Avenue). L'ambiance fraternelle est presque démesurée, mais le tout se fait de façon raisonnable par appui à leur équipe.
Je dois vous confesser que la frénésie qui s'empare de Montréal me manque même si Mat Bross et moi la vivons à fond au loin. Donnons crédit aux Bruins qui étaient affamés dimanche soir.
Highway 99
Lundi matin 31 mars, il est 7h45 et je suis à Chilliwack, BC. Stéphanie a terminé ses deux semaines de vacances et reprend l'enseignement ce matin. Avant son départ pour l'école, elle a eu la délicatesse de me refaire une autre délicieuse de ses omelettes aux asperges. C'est donc le ventre plein que je me dirigeais vers la métropole du BC.
De Chilliwack, je reprends donc Highway 1 qui me mènera jusqu'au centre-ville de Vancouver. Un ami qui avait fait la route m'avait suggéré :
- Arrivé dans le centre-ville par la 1, c'est moins impressionnant que par la 99.
Je bifurque donc vers Langley sur la 10 pour prendre cette autoroute. Arrivé à la jonction qui m'envoie vers Highway 99, si je prenais la direction sud, c'est l'état de Washington qui m'accueillerait une quinzaine de kilomètres plus loin et je vois la pancarte : SEATTLE 190 KM. Une chair de poule s'empare de moi, je réalise encore plus à quel point je suis loin du Québec... et de mon fils.
Cependant, c'est la direction Nord que je prends et Vancouver n'est qu'à 20 kilomètres de ma destination. J'ai enfin trouvé un poste de radio qui me convient : Fox 99,3 Modern Rock. La première chanson que j'entends à cette station réflète bien ma pensée : If I Had Eyes (in the back of my head) de Jack Johnson. J'ai trop de choses à observer, comme le dit Jack, si j'avais des yeux à l'arrière de ma tête je pourrais en voir plus puisque deux yeux ne suffisent pas. Le George Massey Tunnel qui nous fait passer sous le fleuve Fraser pour se rendre vers Richmond nous laisse voir sa très belle marina avant de le traverser.
2 ou 3 kilomètres plus loin, je vois un gros avion d'Air Canada qui se dirige droit sur moi, c'est hallucinant ! L'aéroport est à ma gauche et comme il fait très beau et que les vitres de mon auto sont baissées, j'entends le son de ce gros oiseau à moteur qui se posera dans mon de deux minutes.
Passé l'aéroport, la 99 devient Granville Street et c'est un WELCOME TO VANCOUVER qui m'accueille, je suis fébrile. SNOW de Red Hot Chili Peppers joue à la radio et ce n'est pas d'occasion puisqu'un magnifique ciel bleu ensoleillé passera la journée avec moi. Sur le Granville Bridge, NO RAIN de Blind Melon joue parfaitement dans mes oreilles et c'est le downtown qui est devant moi. C'est magnifique : Les buildings, la ville, la marina, les montagnes.
Je prends Seymour Street et au coin de Drake Avenue on m'indique que le film ROXANNE avec Steve Martin et Daryl Hannah a été tourné ici. Au coin de Davie Street, c'est le site de GET CARTER avec Sylvester Stallone. Je passe l'Orpheum Theatre qui a accueilli les caméras de L'EFFET PAPILLON avec Ashton Kutcher. Je dois trouver un stationnement et marcher dans cette ville. Je prends Robson Street et je laisse ma voiture dans le stationnement sous-terrain du Westin Grand Hotel.
La casquette pour enfant de Roberto Luongo
Il est 10h AM et j'y suis : Vancouver. Je descends Robson à pied qui m'envoie directement sur BC PLACE, le stade des Lions de la CFL. Avant de m'y rendre, j'observe avec admiration l'architecture de la Bibliothèque Publique en forme de colimaçon. Une statue de Terry Fox est à l'entrée du BC Place et tout juste à côté de ce stade se trouve le GM PLACE, l'aréna des Canucks. Je prends quelques photos des deux et je marche aux alentours du temple de Roberto Luongo.
Des photos géantes du meilleur gardien de la LNH entourent l'édifice.
C'est vraiment beau avec les montagnes, la marina et le Telus World of Science au loin.
Tout en faisant le tour de l'aréna, je passe près de la billeterie qui vend les quelques derniers billets disponibles pour le spectacle de Bruce Springsteen qui aura lieu ce soir. Je regarde l'aréna en me disant que les Flames et les Canucks jouaient là-dedans hier soir pendant que moi j'étais en bonne compagnie avec Stéphanie au très tranquille White Spot pour écouter ce match.
Je vois un billet de hockey par terre. Je me penche pour le ramasser en pensant que c'est un billet du match Flames-Canucks que quelqu'un a jeté la veille. Ça me fera un souvenir ! En prenant le billet, je deviens très nerveux. Il y a trois billets d'accroché ensemble. Trois billets à 110$ du billet pour le match de demain contre l'Avalanche du Colorado.
J'ai en ma possession 3 billets Avalanche-Canucks valide pour le mardi 1er avril. En retournant les billets, je constate qu'un nom et une adresse sont écrits sur la partie détachable. Quelqu'un a fait une réservation avec sa carte de crédit et a malheureusement échappé ces trois billets par terre.
Sans hésitation, je fais la file à la billeterie pour parler à quelqu'un. Malheureusement pour moi, Bruce Springsteen est populaire et je dois attendre un certain temps. Quand est venu mon tour au guichet extérieur, la dame me sourit en me demandant ce qu'elle pouvait faire pour moi (Conversation en anglais, mais traduite pour les besoins de la cause) :
- Bonjour madame, je viens pour retourner ces billets.
- Désolé mon garçon, mais aucun billet n'est remboursable (no refund).
- Non, non ! J'ai trouvé ces billets par terre et je les remets.
- C'est pour quel événement ?
- Trois billets des Canucks à 110$ pour demain contre l'Avalanche du Colorado.
- Crois-tu que la personne viendra les réclamer ?
- Oui, je le crois. Il y a le nom d'une dame et son adresse sur le billet de confirmation.
La dame prend les billets, me regarde et me sourit en disant :
- Oh my God ! Vous savez quoi jeune homme ? Vous êtes extraordinaire !
- Je...
- Il y a 10 minutes environ, une dame avec deux enfants d'une dizaine d'années est venue chercher ses billets. Je reconnais le nom de cette dame. Elle les a eus de Molson Canada. C'est la première fois que ses deux enfants iront voir les Canucks. Jamais elle n'aurait pu se payer 300$ de billets.
- Je sais qu'en vous les retournant et avec l'adresse ainsi que son numéro de confirmation vous n'aurez pas de difficulté à les rejoindre.
- Tu as tout à fait raison !
- Merci madame, aurevoir !
- As-tu besoin de quelque chose ?
- Non je suis revenu remettre ces billets sachant que vous pourriez les retourner.
- Tu es incroyablement honnête. Je t'ouvre la porte sur le côté et entre.
Elle m'accueille gentiment et demande à une autre dame de la remplacer quelques minutes à la billeterie. Nous prenons un corridor et je me retrouve dans le Canucks Team Store, la boutique souvenir officielle des Canucks de Vancouver. Elle m'offre de choisir un article et elle le paiera de sa poche. Dans son esprit, mon geste est trop grand pour repartir les mains vides. J'insiste pour lui dire que ce n'est pas nécessaire, mais j'ai vraiment l'impression de la déplaire si je ne choisis rien.
Il n'y a qu'une seule personne à qui je veux faire plaisir et c'est mon fils Xavier. Je me dirige dans la section pour enfant et il y a une magnifique casquette de Roberto Luongo, le meilleur gardien à ses yeux. Je choisis cette casquette pour mon fils, dis-je à la dame. J'ai pris une photo de plusieurs gilets officiels des Canucks et mon appareil m'indiquait batteries vides malheureusement.
J'ai remercié la dame qui a payé la casquette 20$ au préposé qui l'a mise dans un sac blanc, vert et bleu aux couleurs de l'équipe et j'ai quitté le GM Place en me disant que Xavier se devra de savoir que c'est l'honnêteté de son père qui lui a procuré cette casquette.
Le SkyTrain
Il était maintenant 11h et une station du SkyTrain longeait le GM Place. J'achète de nouvelles piles au lithium au premier commerce que je vois. Puis, observant les coûts du SkyTrain, je me suis acheté une passe d'une journée à 9$ et j'ai attendu le suivant.
Utilisant la technologie ART (Advanced Rapid Transit) de Bombardier, le SkyTrain circule sur un chemin de fer aérien. Construit principalement pour l'EXPO '86, il fonctionne sur le même principe que le People Mover de Détroit ou l'AirTrain JFK de New York. Quelle belle façon de visiter la ville avec une vue aérienne à prix modique ! La EXPO LINE nous permet de voir le sud de la ville jusqu'à New Westminster. Comme j'avais ma passe de jour, je débarquais où je voulais et je réembarquais quand je le voulais. J'en ai donc profité pour entrer dîner dans un restaurant Japonais qui m'offrait soupe, thé, poulet teriyaki, sushi, salade et légumes pour moins de 10$. Quel succulant plat énorme j'ai eu droit ! Après ce repas, je suis retourné me promener en train aérien et nous avons passé sur le SkyBridge, le plus long pont réservé pour un métro au monde qui traverse le fleuve Fraser. Assis sur le bord de la fenêtre, je fais un petit vidéo de ce moment qui nous permet également de longer le tout orange Patullo Bridge sur Highway 1A. Je suis fier d'avoir pris ce moyen de transport idéal pour un touriste comme moi. J'ai vraiment visité toute la ville à vol d'oiseau.
Sur MILLENIUM LINE, je suis débarqué pour aller voir Simon Fraser University qui est un endroit magnifique pour faire son bacc.
Dans mon expédition, j'ai également longé le Pacific Coliseum. Aussi appelé l'Agrodome, cette ancienne aréna des Canucks qui contient 16 000 sièges recevait les Foo Fighters hier soir. Toutefois, ce qui m'attire avec cette aréna, c'est surtout Rocky Balboa. En effet, le combat en Russie de Rocky IV contre Ivan Drago y a été tourné à l'intérieur. À l'été '97, alors que j'étais à Philadelphie, j'avais monté les marches de l'hôtel de ville et vu la statue de Rocky. Tout en haut des marches, j'avais levé les bras et crié : ADRIAN. Devant l'aréna russe pour le tournage, étant dans ma bulle, je me suis dit le discours final de Rocky après sa victoire :
- Si moi j'ai changé, et si vous avez changé, alors tout le monde peut changer !
J'ai poursuivi mon parcours en survolant le quartier chinois qui vaut également le détour. Après avoir parcouru la ville en SkyTrain, je me suis rendu au bout de la ligne vers le nord. J'ai débarqué pour aller me promener le long de Canada Place.
Juste à côté de Canada Place, le plus gros port au Canada, celui de Vancouver qui accueille de nombreux bateaux de la Chine, du Japon ou de la Russie. Magnifique endroit avec un ciel sans nuage.
À 17h, je suis allé prendre une chambre à l'auberge de jeunesse. Dans quadruple dortoir, Elam de Toronto ainsi que Jason et Brandt d'Australie. Trois gars vraiment cool ! J'ai d'abord dit à Elam que j'étais désolé que les Maple Leafs de Toronto ne fassent pas les séries. Il m'a dit en souriant : Fuck You, you're not sorry ! You're a Montreal fan and you hate the Leafs ! Il n'avait pas tout à fait tort !
Jason et Brandt étaient en visite pour deux semaines au Canada pour le ski de Whistler et profiter du même type de voyage que je suis en train de faire dans la région. Ce sont de vrais surfers d'Australie. Ils m'ont montré plein de photos de surf sur le portable, c'était extraordinaire.
Après une bonne douche chacun, nous sommes sortis les 4 pour prendre une pizza ensemble et nous avons marché en observant le night life de la ville. Nous sommes rentrés tôt car les Australiens prennent l'avion demain et moi, de mon côté j'ai une grosse journée. Je ferai du ski à Whistler et je ne veux pas être trop fatigué. Dans la chambre du HI-Vancouver, Jason et Brandt m'ont parlé de leur trip à Whistler tout en me suggérant des incontournables. J'ai été très attentif à leurs conseils et nous nous sommes couchés à 22h30.
Une autre belle journée bien remplie avec un courriel tout aussi long !
Celui qui a hâte à l'été pour revoir la casquette de Roberto Luongo sur la tête de Xavier qui sera à mes côtés,
Luc

samedi 12 avril 2008

Les saumons de Simon

Salut les religieux de la Sainte-Flanelle,

Je suis moi aussi en mode séries et les Canadiens nous font tripper Mat Bross et moi. Kovalev, Plekanec, A. Kotsitsyn, Markov et Streit est l'un des meilleurs jeux de puissance que j'ai vu, c'est vraiment rapide. De plus, Carey Price me donne l'occasion de rire de Francis (parrain de Xavier et ami de l'université) qui chialait du choix de Price l'année que les Penguis ont sélectionné Crosby et moi qui était tellement d'accord avec le choix de Carey Price. Ce dernier a même réussi à faire avouer Francis lui-même qu'il avait eu tort. Je souhaite que pendant les séries toutes les villes aient un Boston Pizza... sauf BOSTON !!!!

Pour en revenir à mon voyage dans l'ouest canadien, après un réveil plus que tardif le dimanche matin (9h AM pacific time - ça c'est midi au Québec) , je me suis fait accueillir par Stephanie qui, après un bon jus Tropicana, m'a concocté une omelette aux épinards en suivant la recette telle que l'a suggérée Daniel Pinard lui-même. Mmmmmm !

Avec une population de 80 000 habitants, Chilliwack demeure la plus grosse campagne que je connaisse. C'est avec Frau* Dritschler comme guide que j'ai pris la journée pour visiter cette grosse banlieue de Vancouver. Elle m'a d'abord fait visiter son école La Vérendrye qui donne un service entièrement francophone à 48 élèves. L'école, ayant pris forme sur l'ancienne base des Forces canadiennes de Chilliwack, me fait beaucoup penser à l'Éco-Pin et ses invincibles de l'enseignement avec le petit nombre d'élèves et ses 4 enseignants. Nous avons ensuite fait une promenade sur le long de la belle rivière Chilliwack là où plusieurs policiers de la GRC viennent s'entraîner aux grands bonheurs des yeux de Stef. OH ! THAT'S FUNNY ! avait-elle l'habitude de mentionner.




Puis, nous avons alors bifurqué vers Harrison afin de visiter les hot springs qui sont des sources d'eau très chaude, voire bouillante, provenant du sol, dont l'odeur des oeufs pourris accompagne cette nature.

En cette journée du 30 mars, un concours de château de sable attirait plusieurs passants sur cette magnifique plage de la rivière Harrison qui donne une vue splendide sur les montagnes.




Après avoir mangé des hazelnuts fraichement cueillies, miss Dritschler a fait honneur à ses origines allemandes en traduisant le menu du restaurant germain de l'endroit.




Stéphanie a décidé de me faire voir la beauté de la vallée du Fraser dans toute son ampleur en montant une route qui nous permettait de voir toute l'horizon, c'est tout simplement magnifique !!!!

Nommé en l'honneur du commerçant de fourrures, Simon Fraser a surtout été reconnu comme étant un explorateur. Celui qui a laissé son nom à la prestigieuse Simon Fraser University est parti de Montréal et a été la première personne à descendre le fleuve qui porte aujourd'hui son nom tout en fondant les premières communautés de la Colombie-Britannique.

Simon Fraser est passé à l'histoire surtout pour son exploration audacieuse du fleuve Fraser (qu'il croyait être le Columbia). En 1808, espérant découvrir une nouvelle voie de transport jusqu'au Pacifique, Fraser quitte Fort George avec 2 commis, 16 voyageurs et 2 guides autochtones. Cette expédition exténuante de plus de 800 km figure parmi les plus grandes explorations du Canada. Pénétrant dans un territoire inconnu des Européens, il réussit la dangereuse traversée du canyon du fleuve Fraser.

Grâce à l'aide des autochtones et à la persévérance, le groupe survit aux eaux turbulentes et aux portages au bord de falaises à donner la chair de poule. Celui qui avait fondé la célèbre Compagnie du Nord-Ouest en raison de la traite des fourrures se voit obligé de prendre sa retraite avec l'émergence de la Compagnie de la Baie-d'Hudson qui fait passer aux oubliettes la compagnie de Fraser.

Après sa retraite, il cultive la terre et exploite les moulins. Le reste de sa vie se déroule paisiblement, sauf au moment où il participe à la Rébellion de 1837 au cours de laquelle il subit une blessure au genou qui le handicape sérieusement. Bien que le gouvernement lui octroie une maigre pension, il vit désormais dans les embarras pécuniaires.

Ce qui m'attriste le plus avec le fleuve Fraser c'est l'histoire courageuse des saumons du Pacifique. C'est dans ce fleuve que, chaque annee, des millions de saumons viennent pour se reproduire. À l'âge de quatre ans, leur instinct les pousse à remonter le courant du fleuve depuis l'océan Pacifique et ce pendant 21 jours, à raison de 30 km par jour! Ils vont donner toute leur energie pour venir se reproduire ici et mourir une fois la tâche accomplie. Le cycle peut ainsi reprendre et après une année de croissance du fleuve, les jeunes saumons parcourent pour la première fois le chemin vers l'océan.

Une fois tous les quatre ans, il y a une migration extraordinaire qui pousse plus de 4 millions de saumons à prendre le chemin du fleuve Fraser et c'est pourquoi je les appelle les saumons de Simon. C'est mon ami Sylvain-Henri Simard qui avait été le premier à me raconter cette histoire cet été alors que j'étais à Jasper. Stéphanie avait également pris le temps de me la raconter une deuxième fois, mais le fait d'être collé sur le fleuve Fraser me rapprochait de chacun de ces saumons.

Stef, qui était moniteur de ski en Suisse l'hiver dernier, a terminé son tour guide en m'entraînant dans une belle promenade en forêt qui se termine par Bridal Veil Falls. Si l'on traduit son nom, ces chutes ressemblent vraiment à un voile qui cache le visage de la mariée avant son mariage. On peut les voir de l'autoroute, mais elles sont vraiment plus belles lorsque nous sommes à ses côtés.


Comme les Canucks de Vancouver recevaient les Flames de Calgary et que la partie était présentée à la télé, nous sommes allés pour prendre le souper au restaurant Earl's dont les jolies serveuses sont plus que jolies, elles sont ravissantes. Cependant, il nous a été impossible puisque les Bruins (équipe Junior Majeur de l'Ouest) qui venaient de se faire éliminer par les Giants de Vancouver avaient décidé d'y tenir un souper d'équipe privé. Alors, c'est le White Spot qui a tenté de bien nous servir.
Stef a d'abord demandé une bière en fût, mais il n'y en avait pas ce soir-là. Elle a alors opté pour une Alexander Keith's en bouteille pendant que je demandais une coupe de vin rouge. Notre jolie et sympathique serveuse, gênée avoua à Stéphanie qu'il ne restait plus d'Alexander Keith's. Déçue et hésitante, elle a choisi un verre de vin rouge aussi. Comme nous avions demandé chacun un verre de vin rouge, elle nous propose de prendre une carafe ensemble, ça coûtera moins cher. Offre que nous acceptons de plein gré.
Alors que les Flames comptent un premier but et que la foule est plus que silencieuse, notre adorable serveuse revient embêtée nous confirmant qu'il n'y avait plus de carafe et que nous serions servi dans une coupe tel que nous l'avions demandé la première fois. Stéphanie se résigne une fois de plus. Alors que les Canucks comptent un premier but à leur tour, la foule est toujours aussi silencieuse. Je ne comprends pas du tout. Le club lutte pour une place en série, je suis à Vancouver dans un restaurant du style Cage aux Sports et c'est le calme total !!! C'est quoi cette région là ????
Anyway, les Flames comptent un deuxième but dans la totalité du silence et notre serveuse formidablement gênée de ne pouvoir rien nous offrir correctement nous demande si nous sommes prêts à commander. Alors par galanterie, on laisse l'homme choisir d'abord. Je dis à notre serveuse, qui conservait son sourire ravissant malgré tout, que j'hésitais entre deux possiblités : La nouveauté indienne Butter Chicken ou encore Orange Beef Stir-Fry. Voulant racheter son restaurant, elle me recommande fortement le Butter Chicken que j'accepte alors que Stef y va d'un Teriyaki Chicken Rice Bowl. Alors que les Canucks crééent l'égalité 2-2 sans interrompre la discussion des gens présents, marchant nerveusement et sourire en coin, notre serveuse ne veut pas briser la tradition en m'annonçait que le Butter Chicken ne figurait plus au menu pour cette soirée par manque d'ingrédients. En souriant à mon tour et faisant un clin d'oeil à Stef, l'incomparable serveuse me regarde et dit : - So, Orange Beef Stir-Fry is your natural choice !- Absolutely ! lui ai-je répondu en montrant que ce n'était surtout pas de sa faute. Les Canucks ont marqué 4 autres buts dans l'anonymat total de ce restaurant dont l'Orange Beef Stir-Fry s'avérait assurément un choix naturel puisque je me suis régalé.
Je n'allais pas quitter le White Spot sans demander à notre serveuse adorée le pourquoi d'un climat si calme alors que les Canucks luttaient pour leur survie. Elle m'a répondu que c'était l'ambiance habituel même pendant les matchs des Canucks. Ah ben tabouère, elle deviendrait sourde à Montréal par les temps qui courent !!!
Nous avons terminé la fin de Tout Le Monde en Parle et couché peu après puisque Downtown Vancouver m'attendait le lendemain.
Celui qui a été le plus expressif dans le restaurant pendant les 6 buts des Canucks habitait Edmonton, avait le CH dans son coeur et avait pleuré au départ des Nordiques... moi !
Luc
* Frau = madame en allemand

mardi 8 avril 2008

2,1,97, 5 et 1

Salut les accueilleux de Coldplay, Charles Aznavour et Linkin' Park au 400e,

Pendant que la belle capitale prend son envol estival, j'ai pris le mien printanier, mais à son opposé : l'Ouest canadien.

C'est samedi matin le 29 mars à 9h Mountain Time que je suis parti pour 1 200 km en direction de Vancouver. En fait, c'est plutôt Edmonton-Chilliwak que j'avais comme objectif.

Je vous nomme une série de chiffres et je les explique après : 2, 1, 97, 5 et encore 1. Que sont ces chiffres ? Les numéros de routes principales que j'ai utilisées pour faire mon escapade.

Highway 2 : Pour une 6e fois déjà

La route reliant Edmonton à Calgary n'a rien d'extraordinaire outre qu'elle fait le lien entre la métropole albertaine et la capitale albertaine, deux très belles villes. C'était la 6e fois que je l'utilisais pour m'y rendre ou pour passer par Calgary. Je ne m'éterniserai pas sur cette route, mais rouler Edmonton-Calgary n'a rien de banal pour un gars du Québec comme moi.

Highway 1 : Rogers’ Pass

Le plus long cul-de-sac du Canada fait 7821 kilomètres, il débute à St.John's Terre-Neuve dans son extrémité Est et se termine à Victoria au BC dans son extrémité Ouest. On l'appelle la Transcanadienne qui, plus souvent qu'à son tour, porte le nom de route 1. C'est à Calgary que j'ai pris cette grosse ruelle qui devient surtout la magnifique route des Glaciers qui traverse entre autres Banff et Lake Louise qui contiennent également deux superbes montagnes de ski : Sunshine et Lake Louise. Mais dans mon voyage, mon budget ne me permet qu'une seule station de ski et c'est WHISTLER.

De plus, des tunnels et des viaducs ont été construits sur la route afin de permettre aux animaux de traverser d'un côté à l'autre de highway 1. Néanmoins, le climat des montagnes permet également un grand changement rapide de température et j'ai frappé toute une tempête de neige entre Canmore et Lake Louise. 60 kilomètres à rouler à moins de 60 km/h si on fait un calcul rapide ça fait une minute du kilomètre. Je croyais même rebrousser chemin par moment. Fort heuseument, le tout s'est complètement apaisé au charmant petit village de Field, à la sortie du parc national de Banff. Une bon combo soupe-sandwich au Tim Horton de Golden m'a également donné l'occasion de voir une autre belle montagne de ski au loin : Kicking Horse. Difficile de résister, mais WHISTLER est ma seule destination de ski.

Ventre bien rempli, c'est un soleil qui tente de transpercer les nuages qui veut faire le voyage avec moi pour traverser Rogers Pass National Park. Découvert en 1881 par le major Albert Bowman Rogers, le fait d'avoir contruit la route et le chemin de fer dans cette région demeure presqu'un miracle. Beaucoup de filets sont installés le long de la route afin d'amortir de nombreuses avalanches de roches, c'est très impressionnant !!!

Comme les avalanches sont inévitables à d'autres endroits, de longs tunnels ont été construits et les énormes cailloux passent par-dessus sans atteindre de voitures dans leurs descentes. Rogers Pass contient également Glacier National Park qui contient des sommets de glaciers éternels d'une hauteur de près de 4 000 mètres de hauteurs. C'est aussi dans ce parc qu'est la frontière de l'Alberta et de la Colombie-Britannique et que je gagne une heure puisque je suis dans le Pacific Time. Le petit village de Canyon Hot Springs me donne le goût de faire du tourisme à cause de son nom, mais j'ai 13 heures de route à faire donc je continue. Sur cette route, 3 invitations à faire de l'héli-ski me font de l'oeil, mais je résiste également. Un jour...

Arrivé à Revelstoke, je ne peux faire autrement que m'arrêter pour mettre de l'essence et discuter avec les Revelstokois du futur paradis du ski sur le mont Revelstoke. Faites vos recherches sur Google pour comprendre ce qui se passera à cet endroit, mais à ce qu'on dit ce sera plus qu'incroyable et ferait même envier la Suisse et l'Autriche à ce niveau. Même si Powder Springs est déjà une très belle montagne invitante et que WHISTLER est mon objectif, il n'en demeure pas moins qu'il faudra visiter Revelstoke dans quelques années.

Je voulais rester sur Highway 1 jusqu'à Kamloops, mais, pendant que j'étais au téléphone avec mon fils Xavier, un gros déversement d'un camion-remorque allait bloquer la route pendant 5 heures environ. Comme je ne voulais pas attendre 5 heures, j'ai donc rediriger ma Focus 2003 vers Salmon Arm.

Highway 97 : Okanagan Valley

Après un 12 pouces Subway poulet teriyaki sauce aux oignons doux à Salmon Arm, c'est sur highway 97 que je roulerai. Il est près de 18 h et le soleil est magnifique.

Highway 97 c'est la route de la vallée de l'Okanagan. La verdure est surprenante et je pense immédiatement à tous ceux du Québec qui n'ont toujours pas remisé leurs grappins et leur câble à booster. J'ai goûté ce chemin producteur d'abricots, de pêches, de poires, de cerises noires cet été et c'est un plaisir de le revoir au printemps, même sans ses fruits. De plus, cette route est également reconnue comme étant une excellente productrice de vins dont le Mission Hill Family Estate.

À Vernon, je suis tout près d'une autre belle montagne de poudreuse à ski, Silver Star, mais WHISTLER est mon seul objectif de ski du voyage.

Je crois que je suis sur la plus belle route du Canada pour observer un coucher de soleil. 19h30 je suis à Kelowna, tout près de Big White Mountain Resort et je bifurque vers la 97C qui me fait remonter dans les montagnes pendant que j'observe le soleil bailler de sommeil et me dire à demain. Enfin j'atteins l'autoroute payante qui me mènera à Chilliwack !

Highway 5 : Coquihalla Pass

Il est 20h30 et je roule depuis 9h ce matin. Je suis à Merritt et j'embarque sur highway 5. Ça ne signifie pas grand chose pour toi, mais sur mon atlas routier, la Colombie-Britannique est aux pages 5 et 6 dont une grande partie de l'Alberta, dont Edmonton, figure à la page 6. À Merritt, je tombe enfin à la page 5. C'est très encourageant et surtout qu'il ne me reste que 150 km avant d'arriver à Chilliwack !!! Highway 5 porte surtout le nom de Coquihalla Pass, une route de fou qui coûte 10$ pour l'utiliser. Quand je dis une route de fou, c'est au niveau de la température causée par le micro climat de montagnes. Tout comme à Banff, une autre tempête de neige m'attaque de plein fouet. Je ralentis ma vitesse en roulant à 80 km/h. Dans une longue courbe, je me suis rendu compte que j'étais plus qu'un touriste quand je me suis fait dépasser, dans cette tempête de neige par une moto dont l'odomètre affichait presque le double du mien.

Certainement très beau de jour ensoleillé, Coquihalla Pass n'a rien de rassurant dans une tempête de neige à la noirceur. Passé cette région plus que montagneuse, je reprends enfin la Transcanadienne et retouve le climat tant recherché.

Highway 1 : Enfin à Chilliwack !

Il est 22h et je suis enfin à Hope, un espoir avec 50 km à faire. Objectif sortie 120, Young Street puis Yale Avenue pour rejoindre Stéphanie chez elle. Stéphanie est la cousine de LL COOL J (mon ami Jean-Luc Lafrance) qui était venue skier avec nous au mont Blanc de St-Faustin tout près du mont Tremblant. Elle nous avait accueilli le soir pour un souper fondu arrosé d'excellentes bouteilles de rouge et avions longuement discuté ensemble. De la revoir à Chilliwack me rendait plus qu'emballé.

C'est à 22h30, après plus de 13 heures de route qu'elle m'accueille les bras ouverts avec une bonne Sleeman refroidie juste à point qui a un goût de long voyage et de retrouvaille amicale. Malgré ma fatigue physique causée par plusieurs highways, la fierté d'être arrivé et le plaisir de revoir une amie m'a tenu en état d'éveil pendant encore plus de 2 heures de bonnes discussions.

Du fond du coeur, merci pour tout Stéphanie et je ne peux faire autrement que le dire dans ta langue : Aus dem Herzen, danke für jede Stephanie !

Celui qui s'excuse encore de mentionner les mots verdure et gazon dans une même phrase qui semble surnaturel et utopique pour les résidents de la province majoritairement francophone,

Luc

vendredi 4 avril 2008

Vancouver 2010... en 2008

Salut les gazons blancs,

En passant, je suis maintenant sur FACEBOOK depuis 2 semaines et n'hésitez pas à m'ajouter dans vos contacts. Tu peux voir plusieurs photos depuis que je suis en Alberta et j'ai déjà ajouté un album de photos sur ma journée de ski à Whistler.

Je suis tombé en congé en raison du spring break le vendredi 28 mars. J'ai donné peu de nouvelles depuis puisque les accès internet ne sont pas ma priorité. En effet, j'ai roulé d'Edmonton à Vancouver toute la journée de samedi, 13 heures de route pour m'arrêter chez mon amie Stephanie (cousine de mon ami Jean-Luc dit LL COOL J) qui habite à Chiliwack à une heure de Vancouver.

Je t'écris présentement de Victoria, la capitale du BC et je prendrai le temps de te raconter ma semaine de congé scolaire à mon retour, mais je veux juste te dire que j'ai passé une semaine incroyable jusqu'à maintenant :

Samedi 29 mars : Edmonton-Chiliwack (13 heures de route non stop)
Dimanche 30 mars : Journée formidable avec Stef (OH THAT'S FUNNY) à Chiliwack
Lundi 1er avril : Journée complète Downtown Vancouver (dodo auberge de jeunesse...)
Mardi 2 avril : Journée complète de ski à WHISTLER (Le courriel va être long prépare-toi)
Mercredi 3 avril : Journée complète sur Vancouver Island avec Linda et Jordan
Jeudi 4 avril : Journée à Victoria (toujours sur l'île de Vancouver) visite du Parlement et autres.
Vendredi 5 avril : Je roulerai toute la journée pour faire Chiliwack-Edmonton. C'est le même temps en distance que faire Montréal - Sept-Îles ou Québec - Toronto.

Toutefois la route est époustouflante à travers les montagnes, ce n'est pas pour rien que le slogan de la province est Beautiful British Columbia... Je te donne plus de nouvelles à mon retour, mais c'est tout un trip que je suis en train de faire !

Celui qui a toute une histoire à raconter à propos d'une casquette de Roberto Luongo pour enfant en visitant l'aréna des Canucks, le GM Place,

Luc

P.S. : Le gazon en avril est tellement vert ici, c'est une autre saison que celle de la Belle Province