Rendons à César ce qui appartient à César et donnons crédit aux Bruins pour avoir créé l'égalité dans cette série. Les prédictions n'ont plus leur place dans un 7e match. Ce club s'est battu toute l'année pour l'avantage de la glace et les 21 273 fans présents dans le Centre Bell accompagneront nos 'Glorieux'. Bon match !
Tel que mentionner au début des séries, je laisse pousser ma barbe tant que les Canadiens seront en playoffs. Cependant, gagne ou perd, merci les Habs pour cette belle saison. Peu d'experts vous voyaient là.
Je veux également profiter de l'occasion pour mentionner la spectaculaire victoire de Georges St-Pierre en UFC. Champion mondial d'un sport d'une violence extrême, GSP montre une personnalité de grande classe tout comme l'était Éric Lucas pour la boxe. Un gentilhomme dont le type de personnalité réussira à promouvoir l'un des sports les plus techniques qui soit.
Avec mon meilleur ami anglophone Grant, nous sommes allés voir le spectacle du groupe U2 en 3 dimensions mercredi dernier et si vous êtes moindrement un fan du groupe irlandais, c'est un incontournable. Nous avons l'impression que Bono chante vraiment dans notre face et le show lui-même est superbe. Enregistré dans un stade de soccer au Brésil, c'est un spectacle à grand déploiement. 2 fois bravo !
Cette semaine, trois amis à moi faisaient un lancement de disque ici dans la francophonie albertaine soit le 9 avril Ariane Maryke Lemire pour son album 'Double Entendre', un disque mélangé de chansons francophones et anglophones s'exprimant d'une telle aisance dans les deux langues. Vendredi le 18 avril, c'est le violoniste Daniel Gervais et le raconteur accordéoniste, et ami de Fred Pellerin, Roger Dallaire. Trad'Badour est tout simplement extraordinaire et c'est pourquoi ils représenteront l'Alberta pour le 400e de Québec, tout comme Ariane qui sera également présente.
Highway 99, direction Nord
Vancouver, mardi 1er avril 2008, 5h le matin. Jason et Brandt se réveillent en même temps que moi car un vol Vancouver-Sydney les attend pour rejoindre leur Australie natale. Je profite de ce réveil hâtif pour ramasser mes bagages, les saluer tout en saluant également Elam, le torontois que nous avons réveillé.
Je marche sur downtown Vancouver, sur Granville Avenue dans la noirceur d'un soleil qui m'attend pour passer une belle journée. Devant l'entrée de plusieurs commerces, un grand nombre de sans-abri ont élu domicile devant les portes de ces magasins. Mon regard triste est frappé en réalisant que je fais de la boucane par ce matin très frais. Mon empathie comprend ce que je vois.
Vancouver, mardi 1er avril 2008, 5h le matin. Jason et Brandt se réveillent en même temps que moi car un vol Vancouver-Sydney les attend pour rejoindre leur Australie natale. Je profite de ce réveil hâtif pour ramasser mes bagages, les saluer tout en saluant également Elam, le torontois que nous avons réveillé.
Je marche sur downtown Vancouver, sur Granville Avenue dans la noirceur d'un soleil qui m'attend pour passer une belle journée. Devant l'entrée de plusieurs commerces, un grand nombre de sans-abri ont élu domicile devant les portes de ces magasins. Mon regard triste est frappé en réalisant que je fais de la boucane par ce matin très frais. Mon empathie comprend ce que je vois.
Après un bon petit déjeuner McDo 24h, je salue ma Focus 2003 qui m'amènera finalement à Whistler. C'est avec un soleil qui se réveille lentement que je traverse Stanley Park pour finalement aboutir sur le célèbre Lions' Gate Bridge. Ce pont qui unit les villes de Vancouver et North Vancouver passe au-dessus de la baie Burrard et nous donne une vision d'une beauté magnifique en ayant les North Shore Mountains devant nous.
Passé ce pont, je vois une pancarte qui m'annonce : Whistler 105 km. La construction de cette portion de la route 99 reliant Vancouver et Whistler demeure un exploit en soit. Construit en longeant les montagnes et le cours d'eau du Georgia Strait, le paysage est spectaculaire. Une vraie route du BC comme on se les imagine : sineuse, serpentaine, creusée dans les montagnes, protégée des avalanches, élargie dans les ravins.
Cependant, avec la tenue des jeux de 2010, cette route dangereuse deviendra trop achalandée et c'est pourquoi elle est en construction majeure pour la faire devenir à 4 voies. Élargit en dynamitant des montagnes et en remplissant des ravins, elle deviendra l'une des plus belles routes du Canada lorsque les chantiers seront terminées. À visiter en 2011 genre. En ce moment, ça prend presque 2 heures faire 100 kilomètres.
Creekside Mountain
Qu'à cela ne tienne, il est 9h et j'entre dans la charmante ville de Whistler elle-même. Autrefois appelé Alta Lake, Whistler a pris son nom de la marmotte des Rocheuses. Ce que l'on appelle au Québec des siffleux à cause des ses sifflements, cet animal est appelé whistler en anglais et le nom de la ville a officiellement été adopté ainsi en 1965. Ressemblant à un Mont-Tremblant très luxueux, Whistler donne l'envie d'y vivre par son charme. Toutefois j'y suis pour la journée et pas pour faire du tourisme, mais bien skier ! J'ai donc pris la première entrée qui mène aux montagnes. En fait, la station de ski est combinée de 3 montagnes : Blackcomb, Whistler et Creekside. C'est donc vers Creekside que je me suis dirigé.
Tellement bien organisé, j'ai pris un stationnement intérieur à étages et c'est bien au chaud que j'ai pu me changer et préparer tout le matériel dont j'avais besoin. À peine quelques pas de marche et me voilà dans le WORLD CUP PLAZA.

Je me dirige vers la billeterie et paie fièrement les 80$ nécessaires à une journée de ski à Whistler. C'est extraordinaire, c'est un ciel parfait qui passera la journée avec moi. Il est 9h30 et on m'indique qu'il ne fait que -10 degrés Celcius au sommet de la montagne. Il n'y a aucun nuage et le ciel est d'un bleu métallique luisant ! Me voilà dans le Creekside Gondola en train de faire l'ascension de la montagne avec Andrew d'Angleterre qui est venu passer la semaine avec sa femme et ses deux enfants. La gondole vitrée me permet de voir un paysage splendide !

Whistler Mountain : The sound of Gail Kelly
Je poursuis ma direction vers le sommet en utilisant le Big Red Express Chairlift. Une fois arrivé, je tourne vers la droite pour skier et redescendre un peu pour prendre The Peak Chairlift. Je laisse aller le shuffle sur mon MP3 qui, depuis que je fais du ski dans l'ouest canadien réussit toujours à trouver la chanson d'occasion, choisit pour moi Ecstacy of Gold de la trame sonore du film 'Le bon, la brute et le truand' originalement par Ennio Morricone, mais repris par Metallica. Je vous le dis, mon shuffle est le meilleur au monde. C'est tellement une pièce instrumentale appropriée.
Ceci étant dit, j'arrive à The Peak Chairlift pour monter au sommet du sommet de Whistler. Arrivé au pic du pic, la vue est saisissante. Un horizon de glaciers éternels est devant moi. Le même ciel bleu que tout à l'heure toujours sans nuage montre son plus beau sourire pour être sur cette photo ! Je suis à une altitude précise de 2182m, soit 7160 pieds de hauteur. C'est tellement beau !

Voilà, je me dirige dans le Whistler Bowl et sa superbe poudreuse. C'est Renegades of Funk de Rage Against The Machine que sélectionne mon shuffle. Je le trouve parfait mon shuffle, car j'ai déjà vu un montage vidéo de Gail (Kelly) faisant des descentes en compétition de la coupe du monde sur cette même chanson. Sachant que Gail s'entraîne pour les jeux de 2010 ici même et qu'elle est venue skier plus d'une fois, mon shuffle est tout simplement magique !
Cependant, il y a près de 4 jours qu'il n'y a pas eu de nouvelle neige (2 cm seulement la nuit dernière et c'est tout), le Whistler Bowl n'a pas la qualité de poudreuse que j'envisageais. Je m'amuse vraiment, pas pas autant que je l'espérais. Plusieurs personnes ont skié ici dans les 96 dernières heures et ça paraît. Néanmoins, je me considère chanceux d'y être et même si ce n'est pas le top de la poudreuse habituelle, c'est beaucoup mieux que ce que je n'aurai jamais lorsque je reviendrai au Québec.
Je retourne sur Big Red Express Chairlift et cette fois je coupe vers la gauche à la recherche de Harmony Express Chairlift. 'The Sky is Over' de Serj Tankian skie parallèlement avec moi et enfin je trouve Harmony. Rendu au sommet, je coupe à droite vers Glacier Bowl dont la belle poudreuse ressemble étrangement à celle du Whistler Bowl. Je m'amuse tout autant que dans le bowl précédant. Je retourne sur Harmony et cette fois je coupe à gauche vers un plus petit bowl, Sun Bowl. Yahoo ! Une très belle poudreuse, mais loin d'être celle que nous avions connu à Fernie. Le hasard me fait prendre le remonte-pente le plus près : Symphony Express Chairlift.

Les trois personnes qui sont avec moi pour monter proviennent de Seattle. James, Brent et Bob. Assis sagement, nous parlons de la station et je leur parle d'une certaine déception des conditions des bowls. Bob se tourne vers moi et me dit : - You want powder ? Follow us ! (Tu veux de la poudre ? Suis nous !) me dit-il en souriant. Les gars sont vraiment cools ! Ils sont heureux de s'occuper du p'tit Québécois qui casse son anglais mais qui réussi à exprimer ce qu'il veut et à comprendre ce qu'ils disent.
Au sommet, ils me montrent Piccolo Peak dont certains instruments de musique ont été sculptés en formant géant. James saisit mon appareil et prend une photo de moi devant cette si belle scène.

Quelques totems amérindiens ont également été sculptés à cet endroit en forme de piccolos. Quelques photos différentes des glaciers et nous descendons la piste Jeff's Ode-To-Joy, mais pas pour longtemps car les américains ont une autre destination pour moi !
Symphonie en dos majeur : Rise Above This
Nous arrivons à une intersection, Bob qui est en snowboard s'arrête et me dit en montrant le Rhapsody bowl : Here's the playground, the flute ! But there's no chairlift. We'll hike the mountain. (là est le parc d'amusement, ça s'appelle la Flûte. Mais il n'y a pas de remonte-pente, nous devrons marcher vers le sommet).
J'ai pris une photo du Rhapsody Bowl au loin et de la pancarte qui annonçait : ACCESS TO FLUTE HIKING ROAD ONLY Grooming ends at the top of Rhapsody Bowl ! J'ai pris également une photo de ce que nous devions marcher avant d'y être.


Ils m'ont préparé en disant que ce serait une marche d'environ 30 minutes. 30 minutes c'est gros quand tu n'as pas l'habitude de faire du hiking de montagnes, quand tu as tes skis et tes bâtons sur les épaules et en plus tu montes avec des bottes de skis. Pas évident ! Par chance, ils ont été corrects avec moi. Ils avaient des sac à dos lesquels contenaient de l'eau et ils me laissaient me reposer à quelques occasions. Eux ils sont habitués car ils n'avaient pas chaud et n'étaient ni essoufflés.
En marchant, je n'avais qu'une chanson en tête et c'est le grand succès du groupe Queen : Bohemian Rhapsody. Il me semble que toutes les paroles du premier couplet décrivaient exactement mon feeling :
Is this the real life ? Is this just fantasy ?
Caught in a landslide, no escape from reality
Open your eyes, look up to the skies and see
I'm just a poor boy, I need no sympathy
Because I'm easy come, easy go, little high little low
Anyway the wind blows
Doesn't really matter to me
To me
Je ne pouvais croire ce qui m'arrivait en ce moment. J'ai des gars de Seattle USA qui prennent soin de moi, je suis à Whistler au BC et je m'en vais là où personne ne va car eux connaissent la place. Bohemian Rhapsody était faite pour moi.
Est-ce la vraie vie ou est-ce seulement un rêve ?
Pris dans un glissement, pas d'évasion à la réalité
Ouvre tes yeux, respecte les cieux et comprends
Je ne suis qu'un pauvre gars qui n'a besoin d'aucune pitié
Car ça va et ça vient, il y a des hauts, il y a des bas
Peu importe où le vent souffle ça ne m'importe pas vraiment
À moi
Enfin, nous y sommes ! Flute Summit. Je prends une photo de cette pancarte qui a pris beaucoup de mon énergie pour la voir devant moi. Je suis à 2012 mètres d'élévation.

Nous nous approchons du Rhapsody Bowl, mais je ne le vois pas. On me dit qu'il est juste en dessous de nous. En fait, c'est comme si nous étions sur une casquette. Si on avance sur la palette, nous pourrons sauter dans le bowl. C'est comme ça qu'ils me l'ont expliqué ! En fait, je commence à regretter d'être monté car il n'y a pas d'accès pour descendre dans le bowl. Quand j'étais à Fernie avec Mat Bross, j'étais craintif sachant que l'espace pour descendre était étroite, mais en voyant Mat se laissant glisser sur le côté, j'ai vu qu'il n'y avait pas de danger. Toutefois, ici, il y a un jump de 10 pieds à faire avant d'être dans le bowl.
En plus, il n'y a pas de place pour prendre un peu d'élan. Il faut donc se donner une kick avec les pieds vers l'avant pour tomber dans la poudreuse. Surtout qu'il faut sauter assez loin afin que le derrière des skis n'accrochent pas le bout de la palette de cette casquette. Je suis même en train de me demander si je ne referai pas le chemin inverse que j'ai monté à pieds et le redescendre en skis. J'aime la poudreuse accessible, mais la poudreuse extrême, je suis un moins bon skieur que Mat et beaucoup moins que mes seattlelois.
James considère que le meilleur endroit pour partir se situe à l'endroit qu'il nous démontre. Bob lui sourit en disant : Go ahead man ! Je prends une photo de James en me disant qu'au moins je n'aurai pas monté pour rien.

Après cette image conservée dans mon appareil, je mets la fonction vidéo pour immortaliser sa descente. J'enregistre et il se laisse tomber dans le vide... (1-2-3-4-5) 5 secondes s'écoulent sans qu'on puisse le voir (car il est sous la palette de la casquette) et là James trippe. On l'entend crier de joie et d'adrénaline pure en jouissant dans cette neige folle complètement neuve.
Voyant ça, Brant s'approche du bout de la palette de casquette et s'élance... (1-2-3-4-5) même résultat. Le voilà qui réapparaît dans ce plaisir enseveli de blanc poudré. Bob me dit : Luke, it's your turn ! Hein what ? Me ? Well euh, Ok. Je m'approche de la palette, un peu nerveusement, mais quand même confiant. Mais je prends une photo de moi d'abord pour montrer que j'y étais vraiment.
Je photographie l'endroit où mes skis doivent tomber.


Tu peux voir Bob sur le haut de la Flûte avant de s'élancer...


Je remets mon appareil dans mes poches de manteau et j'allume mon MP3. Shuffle de vérité n'aurait peut-être pas opté pour la chanson que j'adore le plus en ce moment : RISE ABOVE THIS du groupe Seether. C'est donc moi qui l'ai cherchée avant de la rendre à mes oreilles.
Je laisse jouer un peu le début de la toune, question de me booster bien comme il faut avant d'y aller :
Take the light, undarken everything around me
Call the clouds and listen closely, I'm lost without you
Call your name every day when I feel so helpless
I'm fallin' down but I'll rise above this, rise above this
Prends la lumière et éclaire tout autour de moi
Appelle les vents et écoute attentivement, je suis perdu sans vous
J'appelle votre nom chaque jour quand je me sens désarmé
Je m'effrondre, mais je surmonterai ça, je surmonterai ça. ...
Et c'est après le refrain que je me suis élancé dans le vide alors que poursuivait cette chanson :
Hate the mind, regrets are better left unspoken
For all we know, this void will grow and
Everything's in vain, distressing you though it leaves me open
Feels so right, but I'll end this all before it gets me
I Rise Above This
Je déteste l'idée que les regrets sont plus agréables quand ils se taisent
Pour ce qu'on sait, ce vide va grandir
Tout est vain, l'angoisse en moi me laisse ouvert
C'est si bon, mais je mettrai fin à tout ça avant que ça ne m'atteigne.
Je surmonte ça !
Voir vidéo officielle de la chanson en cliquant sur le lien. Bonne écoute : http://www.youtube.com/watch?v=NO2nqcN3EGg
Pendant ce petit couplet, j'ai tombé pendant environ deux secondes avant d'atteindre les traces de ski de James et Brent. Parfaitement bien réussi, c'est maintenant que je me rends compte d'une erreur que j'ai faite inconsciemment.
Quand j'ai démarré mon lecteur MP3, j'ai refermé mes zippers comme il faut et j'ai pris mes bâtons dans les mains avant de sauter. TOUTEFOIS, j'ai pris mes bâtons sans mettre les gances autour de mes poignets. Résultat, en atterrissant dans la neige, j'ai échappé un bâton alors que je débutais ma descente.
La neige étant tellement molle que j'ai voulu freiner brusquement, mais ne freine pas qui veut lorsqu'une poudreuse de la sorte se tortille entre vos skis. En voulant m'arrêter, j'ai perdu l'équilibre et j'ai fait une symphonie en dos majeur.
Je dis symphonie en dos majeur pour 3 raisons liées au Symphony Express.
1- Musicalement, il existe des orchestres symphoniques qui jouent une symphonie en do majeur.
2- En bloquant de la sorte dans la neige, je me suis retrouvé sur le dos en train de faire une roulade arrière pour deux tours complets. Assez majeur comme roulade, j'ai eu la vague impression de faire une avalanche. Mais la neige est tellement molle qu'elle t'arrête tout de suite, c'est même très amusant. Donc Symphonie en Dos Majeur.
3- Avec Dostie, mes amis en Beauce m'appellent ou m'écrivent en disant Dos (prononcé Doss).
Alors je peux officialiser cette débarque en la nommant : Symphonie en Dos Majeur !
Une fois arrêté, mon bâton se retrouvait à environ 5 mètres en haut de moi. J'ai essayé de le récupérer, mais je n'y arrivait pas. J'ai donc détaché mes skis en les piquant verticalement dans la neige et je suis monté pour le chercher. La neige étant beaucoup trop molle, j'avais l'impression d'être dans du sable mouvant, bien que c'était de la neige folle. Pas moyen de s'agripper. J'ai songé le laisser là, mais Bob devait sauter et aurait pu se blesser dessus. Donc je devais aller le chercher, mais comment ? Voyant qu'il y avait trop de neige, je me suis roulé sur le côté et j'ai pu faire un ou deux mètres vers le haut par la suite et avec mon autre bâton j'ai pu légèrement l'accrocher et le faire glisser jusqu'à moi. À ce moment-là, Rise Above This terminait.
J'ai remis mes skis, ATTACHÉ mes bâtons aux poignets et là je me suis mis à tripper. Si l'on additionne, la rencontre des 3 gars de Seattle, la marche de 30 minutes pour s'y rendre, le saut en ski pour être dans le bowl, la symphonie en dos majeur, pris dans une neige mouvante et récupéré le bâton pour descendre par la suite dans une neige complètement neuve, je peux confirmer que tout ça ensemble est sans l'ombre d'une doute mon meilleur trip de ski à vie !
Avant de poursuivre la descente complètement, j'ai eu l'idée d'arrêter pour prendre des photos de l'endroit où j'avais sauté et où j'avais atterri.

Tu peux voir Bob sur le haut de la Flûte avant de s'élancer...

J'ai reparti mon MP3 qui m'a donné une autre chanson d'occasion : First Day of the Rest of Our Lives de MXPX qui se traduit par le premier jour du reste de notre vie. Pour me donner ensuite Invincible du groupe anglais Muse.
La neige était tellement molle et tellement épaisse que j'ai dû m'arrêter plusieurs fois pour me reposer. C'est physiquement très dur, déjà que j'avais escaladé plus d'une demi heure. J'étais tout simplement épuisé en arrivant vers le bas du Rhapsody Bowl. Je me suis même fait dépasser par Bob qui était beaucoup plus à l'aise que moi en snowboard. Après avoir salué et surtout remercié les gars de Seattle qui eux reprenaient le Symphony Express Chairlift pour y retourner, j'ai repris les pistes normales et mon objectif était de manger. J'étais très fatigué physiquement et j'avais faim.
Je suis arrivé à un petit casse-croûte qui faisait de la poutine avec du fromage Saputo du Québec. J'ai sorti un 5$ pour une énorme poutine que j'ai tout dévorée, mais avec en prime deux bouteilles d'eau pour le même prix que ma poutine. Un 10 piastres bien investi !
Je vous raconterai mon après-midi qui vaut tout autant la peine, mais qui serait trop long comme courriel, alors je vous épargne cette lecture pour ceux qui se sont rendus jusqu'ici. Prochain courriel : The Dave Murray Downhill : A Tribute To Gail Kelly puisque je suis allé m'amuser dans les pistes qui seront utilisées pour le Super G des hommes et des femmes pour les jeux olympiques de 2010.
Je vous en reparle plus tard dans la semaine.
Celui qui laisse pousser sa barbe depuis le début des séries et qui a dit qu'il ne la couperait pas tant et aussi longtemps que les Canadiens seront en séries, mais qui a peur de la couper lundi pour le 7e match,
Luc








