Qui êtes-vous ?

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Salut à toi, je suis Luc Dostie né à St-Joseph-de-Beauce. J'ai enseigné au primaire 5 ans à La Romaine, 4 ans à Montréal, 2 ans en Beauce et maintenant pour une 2e année à Edmonton, AB. Outre mon fils Xavier qui passera toujours premier, l'écriture est ma plus grande passion qui dérive de mon métier. J'avais l'habitude d'envoyer les messages ci-dessous par courriel et voilà que l'idée de créer un blogue m'est venue. Mon public cible est d'abord mes amis, celles et ceux à qui je veux informer de mon périple albertain. Celui qui te souhaite la plus sincère bienvenue sur cette page, Luc...........................................Greetings to you, I'm Luc Dostie born in St-Joseph-de-Beauce, QC. I taught Natives in La Romaine in grade 6 for 5 years, 4 years in Montreal and 2 years in La Beauce. Now I’m teaching in Edmonton, AB for a 2nd year.Besides my son Xavier who will always be first, writing is my biggest passion which derives from my job. I used to forward messages such as the ones below by email and then it occured to me, I could create a blog. Foremost I hope to inform my friends about my West Canadian adventure. The one who wishes you the most sincere welcome on this page, Luc

samedi 29 novembre 2008

Trans-Siberian Orchestra (best show ever)

Salut les appuyeurs d’Obama par anticipation,

En fait, comme nous n’étions pas citoyens américains, nous anticipions la victoire de l’actuel 44e président des États-Unis. Le premier Président de race noire hérite toutefois d’un pays en situation de crise que son prédécesseur lui laisse dans un piètre état. Le départ de « W » ne laisse personne Bush-bée.

Crash Parallel et David Usher au Jetnight Club

Le samedi 1er novembre marquait ma première visite au très célèbre Jet Nightclub sur la 34e avenue. Je dois dire que ce pub vaut le déplacement même s’il n’y a pas d’événement. 3 écrans géants en haute définition pour suivre 3 rencontres de hockey différentes, en plus de 5 petits téléviseurs qui suivent le match des Oilers, 5 tables de billards dans le lounge et 2 scènes pour les groupes de musique. Sur les murs qui font le tour du bar, plein de guitares signées par des artistes de bands renommés qui y ont déjà joué. Assez impressionnant !

Pour seulement 15$, David Usher et Crash Parallel étaient les têtes d’affiche. Bien que j’adore David Usher, j’y étais plus pour Crash Parallel et à voir la réaction de la foule, je n’étais pas le seul. Dès leur entrée, cris et délire acclamaient les musiciens de Mississauga, Ontario. C’est avec Dying Inside You qu’ils ont commencé et toute la foule connaissait les paroles. Vers le milieu, ils ont entonné leur grand succès World We Know et c’était difficile de l’entendre tant les filles criaient et chantaient fort. Fort heureusement, l’extrait est disponible sur Youtube et tu peux l’entendre et le son est quand même très bon :

http://www.youtube.com/watch?v=z9a8kR5mqFw&feature=related

C’est vers 23h30 que David Usher a fait son entrée sous les voix féminines en pamoison, évidemment. La dernière fois que je l’avais vu c’était sur la scène du Woodstock en Beauce en 2000 avec son ancien groupe MOIST et ils avaient vraiment donné un excellent show.

De son ancien groupe, nous avons eu droit ce soir à Silver, Push, Ressurection, Underground, Breath et Leave It Alone. De ses albums solos, il a enligné : Black Black Heart, Alone in the Universe, Surfacing, My Way Out, The Music, Too Close Too the Sun, Love Will Save the Day, Times of our Lives ainsi que Jesus Was My Girl. Le beau David Usher des filles, maintenant âgé 43 ans mais qui a encore l’air d’en avoir 30, a terminé par l’excellente And So We Run.

http://www.youtube.com/watch?v=0C5d3JziUQ0&feature=related

Une excellente soirée dans un endroit que je retournerai assurément : le Jetnight Club.

Bashir Lazhar

Le dimanche 2 novembre, l’amateur de théâtre en moi, tant anglophone que francophone, se rend à l’Unithéâtre pour voir la première pièce de la saison : Bashir Lazhar.

Ne comportant qu’un seul acteur, j’ai trouvé cette représentation très choc pour un enseignant du primaire comme moi. En fait, c’est un homme d’origine algérienne qui est engagé dans une école québécoise comme enseignant remplaçant, car sa précédente s’est suicidée… dans la classe pendant une récréation.

Au-delà du choc des cultures, son contact avec les élèves de sixième année le confronte à un événement violent qu’il a récemment vécu dans le passé, la guerre. Occupé à se recomposer une personnalité, il se frotte à l’injustice et à l’incompréhension des autorités scolaires. Une ode tout en douceur et en humour au courage et à la survie.

Bravo, franchement excellent et quelle performance solo de Denis Gravereaux !

« We have a lot of work to do ! »

Comme le dit le célèbre Bob the builder : « Can we fix it ? » et ses amis lui répondent chaque fois : « Yes we can !! » Nous sommes le 4 novembre et Barack Obama est en ce moment le 44e président des États-Unis. Son discours à Chicago était un grand moment dans l’histoire américaine. Bien que son message était semblable à celui de Bob le bricoleur, il sait ce que W. Bush lui laisse en héritage et c’est pourquoi il ne cessait de répéter : « We have a lot of work to do ! » Laissons le temps faire les choses en espérant que cette vague d’espoir américaine ne soit pas un mauvais tsunami, mais bien une belle vague sur laquelle on peut faire de la planche pour le surf.

Trans-Siberian Orchestra : mon meilleur spectacle à vie !!!

Mercredi, 5 novembre. J’ai mon billet depuis 2 mois pour m’initier une première fois à l’intérieur du Pengrowth Saddledome, connu pour être le domicile des Flames de Calgary.


Je sais à l’avance que j’ai une excellente place, je suis tout juste derrière le banc des Flames. Je suis impressionné par le fait de me retrouver dans cet aréna. Je regarde partout, au plafond, le banc des joueurs, le logo des Flames qui est partout en sachant profiter des occasions que je créé qui ne sont pas nécessairement accessibles à tous.
3 heures de route après l’école pour le spectacle de Trans-Siberian Orchestra. Qu’est-ce que c’est que c’est ça pour que je me tape 3 heures de route en pleine semaine pour un seul show ?

En fait, TSO c’est un opéra de rock symphonique créé en 1996 par des anciens membres du défunt groupe Savatage qui, avant le temps des fêtes, parcourt le monde pour présenter son spectacle devenu maintenant une légende vivante et comme ils ne passaient pas par Edmonton, Calgary n'est quand même qu'à 300 km.

En studio d’enregistrement, TSO utilise un orchestre complet de 60 musiciens ainsi qu’un chœur. En spectacle, quand je dis que c'est mon meilleur show à vie, je ne pèse pas mes mots. C’est 8 chanteurs, 14 musiciens et 2 narrateurs. C’est en partie composé d’un groupe rock (2 guitares électriques et une acoustique, double violon électrique de Mark Wood, basse, batterie, piano et clavier), accompagné d’un quatuor de violons alto ainsi qu’un violoncelle et une contrebasse.

TSO, c’est aussi un spectacle pour les yeux !


40 000 lumières ainsi que des rayons lasers de différentes couleurs;


Des explosions pyrotechniques;

Du feu qui sort de plusieurs endroits;


Un système mécanique qui met la scène est mouvement;



Ajouter à celà 4 belles choristes aux voix angéliques pour les accompagner ainsi que 2 chanteurs.

2 yeux et 2 oreilles par personne ne sont pas suffisants pour un tel show de 3 heures ! J’ai mis en lien plusieurs extraits de Youtube pour que vous puissiez comprendre pourquoi je m’emballe autant.

1- Leur répertoire varie des grands succès de Noël pour la première partie. Un narrateur nous raconte la magie de Noël et les classiques s’enchaînent tels :

* A Mad Russian’s Christmas (Casse-Noisette)
http://www.youtube.com/watch?v=Hq1eUKd29ig&feature=related
* Holy Night
* Carol of the Bells
* Joy to the World
* The Wisdom of Snow
* The First Noel
* Christmas Tree
* An Angel Returned
* Christmas Canon Rock
* Deck the Halls
* Siberian Sleigh Ride.


2- La 2e partie sort les compositions du groupe et les grands classiques de la musique.

* Wizards in Winter
http://www.youtube.com/watch?v=mDGYvtS83GI (live à Calgary le 5 nov, oui oui j'y étais, mais beaucoup plus bas au centre, juste derrière le banc des Flames)
* Wish Litz (ma préférée du groupe)
http://www.youtube.com/watch?v=yI_DUqMbx1w (Centre Bell Montréal 3 déc)
* Memory (Dead Winter Dead intro)
* An Angel Came Down
* Queen of the Winter Night
* Piano Concerto No. 2 (3e mouvement) de Rachmaninov par les 2 claviéristes
* Hymn to Joy de la 9e symphonie de Beethoven (guitares et violons altos)
http://www.youtube.com/watch?v=a0C3RncsCPQ&feature=related (Vancouver GM Place le 7)
* Violin Concerto in E minor de Mendelssohn a été joué par Mark Wood en solo avec son double violon. Tout simplement WOW !
* Le Requiem de Mozart
http://www.youtube.com/watch?v=KkSX4Di0Y0I&feature=related (Vancouver)
* La Noce de Figaro de Mozart
http://www.youtube.com/watch?v=WPxjhj0zrKs&feature=related (Vancouver aussi)
* Für Elise de Beethoven
* Flight of the Bumblebee de Rimsky
* Dreams of the Candlelight de Chopin
* Fortuna de Carl Orff
http://www.youtube.com/watch?v=GkcZtk3awdU&feature=related (Dayton, Ohio Jan 4)

3- Le rappel, alors qu’il était presque 23h, valait le déplacement à lui seul.
* The Finale Christmas Eve (Sarajevo 12/24)
+ retour de Carol of the Bells (Best finale ever !)
http://www.youtube.com/watch?v=k-uRvvhBT6g&feature=related (Philadelphie Nov 30)

Après ceci, il n’y avait plus rien à demander ! Sincèrement, des shows j’en ai vus plus d’une centaine et je dois avouer que c’est le meilleur show de ma vie que j’ai vu, sans opposition. Que ce soit Pink Floyd en 1994, Woodstock 99 à New York, les 7 shows de Metallica ou les 6 d’Iron Maiden, Coldplay, les 8 de Dream Theater ou même Sir Paul McCartney que j’ai vu à Québec l’été dernier, rien n’égale pour l’instant le spectacle de Trans-Siberian Orchestra. Un spectacle où une grand-maman et le plus grand fanatique de Metallica peuvent assister ensemble à un genre de combo Mozart – Maiden, un classique métal ! Les 18 000 présents au Pengrowth Saddledome étaient tout simplement comblés ! 45$ bien investis… Au kiosque à souvenir, tout le monde s’arrachait le livre-souvenir à 20$ et je n’étais pas plus fou qu’un autre. Encore aujourd’hui, je confirme que c’était un bon achat.

Il était minuit et j’étais dans le stationnement du Saddledome à rêver encore. Il me restait 3 heures de route pour retourner à Edmonton. Ai-je besoin d’insister que si tu as la chance de voir TSO, ne la manque pas ? J’y retournerai l’automne prochain, c’est assuré !

Celui qui était en classe le jeudi matin, un peu fatigué physiquement, mais frais et dispos au niveau moral,

Luc

Louise Caroline Alberta

Salut les enneigés sans ski en novembre,

Une longue fin de semaine grâce au congé du jour du Souvenir qui tombe un mardi. Nous étions également en congé le lundi 10.

Ayant suivi toute la saison des Eskimos, c’est samedi le 8 novembre que Grant et moi avons unifié nos efforts de partisans au pub Goodfellas. Sachant très bien qu’une victoire des Esks à Winnipeg les enverrait directement à Montréal pour la demie finale, nous espérions ce dénouement. Telle que souhaitée, c’est une belle victoire de 29-21 contre les Blue Bombers qui donnera l’occasion d’une revanche des Alouettes, puisque cette fois ce seront les Eskimos qui se rendront à Montréal la semaine prochaine pour y affronter nos oiseaux au stade Olympique. À suivre…

Lake Louise Mountain Resort

J’ai passé un dimanche très tranquille en me couchant très tôt puisque mon cadran allait se manifester à 5h lundi matin, non pas pour enseigner, mais pour bien profiter d'une journée de congé. Destination : Lake Louise Mountain Resort.

Fidèle à mon habitude, je me suis réveillé avant le son du cadran à 4 h 55. Une bonne douche et en route pour les Rocheuses. Pas le temps de déjeuner, j’arrêterai au Tim Horton’s de Red Deer vers 6h30.

Autour de 7h15, le soleil se lève à l’est et commence à éclairer les Rocheuses, wow c’est un des plus beaux levés de soleil que j’ai vu !

Ce sera une belle journée et la route, juste la route des Rocheuses qui est tellement belle, ça vaut le détour. En plus, je la prends pour skier au début novembre, pas banal !


Je prends plusieurs photos en roulant. Cette route est trop belle, j'aimerais l'apporter avec moi pour que vous puissiez rouler dedans si un jour vous n'avez pas la chance de venir dans l'ouest.






Un peu avant Canmore, je vois une énorme pancarte qui annonce l’ouverture de la station de ski de Lake Louise pour le 8 novembre. Trop quétaine, je m’arrête et je shoote une photo de moi-même et de la pancarte. Ah les photos shootées soi-même qui donnent toujours l’impression d’avoir 3 mentons...



Il est 9h30 et je gare ma voiture dans le stationnement du Lake Louise Mountain Resort. Je marche vers la station avec mes Head Intelligence i SL sur l’épaule prêts à se dégourdir depuis l’hiver dernier.


À la billetterie, on me dit qu’il y avait beaucoup de monde samedi et dimanche, mais qu’il ne devrait pas y en avoir énormément aujourd’hui était donné que nous sommes un lundi et que la plupart des gens travaillent. C’est justement pour cette raison que je ne suis pas venu avant !




Comme c’est le début de l’année, le trois quart des pistes sont fermées, mais ce qui est ouvert est beaucoup plus gros que le mont Orignal de Lac-Etchemin entre autres, je suis tout de même à Lake Louise. Ce qui est encore plus amusant, c’est qu’il ne m’en coûte que 30$ pour la journée et à ce prix, je sors déjà gagnant.

Il est évident que ce n’est pas une journée de poudreuse et seul le Glacier Express Quad chairlift est en fonction.


Dès ma première descente, je mets en marche le shuffle de mon MP3 qui choisi pour l’occasion Homecoming Queen du groupe Hinder.

http://www.youtube.com/watch?v=wkG56P9uBeU&feature=related

Titre très approprié sachant que je suis à Lake Louise, nommé en l’honneur d’une des filles de la Reine Victoria. Je profite à fond de chacune des descentes et je me garoche tout de suite au début dans la Men’s Downhill puisque l’épreuve Super G de la World Cup aura lieu la semaine prochaine et le fait de descendre dans cette piste rehausse mon plaisir actuel. Bonne descente avec moi pour ma dernière de la journée !




J’ai skié jusqu’à 15h, même si la dernière remontée du Glacier Express est prévue pour 16h. Je veux profiter du soleil, je suis tout de même à Lake Louise et je veux me rendre au lac pour visiter les environs. Je suis comblé et maintenant que j'y ai goûté, j'attendrai patiemment après le congé de Noël pour y revenir, mais cette fois dans la grosse poudreuse. See you soon Lake Louise Mountain Resort.




Louise Caroline Alberta Wettin

C’est en 1890 qu’un premier chalet a été construit sur la rive du Lac Louise, mais l’endroit était sans doute fréquenté depuis 10 000 ans.

En fait, des Autochtones habitent les Rocheuses depuis le retrait des glaciers de la période glacière. Leurs qualités de guides se sont révélées très précieuses pour les nouveaux venus lors de leur arrivée dans ces montagnes.

En août 1882, Tom Wilson, employé du Canadien Pacifique, entendit le grondement lointain d’une avalanche. Edwin Hunter, indien assiniboine, lui expliqua que le bruit venait de « la montagne enneigée située au-dessus du lac des petits poissons ».

Le jour suivant, M. Hunter guida jusqu’à ce lac M. Wilson, qui fut la première personne non autochtone à l’apercevoir. Impressionné par la couleur de l’eau, M. Wilson donna au lac le nom Emerald, qui signifie « Émeraude ».

Le 21 mars 1871, John Douglas Sutherland Campbell, marquis de Lorne, épouse la 4e fille de la reine Victoria et du Prince Albert, Son Altesse Royale, la princesse Louise Caroline Alberta Wettin qui devint aussitôt marquise de Lorne. Ce même Campbell est devenu le 4e gouverneur général du Canada de 1878 à 1883. Devenu plus tard le 9e duc d’Argyll, il suggéra en 1884 que ce lac porte désormais le nom de Louise en l'honneur de sa duchesse.

Et le prénom Alberta ?

Complété en 1885, le chemin de fer a donné une grande poussée démographique à la région, ce qui a forcé la création d’un gouvernement territorial. Cette grosse locomotive et ses wagons ont chassé les troupeaux de bisons. Comme les Amérindiens se nourrissaient de ces animaux qui disparaissaient, ils ont quitté ces terres qui ont par la suite été distribuées à des colons européens.

Plusieurs années plus tard, ce gouvernement territorial fut séparé en quatre portions dont l’une a été nommée en l’honneur du troisième prénom de la duchesse d’Argyll, Alberta.

Ces frontières étaient toujours menacées et non contrôlées. Lorsque la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest, devenue aujourd’hui Gendarmerie royale du Canada (GRC), a établi sa présence sur le territoire, le Canada, formé en 1867, ajouta ces 4 portions qui devinrent une seule, l’Alberta en 1905.

Il est 15 h 30 et je suis devant cet ancien lac Emerald : le lac Louise. Tant d’histoire pour un seul nom. Toujours émerveillé par cette beauté naturelle, je profite de l’absence de touristes pour prendre plusieurs photos en utilisant l’automatisme de 10 secondes que possède ma caméra.


C'est indescriptiblement magnifique...



Et puis je me shoote la photo qui deviendra celle que j'utilise sur ma page d'accueil...



J’observe également The Fairmont Château Lake Louise qu’ils ont construit sur la rive Est. Très beau château pour le nom d’une princesse, mais qui brise à jamais la vue naturelle complète qui précédait.



The Grizzly Paw Brewster’s

Toute cette visite me donne soif et Canmore m’attend pour souper. Quoi de mieux qu’une bonne soupe africaine piquante accompagné du célèbre « pasta of the month » et d’une savoureuse Beavertail Raspberry Ale.




Une bonne bière aux framboises de cette microbrasserie et les pâtes du mois m’ordonnent d’arrêter à chaque occasion. C’est pour moi un « passage obligé ». Il est 17h et le match des Oilers contre les Rangers vient à peine de commencer sur les écrans géants.

Je sais, je sais, il y a des fois où il faut savoir être opportuniste et d’autres fois, comme aujourd’hui où il faut tout planifier pour cette chance arrive au bon moment. À ce moment, Beavertail Raspberry Ale au palais, odorat plongé dans mes tortellinis arrabiata, mon ouïe qui se laissait bercer par le poste de musique alternative et ma vue qui encourageait les Oilers, seul le toucher me manquait pour compléter mes 5 sens. C’est alors que j’ai touché mon cellulaire et j’ai appelé Jean-Luc et Alexandre pour leur faire part de ma journée, eux qui ont habité 6 mois à Canmore et qui connaissent très bien le Grizzly Paw. Voilà 5 sens comblés et encore assez d’énergie pour refaire 4 heures de route pour Edmonton.

Quantum of Solace

Jeudi le 13, comme à chaque jeudi, je joue au hockey de 22h à 23h30. Mais cette fois, c’est différent pour deux raisons. La première, mon ami Olivier (Ducharme) remplace et j’ai la chance de l’affronter. Même si je l’ai bloqué plus souvent qu’à son tour, il a tout même réussi à me déjouer deux fois. Toutefois, le fait d’armes est après la partie car le nouveau James Bond est en salle vendredi et au City Centre, une représentation à 12:01 AM nous attend. Nous prenons notre douche en vitesse, pas deux bières dans la chambre, mais seulement qu’une et nous arrivons à 23h55 au guichet du cinéma. Nous sommes à temps. Olivier avait prévu l’imprévu et avait apporté six froides cervoises dans ses poches qui avaient gardé leur fraicheur dans la voiture pendant que nous nous affrontions sur la glace. Quelle excellente idée, il ne suffisait que la discrétion… Avec Daniel Craig, Judy Dench et une eau des glaciers, nous étions encore une fois comblés. Quantum of Solace a su mettre la cerise sur le sundae !

Go Als Go deux fois

1- Si le 31 octobre, je me suis fait humilier dans le Commonwealth Stadium alors que les Alouettes se sont fait rosser par les Eskimos, l’heure de la revanche avait sonné et c’est dans un stade Olympique bien rempli qu’avec Mat Bross, Mel, Ken & Alma nous avons écouté cette partie qui a tourné en faveur des Montréalais.

2- Si le 12 septembre j’ai eu la chance d’aller au McMahon Stadium de Calgary pour voir s’écraser les Alouettes devant les Stampeders, j’ai encore une fois une chance de revanche puisque la coupe Grey fait opposer ces deux mêmes équipes, soit Calgary et Montréal, mais cette fois encore, c’est au stade Olympique qu’à lieu cet événement qui donne un certain avantage aux Alouettes. Même Grant m’appelle pour me dire qu’il vote pour Montréal, car pour lui tout ce qui vient de Calgary ne mérite pas de gagner. Ça ne rappelle pas une certaine rivalité Canadiens-Nordiques ça ?

Toutefois, le scénario est devenu différent de celui que j’avais imaginé et les Stampeders ont démontré pourquoi ils représentaient la plus forte équipe de la ligue et ont remporté la « coupe grise ». Déception complète et à l’an prochain…

L’empreinte albertaine

Le lundi 24 novembre, notre classe débutait la semaine avec grande classe puisqu’un sculpteur de grande renommée albertaine venait faire un projet d’art avec les élèves de l’école. Mon groupe de 4e année était le premier à écouter religieusement l’enseignement artistique de M. Herman Poulin.

Le 29 juin 2007, avait lieu devant l’édifice du Parlement d’Edmonton la présentation officielle d’un monument en l’honneur des francophones albertains.

Une imposante fleur de lys en bronze de quatre mètre et demi de haut, qui rend hommage à la contribution des francophones à l’histoire de l’Alberta, se dresse désormais sur le terrain de l’Assemblée législative albertaine.


Hector Goudreau, ministre du Tourisme, des Parcs, des Loisirs et de la Culture, Jean Johnson, président de l'ACFA, Herman Poulin, artiste, Josée Saint-Laurent, gagnante du concours "Nommez le monument", Ken Kowalski, président de l'Assemblée législative et Denis Ducharme, député de Bonnyville / Cold Lake. (Source ACFA)

L'empreinte albertaine qui a été réalisée par Herman Poulin, est parsemée des empreintes de doigts de 1166 franco-albertains que l'artiste a rencontrés lors d'une tournée à travers 12 régions francophone de la province. D’un coût total de 340 000$, dont plus de la moitié a été défrayé par le gouvernement albertain, l’œuvre impose par son respect lorsqu’on s’y trouve devant.

C’est ce même M. Poulin qui venait monter un projet de sculpture avec mes élèves. D’une générosité exemplaire, M. Poulin a été d’agréable compagnie et ma conversation avec lui a dépassé largement nos connaissances réciproques. Un lien d’amitié s’est aussitôt créé lorsqu’il a mentionné que ses grands-parents étaient originaires de la Beauce également, St-Prosper plus précisément. Un grand moment dans mon histoire albertaine et un honneur d’être me retrouver en sa présence.

Muhammed Oli & The Great Durnin

C’est dans la joie et la nostalgie que s’est terminé mon mois de novembre car nous avons fêté le départ de mes amis Anne-Marie Durnin et Olivier Ducharme, avec qui je passais la grande majorité de mon temps aux Oil Kings, soirée Urban Lounge et partie de hockey sur glace et devant la télé.
Oli Dutch et The Great Durnin retournent au Québec au début de décembre et je ne peux m’empêcher d’avoir un pincement de les voir quitter. Je leur souhaite bonne chance en espérant vous revoir le plus rapidement possible lors de mes retours dans la Belle Province.

Are you like Bode Miller ?

Le samedi de la dernière journée de novembre, je suis devant mon écran de télévision. CBC sports présente le Super G des hommes à Lake Louise. Je sais à l’avance que les meilleurs au monde comme le légendaire allemand Hermann Maier, le suisse Didier Cuche, l’américain Bode Miller et les canadiens comme l’albertain John Kucera ainsi que les québécois Manuel Osbourne-Paradis et Érik Guay sont particulièrement honorés de descendre dans la même piste que j’ai préparée pour eux il y a 3 semaines déjà. Blague à part, je veux voir Érik Guay remporter cette course.

Le Québécois a fait une excellente descente terminant 8e. Toutefois, c’était sans compter sur l’albertain et favori de la foule John Kucera qui a rapidement établi le meilleur temps provisoire. Le vétéran allemand Maier qui a repris quelques centièmes de seconde le meilleur temps provisoire. Mais le fait d’armes de cette journée demeure l’américain Bode Miller qui, lors de sa descente à plus de 120 km/h, alors qu’il établissait un temps plus rapide que Maier, a perdu un ski à la 55e seconde et a plus qu’habilement contrôlé son arrêt sur une seule jambe. QUEL EXPLOIT ! À voir absolument !!!

http://www.youtube.com/watch?v=cE4bnrNavOY

Sur la plus haute marche du podium, à 37 ans, Hermann Maier levait fièrement la main au public qui l’acclamait. Ce même public s’exclamait encore plus fort pour la deuxième marche lorsque l’albertain John Kucera montait les 2 bras en l’air en signe de meilleur performance à vie en Super G. C’est le suisse Didier Cuche qui réclamait les derniers applaudissements de cette foule en prenant la 3 e place. C’est à ce moment que j’ai su que c’était gratuit pour les spectateurs et soyez assuré que l’an prochain, à la même date, je ferai parti de la foule.

Celui qui regarde ses billets de Rise Against, Metallica, Ill Scarlett et DragonForce sur son réfrigérateur en sachant très bien que le mois de décembre sera aussi amusant que novembre l’a été.
Luc

vendredi 31 octobre 2008

La crise d'octobre

Salut les Oktoberfestifs,

C’est en octobre 1970 qu’un groupe armé, le Front de libération du Québec, communément appelé FLQ, kidnappe l’attaché commercial de la Grande-Bretagne James Richard Cross et le ministre du travail Pierre Laporte. Ce dernier sera retrouvé sans vie quelques jours plus tard. Le pont Pierre-Laporte a été nommé en son honneur. La crise d’octobre était à l’époque, une crise à saveur politique.

Près de 40 ans plus tard, une autre crise fait son apparition en octobre, mais cette fois on parle de crise économique.

L’Alberta encore définie comme une province riche se dirige vers un déficit pour la première fois depuis bien longtemps. La crise économique semble vouloir frapper tout le pays et l’ouest canadien ne sera certes pas épargné.

Mon Oktoberfest

L’Oktoberfest est un festival de 16 jours se déroulant à Munich en Allemagne. Cette fête de la bière, avec six millions de visiteurs, est la plus grande fête populaire au monde. Face à cette crise économique évidente, plutôt que de me morfondre, j’ai préféré tenter de créer mon propre Oktoberfest en profitant de 16 activités pendant le mois. Contrairement aux Allemands, mon Oktoberfest se veut un festival sportif et culturel et non une simple beuverie folklorique.

Les mains de Dieu (Guitar Hero)

Mon festival commence en force le samedi 4 octobre à 10h par une dernière ronde de golf pour clore la saison avec mon acolyte habituel Grant avec qui je passerai toute la journée ensoleillée. À 16h30 nous nous rendons au Commonwealth Stadium car les Eskimos reçoivent les Blue Bombers de Winnipeg au football de la Ligue Canadienne. Toujours aussi amusant d'aller dans ce stade en plein air dans une journée ensoleillée et dont la vue sur la ville est splendide !


Comme à l’habitude, je réussis à me trouver un billet à 10$ dans ce stade pouvant contenir 60 000 spectateurs dont près de 35 000 assistent régulièrement aux rencontres. Après cette belle victoire de 36-22 des Eskimos, Grant et moi nous dirigeons vers le West Edmonton Mall car la salle de spectacle Edmonton Event Centre accueille ce soir l’un des meilleurs guitaristes au monde, Joe Satriani. Grant m’a fait cet honneur en me faisant cadeau d’un billet.

Sur la route pour s’y rendre, nous écoutons un CD du guitariste et il se met à pleurer à chaude larme pendant la pièce instrumentale « Always with me, always with you ». Il m’explique que cette mélodie était la préférée de sa mère décédée depuis peu. Comme c’est un hit de Satriani, je suis persuadé qu’il la fera et je serai à ses côtés à ce moment-là.

Nous arrivons au Edmonton Event Centre et nous nous stationnons tout juste à côté de l’autobus de tournée de l’artiste principal. Impressionnés par cet autocar de luxe, nous entrons dans la salle.

Évidemment, la salle est pleine à craquer puisque tous les billets sont vendus depuis plus d’un mois. Comme c’est admission générale, nous réussissons à nous faufiler et avoir une place assez près de la scène.

Mountain, un vieux groupe des années ’70 qui a participé au festival Woodstock en 1969 ouvre le spectacle, mais outre leurs succès « Nantucket Sleighride » et surtout « Mississippi Queen », ça manque d’ambiance.

À 21h30 précise, Joe Satriani fait son entrée sous les hurlements de la foule. À ma grande surprise, il est accompagné par l’un des meilleurs joueurs de basse au monde, Stuart Hamm. QUEL DUO ! Et en plus, il commence par ma préférée : Flying in a blue dream !!

Satriani et Hamm enchaînent hits après hits et virtuosité musicale inégalable. Je me retourne vers Grant et je lui dis : « Je pense que je ne verrai jamais Dieu de mon vivant, mais je crois le voir à travers les mains de Satriani et Hamm ce soir. C’est à couper le souffle ! Au rappel, Satriani prend le micro et présente : « Always with me, always with you ». Je me retourne vers Grant et déjà il a les yeux inondés. Je suis content d’être avec lui en ce moment. Il ne cesse de s’essuyer les yeux et il me sourit en même temps. Il me fait une accolade en me remerciant d’être là… tout ça pendant cette chanson dont les décors et la scène était identique à ce que nous avons vu à Edmonton.

http://www.youtube.com/watch?v=6yc8xyL0Xxo

Tout de suite après, Satriani entamne une pièce sans doute pour rendre hommage à Grant, son grand succès "Crying". À la fin de cette magnifique balade, Satriani se tasse et Stu Hamm prend toute la place et nous fera un solo de basse. Sincèrement, j’en ai vu des solos de basse, mais je dois avouer que celui que j’ai vu de Stuart Hamm écrase largement les autres. C’est vraiment un des meilleurs au monde.

Il est minuit et ils ont joué pendant 2h30. Nous écoutons la foule dans le stationnement qui crie son appréciation du show et qui attend massivement devant le bus de Satriani.

Je vais reconduire Grant chez lui et au lieu de rentrer chez moi, je retourne au Edmonton Event Centre, des fois que je pourrais les rencontrer.

Lorsque je suis arrivé, les musiciens n’étaient toujours pas sortis de la salle, la foule attendait depuis plus de 30 minutes encore plus massivement en scandant JOE, JOE JOE!

Une dizaine de minutes plus tard, Satriani sort pour se rendre au bus et il est envahi par ses admirateurs. Trop de monde, jamais je ne pourrai me rendre à lui. Non loin, juste derrière, Stu Hamm sort et personne ne va vers lui, tous attirés comme des aimants par Satriani. Je m’approche du bassiste pour lui serrer la main en lui disant : « I will probably never see God in my whole life, but I saw him tonight through the hands of Satriani and you Mr. Hamm. »

Il s’arrête et me dit que c’est l’un des plus beaux compliments qu’on lui ait fait. Je lui racontais que c’était la 4e fois que je voyais Satriani en concert (Québec 2 fois et Chicago). Nous avons jasé de musique pendant une quinzaine de minutes et il me demande si je veux rencontrer Satriani. Gêné, je dis non, mais il insiste. Je passe devant toute la foule et je serre la main du Guitar Hero dont la longueur des doigts dépasse presque la longueur de ma main. Stu Hamm veut savoir si je suis sur Facebook. Il prend mon nom en note avec son crayon. Je serre la main une dernière fois à Stu et je le laisse partir dans son autocar de luxe pour son prochain spectacle qui aura lieu à Calgary le lendemain.

Je retourne à ma voiture en marchant dans le vide tellement je flotte. J’arrive chez moi, je vérifie mes courriels sur hotmail dont un me dit : Stuart Hamm souhaite vous inviter sur Facebook.

J’ai aussitôt accepté, évidemment et encore aujourd’hui, nous continuons de nous écrire par hotmail à l’occasion.

C’est ce même gars qui a fait l’un des plus beaux solos de basse que tu peux voir en suivant le lien. Et en passant vers la fin, la foule ne hue pas en criant chooooooooou, mais bien Stuuuuuuu.
http://www.youtube.com/watch?v=j6LrVQwtcpI
Les mains de Dieu (The best jam ever)

Dimanche matin, j’ouvre le Vue Weekly, journal des choix de sorties, et je vois en tout petit dans les activités du 5 octobre que le groupe américain Three(3) est au Starlite ce soir et je me rends compte que les billets sont à 10$. Un aussi bon groupe à si bas prix et dans une salle intime… wow ! Je vais sur le site du Starlite pour m’assurer que c’est le bon groupe que je connais et en effet sur le site on dit même que c’est un ajout de dernière heure.

Je m’y présente quand même assez tôt car je veux être certain de me procurer un billet. Cependant, je crois qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui a vu l’information dans le journal car nous ne sommes qu’une vingtaine. Dans la salle, nous nous demandons même si le show aura lieu, même si les instruments sont déjà installés. Le chanteur Joey Eppard prend le micro et dit : Vous êtes peu et nous vous remercions d’être ici. Il n’y a eu aucune publicité pour ce show, alors vous ne regretterez jamais d’être venu nous voir. Enjoy the show guys !

En compagnie de la poignée de spectateurs, je suis collé paisiblement sur la scène pour les voir. J’attends 3 moments forts : All That Remains leur plus gros succès, See Emily Play qu’ils reprennent de Pink Floyd et le chanteur Joey Eppard jouer « Bramfatura », un solo de guitare acoustique très reconnu, même utilisé dans le jeu « Guitar Hero ».

Nous ne sommes que 20, mais ce sont de vrais fans qui sont dans la salle. Lorsque le groupe a joué « All That Remains », tous excepté moi connaissaient les paroles, tout comme « See Emily Play ». Ils ont joué pendant près de 2h et au rappel, j’ai enfin eu droit à « Bramfatura ». J’avais l’impression de revoir Joe Satriani, mais cette fois avec une guitare acoustique dans les mains, à toi d’en juger.

Joey Eppard – Bramfatura
http://www.youtube.com/watch?v=mlUZFfWebo0

Tout de suite après pour terminer le spectacle, le groupe a fait un jam session avec les deux drummers. Eppard s’est ajouté à la guitare acoustique et la guitare électrique et la basse se sont joints aussitôt. Sérieusement, je n’ai jamais vu un aussi bon jam que celui que le groupe Three(3) a fait et la semblant de foule que nous étions hurlait de joie.

Le solo de Eppard, le jam du groupe additionné du show de Satriani et Hamm de la veille me font conclure que c’était une fin de semaine par les mains de Dieu.

Three – Jam
http://www.youtube.com/watch?v=LYGpbAkRF70&feature=related

Du premier mot à la publication d’un roman

Du 6 au 10 octobre, c’est la semaine des auteurs et notre école en fait également la promotion. Le comité de cette année a fait venir un auteur qui ne leur coûtait pas très cher en déplacement… MOI.

C’est avec grand plaisir que j’ai visité le vendredi 10 octobre toutes les classes de mon école de la 3e à la 6e année pour leur parler d’écriture dans une conférence que j’ai intitulé : Du premier mot à la publication d’un roman.

Ayant conservé toutes les étapes de création de mon premier roman Dominique2, c’est avec joie que j’ai tenté de donner le goût aux élèves et l’écoute de ceux-ci était des plus exemplaires et des plus attentives. Très valorisant et les OH ! et les WOW ! qu’ils émettaient me récompensaient dans chaque classe. Merci au comité pour cette initiative.

Une tradition albertaine

Nous sommes dans la fin de semaine de l’action de Grâce et le Thanksgiving Day est très important chez les anglophones de l’ouest. Grant m’invite à manger la traditionnelle dinde chez son père Norman en compagnie de toute sa famille. M. Mess est né à Aberdeen en Écosse et très fier de ses origines écossaises. Ce dimanche 12 octobre marque également la première partie locale des Oilers cette saison contre l’Avalanche du Colorado.

Tout au long du souper, Norman nous offre des tournées de vrai whisky écossais qui proviennent de la distillerie d’Aberfeldy fondée en 1896. Norman se fait un plaisir de me donner un cours d’histoire sur son « scotch » avant le premier des 4 culs secs familiaux. D’abord le mot whisky lui-même vient du mot gaélique écossais uisge beatha qui signifie eau-de-vie dont l’appellation est devenue whisky ou whiskey en anglais.

Quant au match des Oilers, les Écossais born and raised in Edmonton sont de fiers partisans des Pétroliers en s’affichant aux couleurs du club, soit copper & blue. Bien belle soirée avec la famille Mess se terminant par une victoire des Oilers. Comme le dit si bien Grant : Don’t mess… with the Mess !!!

Tradarnac

Vendredi le 17 c’est le RAJE qui se trouve à être le Rassemblement Albertain pour la Jeunesse d’Expression française. Pour l’occasion, les organisateurs ont fait venir le groupe franco-ontarien fort populaire chez les jeunes : SWING. Le spectacle se donne au Millenium Place et on a demandé ma présence comme bénévole pour aider à monter la scène le jeudi.

Swing se décrivent eux-mêmes comme des arnaqueurs de la musique traditionnelle, d’où le titre de leur dernier album Tradarnac. 7 fois en nominations pour le gala des Trilles d’Or en Ontario, ils étaient également en lice pour l’album de l’année francophone au JUNO.

De par ma présence comme bénévole, on m’invite à aller voir le show du vendredi tout de suite après ma journée d’école. Je me rends au Millenium Place et je vois une foule tout aussi en délire que si c’était Simple Plan devant eux. La plupart des élèves connaissent les paroles des chansons. Tu peux découvrir le groupe à l’adresse suivante :
http://www.legroupeswing.com/

Après le spectacle, on m’invite à sortir avec les gens de l’organisation et de Swing, mais je suis attendu avec Grant au Commonwealth Stadium car les BC Lions sont en ville pour y affronter les Eskimos, mais cette fois ce sont les Lions qui ont eu le dessus en écrasant les Esks 43-28. Toutefois, le soleil était encore une fois de la partie et je n'ai pas l'intention de manquer un match local des Eskimos... Cheers to you guys !

Ariane et les Cireux d’Semelles

Les cousines Danielle et Monique m’invitent au Haven Social Club puisque se produisent les artistes francophones en nomination au gala Western Canadian Music Award. En route pour le pub, Dane qui nous conduit passe prendre Michel Bénac, le chanteur du groupe Swing qui se joindra à nous. Très humble, Michel s’est avéré d’agréable compagnie et blagues après blagues nous avons enchaînées. Dans ce pub, Monique me fait découvrir une bière locale aux abricots faite par la micro brasserie Alley Kat que de deux ou trois pichets je me suis laissé prendre.

Nous sommes arrivés trop tard pour voir mon amie Ariane Maryke Lemire qui s’est finalement avéré la grande gagnante de cette catégorie lors de la remise des prix le lendemain. Bravo Ariane !!! Toutefois, mon coup de cœur de la soirée est allé à un groupe folklore de musique traditionnelle fransaskois : les Cireux d’Semelles. Accompagnée par cette bonne bière aux abricots en plus, je les aurais écoutés toute la soirée. Dommage qu’il y avait d’autres groupes dans cette soirée. Un peu comme La Bottine Souriante, ils ont vraiment le don de rendre joyeux le plus déprimé du monde avec leurs rigodons et leurs chansons à répondre. « Le Cireux et l’Avare » ainsi que « Embarque débarque » sont mes favorites.

http://www.myspace.com/lescireuxdsemelles

Cette belle soirée s’est terminée sur une autre belle note lorsque Michel m’a présenté un de ses bons amis en le qualifiant d’inspiration. Il l’a présenté sous le nom de Robert Paquette et je lui ai dit que le seul Robert Paquette que je connaissais avait composé une très belle chanson qui s’appelle « Bleu et Blanc ». Il se retourne et me serre la main en disant : « C’est bien moi. » J’ai chanté avec lui ce refrain de 1975 qui m’était resté en tête depuis mon tout jeune âge.

Il disait Bleu et blanc, vert et rouge
Sont les couleurs des cerfs-volants qui volent dans la nuit
Oseras-tu jamais prendre en mains les choses de la vie
Qui te tiennent à cœur


Venue de nulle part, pour enchanter ce moment magique, Monique a offert à tous une tournée de Banana Slip qui complétait cette magnifique soirée. Merci à tous… et à toutes.

La NBA à Edmonton

17 534 personnes ce sont déplacés au Rexall Place le 21 octobre pour voir un match hors concours de la NBA entre les Nuggets de Denver et les Raptors de Toronto. Faisant partie de cette foule, j’en étais à mon premier match de basketball professionnel. Sachant que le meilleur joueur de la ligue Allen Iverson porte maintenant les couleurs des Nuggets, je me considérais très chanceux.

Toutefois, pendant le réchauffement des joueurs de Denver, je ne vois pas le célèbre #3. On m’apprend qu’il est blessé à une cheville et qu’il ne participera pas à la rencontre.
Cependant toutes les autres vedettes des 2 équipes y sont comme Carmelo Anthony, Anthony Carter et J.R. Smith chez les Nuggets et Chris Bosh, Andrea Bargnani, Jose Calderon et Jermaine O’Neal chez les Raptors qui ont perdu 104 à 95. Une très belle ambiance et des paniers tellement incroyables, beaucoup plus amusant en direct que de regarder à la télé.

Lucian Bute VS Librado Andrade : Le Tombeur

Vendredi 24 octobre, je cherche le combat de boxe sur tous les Pay-Per-View que m’offre Telus TV. Mais il n’y a rien à faire, le combat pour le championnat du monde entre le montréalais d’origine roumaine Lucian Bute et l’américain d’origine mexicaine Librado Andrade n’est pas accessible. Je veux voir ce combat absolument qui est présenté devant plus de 16 000 spectateurs au Centre Bell de Montréal ! Aucun bar ne le présente à Edmonton et je ne connais personne qui a Bell Expressvu qui est intéressé. Je suis donc confiné à mon salon devant mon ordinateur branché sur le site de RDS.ca en cliquant sur les mises à jour du combat.

Éric Cloutier m’envoie un message sur mon Facebook et me suggère de me brancher sur le site de CKAC à Montréal car le combat est radiodiffusé. Le descripteur est le bon vieux Jean-Paul Chartrand et l’analyste est selon moi le meilleur connaisseur en matière de boxe : Russ Amber.

Lucian Bute, c’est le champion du monde et on le surnomme le Tombeur car il est percutant et fait tomber ses adversaire, mais aussi car il a un charme irrésistible auprès de la gente féminine, d’où son nom : le Tombeur.

Moi, c’est sa façon de boxer que j’admire et également le modèle de personne qu’il est dans la vie de tous les jours. Toutefois, son adversaire Andrade est un coriace et me fait peur.

Le combat est incroyable à la radio, pendant les 11 premiers rounds, Bute domine largement. Chartrand et Amber mettent beaucoup d’émotions dans la description du combat. Moi qui ai écrit sur mon statut de Facebook que j’écoutais le combat, Éric et moi ajoutons commentaires par-dessus commentaires à ce statut. Puis arrive le 12e et dernier round du combat, dont Bute est largement en avance. Bute est à 3 minutes de combat de conserver sa ceinture de champion du monde. Mais Andrade avait une autre fin à cette histoire…

Andrade vers la dernière minute, frappe le champion d’une droite sans merci et le Tombeur est sonné. À 30 secondes de la fin du combat, Bute est dans un autre monde et ne fait que se déplacer dans le ring pour sauver du temps. Mais Andrade continue de marteler notre champion. Chartrand et Amber crient comme des défoncés et moi je ne sais plus comment me positionner dans mon salon. Éric écrit plein de commentaires et alors qu’il ne reste que 3 secondes au combat, Le Tombeur tombe complètement K-O.

La cloche ne peut mettre fin au combat, Bute doit absolument se relever, avant que l’arbitre n’est compté 10 secondes, tout en montrant ses gants à l’arbitre montrant qu'il est prêt à continuer.

Toutefois, Andrade perd 3 secondes à discuter avec l’arbitre Marlon B. Wright qui commence son compte de 10. Bute se relève p-é-n-i-b-l-e-m-e-n-t, mais n’aurais jamais été en mesure de reprendre le combat. Puis le combat reprend pour terminer les 3 dernières secondes, mais aucun coup n’est porté et nous entendons la cloche.

Amber et Chartrand ne savent plus comment décrire ce qui se passe devant eux…

Éric et moi sommes maintenant rendus à 40 ou 50 commentaires sur mon statut Facebook. Il est 22 h 45, le combat est terminé et nous ne savons pas du tout qui de Bute ou Andrade est le gagnant. Sincèrement, je suis dans mon salon complètement épuisé tellement j’ai forcé pour Bute. Éric m’écrit la même chose 10 secondes plus tard.

Est-ce une victoire par KO pour Andrade ou une victoire par décision unanime de Bute ?

Puis l’annonceur du Centre Bell prend le micro et annonce que le Tombeur est toujours champion du monde. J’appelle Éric pour vivre toute cette excitation en direct avec lui. Puis il me demande si j’ai envie de sortir car c’est vendredi soir, mais je lui réponds que le combat m’a épuisé et il me répond de même.

Voici en différé la dernière minute de ce combat si excitant et écoute gueuler Chartrand et Amber…

http://www.youtube.com/watch?v=Dk_Zq2Z71jE&feature=related

Personnellement après avoir vu le combat quelques jours plus tard à RDS, je suis d’accord que Bute aurait dû perdre, mais l’histoire fait bien les choses et un autre combat passionnant aura lieu en 2009 entre ces deux grands boxeurs. À suivre…

Alouettes trop gentilles Alouettes, Alouettes ont s’est fait plumer !

31 octobre, jour de l’Halloween, dernier match de la saison des Eskimos et les visiteurs sont très attendus depuis longtemps car ce sont les Alouettes de Montréal. Malheureusement pour les fans des Eskimos et des Alouettes, le match n’a aucune importance puisque les deux clubs sont assurés de faire les séries et plusieurs vedettes de chaque équipe ne sont pas en uniforme. De plus, la température est typique de la fin d’octobre : pluie, vent et frette. Plusieurs spectateurs ont préféré la chaleur du salon plutôt que ces mauvaises conditions presque hivernales. Je crois que plusieurs joueurs des Alouettes auraient également préféré ne pas être en uniforme car le club était absent sur le terrain. Les Eskimos ont donné une « dégelé » aux Alouettes en les déplumant 37-14.

Cependant, il semble presqu’assuré que ces deux clubs s’affronteront en série au Stade Olympique et c’est là que nous verrons la vraie valeur des deux équipes. À suivre…

Fin de mon Oktoberfest 2008

Tel que mentionné en début texte, l’Oktoberfest est la fête la plus populaire au monde avec son festival de bière qui dure 16 jours. Mon Oktoberfest n’a pas duré 16 jours, mais était composé de 16 activités fort amusantes dont la rencontre avec Stuart Hamm aura été le fait d’armes du mois. Malgré tout le plaisir que j’ai eu, je ne suis pas triste de voir quitter octobre car novembre s’annonce tout aussi palpitant. Je souhaite de tout coeur que les coupures qui auront lieu prochainement dans les entreprises puissent ne pas trop vous affecter.

Celui qui espère voir Barack Obama être élu comme 44e président des Etats-Unis le squatre novembre au soir comme le disait Jean Chrétien, mais dont la plus grande nouvelle marque la fin de George W. Bush comme président,

Luc

mardi 30 septembre 2008

Le septième sens

Salut les gouvernés minoritairement par Stephen Harper,

Il y a longtemps que je n'ai pas fait d'apparition sur votre écran et c'est une négligence de ma part qui en est la cause. C'est la deuxième fois que je compose ce message puisque la première fois, alors qu'il était écrit au complet, je l'ai par erreur complètement supprimé. Alors voici la version 2.0 du septième sens.

Qu'on soit pour ou contre, la possibilité d'une coalition fait beaucoup jaser et je vous dirais que les Albertains jasent beaucoup. D'abord, comme Rita ma directrice me l'a fait remarquer, les couleurs politiques de l'Alberta sont comme celles des Oilers : Beaucoup de bleu et blanc (PC) et un tout petit peu d'orange (NPD). Les gens d'ici ont élu les Conservateurs dans toute la province à l'exception d'un seul comté. Sur les lignes ouvertes des radios locales, on déplore ouvertement la décision du Bloc Québécois. Certains auditeurs demandent au Québec de se retirer du pays tandis que d'autres Albertains demandent un référendum pour que l'Alberta se sépare si cette coalition s'officialise. Ce sont des commentaires de certains auditeurs, mais il m'est difficile d'affirmer que c'est une réflexion partagée par l'ensemble de la population.

Le septième sens

Nous connaissons tous déjà les 5 sens ; la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher. Le terme du sixième sens est souvent utilisé comme un pressentiment anticipé (mon 6e sens me dit que...). Il est parfois utilisé comme étant la capacité de voir ou de ressentir des esprits, comme c'était le cas dans le film Le sixième sens avec Bruce Willis.

Toutefois, la vraie définition du sixième sens est la capacité de percevoir la gravité par notre cerveau. Cependant, l'expression mon sixième sens me dit que... s'emploie encore et toujours comme un pressentiment de la personne qui en fait mention, au même titre que mon petit doigt me dit que...

Depuis que je suis en Alberta, je crois avoir découvert un septième sens et je le définie : le feeling anticipé précédant un événement quelconque et qui est amplifié en vivant l'événement.

Depuis le dernier envoi en début septembre, j'ai eu l'occasion de vivre à fond en compagnie de ces 7 sens et je tenterai au maximum de vous les faire ressentir.

Par la grande porte (sens : la vue)

En septembre, il y a deux routines plus qu'agréables que je respectais. Une sortie le vendredi soir avec mon ami Oli Dutch (Olivier Ducharme) et une ronde de golf le samedi with my english friend Grant Mess.

Nos vendredis sont assez simples à résumer : Oil Kings et Urban Lounge. Notre bon ami Corey (Loranger) est celui qui fait l'animation de toutes les parties locales des Oil Kings. Il est tout simplement phénoménal, surtout avec les plus jeunes. Par son entremise, il nous laisse à l'entrée des billets à prix respectables et nous avons notre place garantie au Rexall Place. De plus, les billets de Corey nous donnent accès au lounge du journal Edmonton Sun qui est situé tout près du vestiaire des Oil Kings, qui lui est tout juste à côté de celui des Oilers. C'est donc grâce à Corey que nous entrons au Rexall Place... par la grande porte.

Oli et moi avons vu les matchs des Oil Kings contre les Rebels de Red Deer, les Blazers de Kamloops et les Tigers de Medecine Hat.

Lors du match qui opposait les Oil Kings aux Rebels, Corey nous demande de le rejoindre au lounge de la section 118 après le match car il a envie de sortir avec nous. Les Oil Kings qui perdaient 3 à 1 avec 5 minutes à faire en 3e période ont marqué 2 buts pour créer l'égalité et forcer la prolongation. Aucun but n'a été marqué. Donc place à la fusillade. Au grand plaisir de la foule et nous-mêmes, les Oil Kings ont remporté la victoire 4 à 3.

Oli et moi nous dirigeons là où Corey nous attend et remarquons un lounge d'un luxe fort agréable, avec un petit bar et de grands écrans plats pour suivre la rencontre de hockey, mais aussi d'autres écrans qui suivent la partie des Oilers qui jouent ce soir-là à Calgary.

Corey arborant son gilet des Oil Kings vient nous rejoindre et nous serre l'accolade. Il nous présente la très ravissante Janine qui est la partner activation specialist des Oil Kings et des Oilers. Oli Dutch et moi entreprenons une conversation anglophone avec Janine, fort heureux d'avoir une nouvelle amie, mais aussi une amie qui fait partie de la grande famille des Oilers.

Pendant ce temps, une petite fille de 7 ou 8 ans avec le gilet des Oil Kings sur le dos vient faire un câlin à Corey. Famous Corey nous laisse tomber et fait la discussion avec la très jeune partisane. C'est enchanteur de voir à quel point Corey réussit à la faire parler.

Avant de quitter le lounge des Oilers, Corey et Janine nous font visiter l'endroit dont jamais nous aurions accès sans leur présence. Mon regard est attiré par le studio d'enregistrement, là où toutes les caméras du Rexall Place sont contrôlées et toutes les reprises vidéo sont rediffusées. Quelle salle à la fine pointe de la technologie, aux normes de la NHL.

En me retournant, elle est là, juste devant moi. Elle m'avait observé depuis que j'étais dans le lounge, mais je lui avais involontairement tourné le dos depuis. Je fige devant elle, mon sens de la vue discute avec mon septième sens et me fait vibrer. Une petite barrière tenue par une simple corde nous interdit l'accès physique, toutefois mes yeux peuvent franchir cette inaccessibilité et nous nous regardons droit dans les yeux.

Voyant mon émerveillement, Oli Dutch, qui a sa caméra numérique sur lui, m'offre de conserver ce souvenir visuel éternellement. Janine propose de demander à un représentant des Oilers de prendre la caméra et de nous immortaliser devant cette porte si grandiose.
Luc, Janine, Olivier et Corey devant LA porte.

Cette porte dorée au logo des Oilers s'ouvre comme des portes d'ascenseur et conduit au vestiaire des Oilers. C'est derrière cette porte fermée que Wayne Gretzky et les autres grands des Oilers ont célébré les coupes Stanley de 1984-85-87 et 88. C'est derrière cette même porte que Mark Messier, alors capitaine des Oilers, a rapporté la coupe dans ses bras en 1990 pour célébrer dans ce vestiaire. Cette même porte s'ouvre délicatement avant chacune des parties locales des Oilers et laisse passer les joueurs avant chaque affrontement.

Et moi, par l'entremise de mes amis qui travaillent au Rexall, je passe par la grande porte pour me présenter devant LA grande porte.

Nous avons poursuivi chacune de nos soirées du vendredi au Urban Lounge, un pub branché sur la Whyte Avenue. Ce bar est l'équivalent du Metropolis à Montréal, du Dagobert à Québec ou du Kool House à Toronto. Les meilleurs bands de musique rock ou alternatif d'ici y jouent. Nous avons aussi découvert un groupe anglais du UK (prononcé youkaille par les gens du nord de l'Angleterre qui a pour nom Beat Union. Oli a même acheté le CD tellement ils étaient bons. Nous avons dansé à en transpirer.

Dans ce même pub, nous avons aussi vu le band canadien Sloan ainsi que d'autres bons groupes de rock actuel (Rocket Sauce) et même un band qui faisait de la musique des années '80 (Ratt-Poison).

Les parties de golf avec Grant ont toujours une saveur un peu particulière. C'est comme une guerre amicale français contre anglais. Avec lui, je suis l'image de tous les francophones canadiens et il est le symbole de la reine d'Angleterre en sol canadien. C'est fort agréable de défendre les miens et d'affronter tous les anglophones du pays dans un duel sans merci, agrémenté d'une voiturette et de quelques Kokanee. Nous avons joué une ronde de golf chaque samedi de septembre et d'octobre. En sa compagnie, il n'y a pas que mon golf qui s'est amélioré, mais surtout mon anglais. You are a very good friend buddy !!!

Le vendredi 19 septembre, avec Mat Bross, Oli Dutch et sa blonde The Great Durnin, nous sommes allés voir les Golden Bears s'incliner contre les champions de la coupe Vanier de l'an passé, les Bisons du Manitoba. Malgré la victoire des Bisons, je peux remarquer que ce club a perdu beaucoup de joueurs et qu'ils ne représenteront pas l'équipe à battre de la section ouest du football universitaire canadien.

Le dimanche matin du 21 septembre, les nouveaux golfeurs Mat Bross et Mel ainsi que Stevo et moi sommes allés jouer un p'tit neuf trou au tout nouveau club de Sherwood Park. Quand je dis tout nouveau, je n'exagère pas. Il est tellement nouveau qu'il n'est pas fini de construire. On peut voir des tas de sables sur les allés, un bulldozer nous a même obligé à frappé un coup de plus pour le contourner. Cependant, ce sera tout un terrain dans 4 ou 5 ans, mais en attendant il représente un beau défi.

En après-midi, Stevo et moi sommes allés au Rexall Place pour voir la Joey Moss Cup qui opposait deux équipes des Oilers, les Blancs contre les Bleus. Stevo, c'est Steve Lahaie qui habite Jasper et chaque fois qu'il a l'occasion de venir à Edmonton, il habite chez nous avec Mat et Mel.

Stevo et moi avons remarqué que plusieurs bons jeunes joueurs feront bientôt partis de l'alignement partant des Oilers dont le gardien québécois Jeff Drouin-Deslauriers ainsi que le tellement talentueux Rob Schremp. Un bel après-midi au Rexall pour nous donner encore plus le goût que la vraie saison commence.

Stevo et Marie-Claude sont depuis peu nouveaux parents d'un beau garçon qui s'appelle Félix-Olivier.

Strings attached (sens : l'ouïe)

Mercredi le 24 septembre, une soirée reconnaissance aux enseignants de l'Alberta comme je les aime. Pour souligner le travail que nous accomplissons en classe, les Conseils scolaire d'Edmonton nous invitent au Francis Winspear Centre pour voir l'orchestre symphonique d'Edmonton (ESO).

Dr. Francis G. Winspear est né à Birmingham, en Angleterre en 1903. Il est arrivé en Alberta avec sa famille à l'âge de 8 ans. Dans les années '20, il est un gradué en comptabilité de l'Université d'Alberta. Dans les années '40, il est déjà à la tête de la plus grande firme de comptables d'Edmonton. Par sa fortune, il aide la ville à construire la société symphonique et d'opéra d'Edmonton. Au début des années '80, il a donné plus de 6 millions de dollars pour la construction du Edmonton Concert Hall... qui porte aujourd'hui son nom.

Je me sens vraiment choyé d'y être puisque l'an passé je voulais voir l'orchestre symphonique, mais les billets sont assez dispendieux et souvent tous vendus à l'avance. J'y suis ce soir et c'est gratuit en plus. Merci à mon conseil, j'apprécie vraiment !

C'est tout bien vêtu que dans ce merveilleux amphithéâtre spécialement conçu pour ESO nous étions invités.

D'abord, juste le fait d'entrer dans la salle vaut le prix d'entrée. Je rejoins mon siège et m'aperçois que je suis assis à dans la 4e rangée en avant à gauche, juste en face des violonistes.

Cette photo a été prise par un membre du Winspear Centre un autre soir puisque nous ne pouvions prendre de photo à l'intérieur. C'est pour donner une idée d'où j'étais situé à la 4e rangée à gauche, donc très en avant.

C'est Strings Attached qui était le thème de la soirée puisque instruments à cordes tels les violons, les violoncelles et les contrebasses étaient à l'honneur, sous la direction du chef d'orchestre, Mr. William Eddins.

3 grands artistes de renommé internationale accompagnaient l'orchestre pour chacune des parties. Nikki Chooi au violon, Joshua Roman au violoncelle et DaXun Zhang à la contrebasse.

Mon sens de l'ouïe est fin prêt à accueillir l'orchestre d'abord qui a joué comme pièce d'entrée Orphée et Eurydice : overture du compositeur allemand Christoph Willibald Gluck. Je suis vraiment charmé. D'autant plus que mon regard est attiré par une belle violoniste qui me transporte par sa musique et qui n'a aucune idée qui je suis dans cette foule parmi tant d'autres.

Puis maître Eddins se lève et la foule également pour accueillir Nikki Chooi. Chooi, un jeune violoniste canadien qui fait partie de l'orchestre National du Centre des Arts, est venu interpréter une pièce de Johann Sebastian Bach : Violin Concerto No. 1 in A minor. Je suis époustouflé par le talent de ce jeune virtuose, tout en continuant de jeter un regard sur la belle violoniste qui est discrètement dissimulée dans l'orchestre qui accompagne Chooi. Nous lui avons, évidemment réservé une ovation debout.

C'est alors qu'un jeune garçon de 22 ans avec une grosse tête frisée rousse fait son entrée en compagnie de son violoncelle qu'il pique sur le plancher. Originaire d'Oklahoma City, l'américain Joshua Roman est décidé à m'impressionner. Il a choisi d'interpréter une pièce du violoncelliste de réputé mondiale Luigi Boccherini : Cello Concerto No. 9 in B-flat Major. Fort heureusement, je suis bien ficelé sur mon confortable siège, sinon j'y tomberais. Il est hallucinant et plusieurs fois les gens applaudissent la maîtrise parfaite de son instrument.

Pendant l'intermission, j'ai discuté avec les autres membres du personnel de mon école et tous étions unanimes à vanter les mérites du jeune violoncelliste. On m'a même demandé si j'avais remarqué la belle violoniste qui est à l'arrière plan dans le choeur de l'orchestre et mon sourire facile leur donnait la réponse qu'elles voulaient entendre.

Pour la deuxième partie du concert, c'est DaXung Zhang qui est venu rendre hommage au plus célèbre contrebassiste Giovanni Bottesini par la pièce Double Bass Concerto No. 2 in B minor. Moi qui ai toujours vu la contrebasse jouée calmement dans le jazz est agréablement surpris de voir que cet instrument peut être joué très rapidement. Tout simplement, wow !

Tout comme Chooi et Roman, Zhang a également reçu avec justesse son ovation debout.

Ma jolie violoniste a repris sa place sur le bord de la première rangée, juste devant moi, puisque l'orchestre jouait la finale sans invité et c'est Water Music, une composition de Georg Friedrich Handel qui allait clore cette soirée qui a comblé mon ouïe.

Celui qui a utilisé son ouïe pour entendre la jolie violoniste, sa vue pour la regarder, qui aurait bien voulu la goûter et la toucher pour sentir son odorat, que son 6e sens lui interdisait de le faire, mais dont le septième sens a travaillé toute la soirée,

Luc

dimanche 31 août 2008

Le grand collisionneur de hadrons

Salut à chacun et chacune d'entre vous,

Je suis de retour, moi l'ennemi #1 de votre curseur et peut-être également celui de votre patience. Cependant, pendant mes vacances d'été, j'ai rencontré plusieurs d'entres vous (désolé pour tous ceux que j'ai manqués) et j'ai remarqué que même les quelques personnes qui ne m'ont jamais retourné de commentaires lisent mes longs messages et pour la plupart, au complet.

J'avais beau raconter ce que je vivais dans l'Ouest pendant un an et vous étiez tous déjà au courant parce que vous avez pris du temps pour moi en lisant en diagonale ou en totalité. Sincèrement, merci du fond du coeur. Je me suis rendu compte que même au loin, je suis toujours présent avec vous. Mon été m'a également permis de renouer avec des gens dont j'avais perdu la trace depuis plusieurs années et c'est pourquoi plusieurs noms ce sont ajoutés sur cet envoi. À ma surprise, un grand nombre a pris habitude à me lire avec régularité et attendent avec hâte ce nouveau message. Bonne lecture aux anciens et bonne patience aux nouveaux.

Un été sans point ni coup sur

C'est le titre d'un très bon film québécois que je suis allé voir sur le thème du baseball. Les acteurs Pierre-Luc Funk (est-il parenté avec toi Katrine ? Si oui, fais lui mes plus sincères félicitations), Patrice Robitaille et Roy Dupuis sont excellents. Au baseball, le terme sans point ni coup sur signifie que le lanceur a été parfait sans accorder de point ni de coup sur à l'équipe adverse. C'est pourquoi moi aussi j'ai passé un été sans point ni coup sur avec mon fils, c'est-à-dire que Xavier et moi avons passé un été parfait !

Pour être bref, voici les activités principales que nous avons faits pendant l'été : Plusieurs randonnées en vélo sur la piste cyclable de Notre-Dame-des-Pins à St-Georges et celle reliant Vallée à Ste-Marie.


2 rondes de golf à Beauceville dont une où Xavier conduisait la voiturette de golf, le plus beau moment père-fils jusqu'à maintenant.



Nous sommes aussi aller tripper ensemble au Village des Sports. Il y a aussi eux du Tennis, Soccer, Basket, du Billard avec son Pappy et moi, 6 films au Cinéma dont Kung-Fu Panda, Clone Wars, Voici Dave et Indiana Jones 4 au ciné-parc, les activités du 400e de Québec, le spectacle de Pascale Picard...


... et le lendemain promenade dans le Vieux-Québec avec visite du Belem (voilier de 1896)

et du Blue Nose (voilier sur les pièces de 10 sous), Québec Expérience 3D et spectacle en soirée de Vincent Vallières et Mes Aïeux. Nous sommes allés au chalet chez Alex Campagna (un most !) pour camper et passer la journée à faire des activités de piscine, terrain de volley etc, mais je ne peux tous les nommer. Nous avons également pris le temps d'aller voir plusieurs amis pour des soupers, activités de piscine ou sorties de tout genre. Merci à tous !

Que la force soit toujours avec toi ! -Yoda

Xavier et moi avons également écouté, pendant les nombreux jours de pluie d'été, la trilogie des premiers Indiana Jones qu'il a adorée autant que moi la revoir. Nous nous sommes aussi tapés consécutivement en 6 jours les 6 Star Wars, dont Xavier est le plus grand fan que je connaisse. S'il y a un quiz genre Tous Pour Un, il faudra inscrire Xavier. Il ne fera peut-être pas l'émission, mais il se rendra loin avant d'être éliminé. Il s'est mesuré à de vrais fans parmi mes amis tel Mathieu Guilbert ou Hugo Lamontagne et Xavier a su répondre précisémment à toutes leurs questions les plus détaillées. Les questions que Xavier posait embêtait sérieusement ces gars. Même moi, un grand amateur de la série de George Lucas, je ne suis pas de taille.

Viva La Vida !

Toutes ces activés qui m'ont fait revivre avec joie mon plus beau métier, celui de Papa, ne m'ont pas empêchés de prendre du temps pour moi. En effet, alors que Xavier dormait, j'en profitais pour sortir raisonnablement (et parfois déraisonnablement) avec des amis ou aller voir des spectacles. Je me couchais tard et je me levais tôt à chaque matin. J'ai beaucoup d'énergie, je suis fait ainsi. De cette façon, j'ai pu voir une liste impressionnante de shows qui pourraient donner un long courriel chacun, mais je n'en ferai que l'énumération : Van Halen, Pascale Picard (2X), Vincent Vallières, Mes Aïeux, Crash Parralel, Plain White T's, Noir Silence (2X), Kaïn, Linkin' Park et surtout Coldplay au Centre Bell.

Jean-Luc avait pour mission en juin d'acheter des billets pour le concert du 29 juillet. Comme ce groupe est l'un des plus populaires actuellement dans le monde, les 21 000 billets se sont envolés en moins de 30 minutes. LL Cool J a réussi à obtenir 6 billets, mais vraiment, mais vraiment loin de la scène.

J'étais tout de même très heureux de savoir que j'avais ma place dans le Centre Bell, mais je sentais la déception de Jean-Luc à travers le trémolo de sa voix.

C'est donc avec Annie et Alex Campagna, Mélissa ainsi que les frères Lafrance, Sylvain et Jean-Luc que nous avons vécu cet événement du 29 juillet ! Quand je dis événement, je ne pèse pas mes mots. Le chanteur du groupe Chris Martin (et aussi marié à l'actrice Gwyneth Paltrow) est devenu aussi important dans le monde politique que Bono de U2 peut l'être.

Moi qui ai appris les paroles par coeur de la chanson Viva La Vida avait hâte de la chanter... avec Chris.

Après avoir vu 3 groupes hommage à Coldplay ensemble, dont une fois mémorable au Woodstock en Beauce, Jean-Luc et moi étions plus qu'excités...

Évidemment, nous avons gueulé Fix You, l'un des plus grands succès du groupe. L'excitation était à son comble tant pour Jean-Luc, Sylvain, moi et les 21 000 fans. Le son est mauvais à partir de la 2e minute, mais était parfait dans le Centre Bell.
J'ai aussi chanté à voix plus que haute la pièce titre Viva La Vida, chanson que Xavier me demandait de lui chanter avant de l'endormir et qui est devenue sa chanson préférée de l'été.

Toutefois, à entendre la foule, il n'y a pas que moi qui l'attendais. Voici un extrait dont le son est très bon de cette chanson qui est déjà un classique :


Puis, les 4 musiciens du groupe ont déposé leurs instruments et se sont mis à courir en traversant la foule. Ils sont montés dans les estrades et se trouvaient par hasard juste en dessous de nous. Les gens de l'équipe technique sont venus leurs remettre des instruments et ont joué The Scientist accoustique tout juste sous mes yeux. J'ai pris ma caméra que j'ai mis en mode vidéo et j'ai filmé cet extrait dont le son est tout simplement parfait :



Après avoir joué The Scientist sous nos yeux, Jean-Luc s'est retourné vers moi et a dit : Non, mais c'est quoi si ce n'était pas les meilleurs billets que je vous ai achetés.

En effet, c'était vraiment les meilleurs billets à avoir ce soir-là... Cette superbe soirée s'est terminée et les lumières se sont allumées et les spectateurs comblés se dirigeaient vers la sortie. Mais j'avais une idée en tête.

J'ai obligé LL Cool J à venir avec moi et nous avons pris une photo mémorable avec le décor du spectacle derrière nous.


Kenny, the Gambler

J'ai aussé vu dans l'été Mononc' Serge, Marie-Chantale Toupin, Hommage à AC/DC, Hommage à Metallica, les NERDS et Kenny Rogers. Et oui, même Kenny Rogers ! À Beauceville, dans le câdre du Rock Jam Bud, je suis allé voir l'auteur de Lucille et The Gambler en compagnie de ma mère, qui rêvait de le voir depuis près de 20 ans en spectacle.

Si vous me voyez un jour pendant un spectacle, il est possible que je sois en train de sauter, faire du body surf, chanter très fort ou tout autre geste du genre. Je sais maintenant de qui je retiens : Ma maman !

C'est en mai dernier que j'ai acheté 2 billets pour ce spectacle que j'ai fait livrer à son nom. Elle les a reçus à la fin mai et m'a appelé en pleurant de remerciements. Le jour du 10 août, mon père gardait Xavier qui comprenait l'importance de ce moment pour sa Mammy ! Pour dîner, j'ai acheté de bonnes pattes de crabe que nous avons dégustées ma mère et moi. À 16 heures, c'est Hommage à Johnny Cash qui a bien su réchauffer la foule puis deux autres groupes country ont suivi jusqu'à l'arrivée du bon vieux Gambler, Kenny Rogers. Lorsque ma mère qui a 58 ans l'a vu, elle sautait partout comme moi. Elle criait et sautait comme si elle voyait les Beatles en 1964 au Forum de Montréal. Elle était belle à voir. Je ne suis pas un fan comme ma mère, mais je dois avouer que le jeune homme de 70 ans aux allures de Père Noël a donné une vraiment belle prestation de près d'une heure. Un moment inoubliable que ma mère et moi, ensemble, ne sommes pas près d'oublier.

On Jase de Moi !

Le vendredi le 18 juillet, alors que Xavier passe la fin de semaine chez sa grand-maman du côté de sa mère, je monte illico à Sherbrooke rejoindre mon ami JF Bernatchez du groupe Noir Silence qui jouait de 20h à 21h30. Jean-François m'avait invité à être sur scène pendant leur spectacle, mais je voulais le voir comme un vrai spectateur et être dans la foule pour écouter ce que les gens avaient à dire sur le retour du groupe. JF a été incroyable sur scène tout comme le spectacle au complet des gars de Noir Silence. Un moment magique avec les 10 000 amateurs du Festival du Lac des Nations.


Puisque Kaïn y jouait peu après à 22h30, les gars de Noir Silence ont invité les gars de Kaïn sur scène à venir interpréter le méga succès : ON JASE DE TOI.

Le spectacle terminé, JF me demande de venir les rejoindre dans la loge et je salue les autres du groupe que je connais et qui me connaissent déjà. À ce moment, JF Dubé (chanteur de Noir Silence) et Steve Veilleux (chanteur de Kaïn) sont en grande conversation à mes côtés.

JF Dubé : Merci Steve d'avoir accepté de monter sur scène, vous avez été incroyable et la foule a vraiment trippé !
Steve : Tu sais JF, c'est moi qui doit te dire merci. J'ai trippé autant que toi à voir la foule.
JF Dubé : Tu es incroyable, tu connaissais les paroles, mais si nous venions d'improviser !
Steve : Si tu savais combien de fois j'ai chanté cette chanson-là, tellement que j'en ai écoeuré du monde. C'est tout un cadeau que tu viens de me faire là en m'invitant sur scène.

Un accolade s'est suivi entre les deux artistes, sous l'oeil attentif de JF Dubé qui m'a fait un clin d'oeil en passant. Entre les deux spectacles, il y a les feux d'artifices de chaque province canadienne chaque soir et le hasard fait que je verrai celui de l'ALBERTA dont l'équipe représente le Canada aux Feux SAQ à Montréal et Loto-Québec à Québec. Je suis époustouflé tellement c'est beau avec le décor du Lac des Nations derrière !

Après les feux, JF me ramène dans la loge et me demande si j'ai déjà vu Kaïn en spectacle, ce à quoi je lui réponds oui. Il me dit : Suis moi ! Nous montons l'escalier qui mène sur scène et nous nous assoyons juste en arrière du drummer. C'est là que nous avons passé la moitié du spectacle. Quelle belle vue que celle qui nous permettait de voir toute la foule en réaction avec le groupe et d'entendre les commentaires que le drummer faisait à JF entre quelques chansons. De voir à quel point une simple batterie est devenu un instrument de programmation informatique à laquelle le batteur lui-même prend plaisir à jouer et ajuster pour chaque chanson. De voir le sac qui contient entre 20 et 30 baguettes permet au batteur de changer à chaque deux chansons. Quel beau moment ! Merci JF, ou plutôt Mr. Sum-41 !

Pour le 400e : Sir Paul McCartney

Combien de souvenirs avez vous avec la musique des Beatles ? Nous en avons tous un nombre incalculable, moi également. D'en voir un devant moi un jour, surtout Paul, ne m'était jamais passé à l'esprit avant de savoir qu'il venait à Québec le 20 juillet. C'est en compagnie de Simon Fleury, Julie Cyr et Mario Mathieu que j'ai pu vivre ce moment légendaire.




Nous sommes arrivés sur la Grande-Allée vers 15h et déjà il y avait une masse de personnes. Nous nous sommes faufilés dans cette masse et lorsque les portes ont ouvert à 18h, c'était également un moment indescriptible. Une foule pacifique et joyeuse avançait paisiblement et fraternellement en direction de la scène. Tout s'est déroulé dans un climat de détente et de joie partagée.




Malgré les 200 000 personnes présentes, le hasard m'a fait rencontrer des gens de La Romaine que je n'avais pas vu depuis juin 2005 pour la plupart.

Il est 21h15 et l'ex-Beatle entre sur la scène. Il salue la foule et entreprend avec ses musiciens le méga succès des Wings : JET 38 succès ont été interprétés en tout incluant les Ultra, ultra méga-succès des Beatles dont Drive My Car, All My Loving, The Long and Winding Road, Michelle, Eleanor Rigby, Something, A Day in the Life, Penny Lane, Birthday, Back in the USSR, Let It Be, Hey Jude, Lady Madonna, Get Back, I Saw Her Standing There, Yesterday et Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. Ses succès à lui n'ont pas été oubliés dont Live and Let Die, Flaming Pie, My Love et Band on the Run (que l'ont chantait Bernard Derome). Pour la première fois, il a chanté sur scène une pièce de John Lennon puisqu'il a fait la paix avec Yoko Ono et nous avons pu chanter en choeur Give Peace a Chance. Quel moment !!!!

Cependant, avec les feux d'artifices et mon coeur fanatique de James Bond, Live & Let Die a été mon moment fort !




Mais quel plaisir d'entendre 200 000 voix chanter le Na, na, na, na-na-na-na, na-na-na-na, Hey Jude pendant près de 15 minutes. Gâte-toi avec cet extrait vidéo de 2 minutes...



Je suis sorti avec une extinction de voix pour avoir trop chanté, OUF !!! La sortie était aussi cordiale que l'entrée, c'est-à-dire fraternelle et rassembleur. Nous savions tous que nous venions d'assister à quelque chose d'inégalable !

Le grand collisionneur de hadrons

Plusieurs m'ont demandé si le fait de reconduire Xavier à 7-Îles et de le laisser avec sa maman pour l'année scolaire à l'école Jacques-Cartier avant que je ne le revois pour Noël et l'été 2009 allait me déstabiliser.


En fait, je connais ma situation, j'y étais préparé et je ne m'attendais pas à ce que ce contexte soit modifié. Oui, j'ai pleuré sur la route 138 qui m'amenait vers Québec, mais la situation était plus difficile l'an passé puisque je m'en allais vers l'inconnu. Aujourd'hui, je sais que je peux le faire en m'occupant adéquatement en m'investissant à fond dans le métier que j'aime et en me changeant les idées comme j'ai su le faire l'an passé en vivant des expériences hors de l'ordinaire. Je crois que dans mon corps il y a un Grand Collisionneur de Hadrons qui recolle toutes les larmes que j'aimerais expulser et les transforme énergie positive.

Le 10 septembre dernier, le CERN (Centre Européen de la Recherche Nucléaire) a mis en oprération un accélérateur de particules à la frontière de la France et de la Suisse. Présenté comme le plus grand instrument jamais construit servant à faire de la physique, le LHC comme on l'appelle (Large Hadron Collider) fait peur à plusieurs puisqu'il a la force de créer un trou noir.

Un peu comme le LHC, le fait de laisser son enfant pendant un an pourrait moi aussi me faire vivre un grand trou noir, mais la vie m'a appris à garder la tête haute, surtout dans les moments difficiles tout en sachant apprécier les autres opportunités que l'on créer ou qui se présentent à nous.

Mon Grand Collisionneur de Hadrons accélère des particules fort intéressantes pour moi. Il m'a déjà permis de traverser d'Est en Ouest le Canada 3 fois aller-retour, m'a donné l'opportunité d'y revenir dans une école que j'adore avec un bon groupe d'élèves fort reconnaissant qui me fait apprécier mon métier au plus au point. Mon LHC m'a également apporté voir le concert de 3 Doors Down avec Staind, Hinder et Econoline Crush le 24 août, il m'a aussi fusionné 3 parties de football jusqu'à maintenant dont le match du 5 septembre qui opposait Calgary et Edmonton, tout comme le vendredi 12 où je suis allé à Calgary voir les Alouettes de Montréal s'écraser contre les Stampeders 44-30 et revenir le samedi 13 à Edmonton pour y voir les Eskimos vaincre les Tiger Cats de Hamilton. Mon LHC m'a donné l'occasion de me défouler en me téléportant au Shaw Conference Centre pour le spectacle de Rancid. Le CERN a également ajouté dans mon programme 3 parties de golf jusqu'à maintenant avec des amis formidables. Si je regarde ce que le collisionneur a pour moi à long terme, je n'ai pas le droit de me plaindre :
19 septembre : Football universitaire Golden Bears Vs. Manitoba Bisons
21 septembre : Golf AM, Oilers PM et Less Than Jake + Reel Big Fish le soir
24 septembre : Orchestre Symphonique d'Edmonton (gratuit pour les profs)
27 septembre : Oil Kings Vs Rebels à Red Deer avec mon cousin Marco
04 octobre : Eskimos Vs Winnipeg PM + Joe Satriani le soir
15 octobre : Canada Vs Mexique (qualification soccer World Cup 2010)
17 octobre : Eskimos Vs Lions BC
18 octobre : Football Universitaire Golden Bears Vs. Regina Rams
25 octobre : Football Universitaire Golden Bears Vs. Calgary Dinos
31 octobre : Eskimos VS Alouettes de Montreal
01 novembre : David Usher et Crash Parallel
11 novembre : Spectacle de Scars on Broadway (System of a Down)
07 décembre : Spectacle de Metallica au Rexall Place
15 décembre : Spectacle de DragonForce
20 décembre : Retour à Québec jusqu'au 3 janvier

Évidemment, ce sont les événements confirmés et déjà payés que je viens de vous énumérer. Outre DragonForce et Metallica, les autres activités sont peu coûteux. Mon ami Grant m'invite voir Satriani, le soccer est en bas de 20$. À 25$, n'importe qui peut se payer un billet de saison pour le football universitaire. Je n'ai pas encore payé plus cher que 10$ pour assisiter à un match des Eskimos. Le hockey junior est aussi très abordable, alors que le golf de septembre est à moitié du prix. Pourquoi ne pas en profiter ? Cependant, bien d'autres activités entreront en collision avec mon agenda. Quelques matchs des Oilers s'y ajouteront en cours d'année et je ferai le maximum pour être dans les arénas lorsque les Canadiens de Montréal viendront jouer à contre les Oilers à Edmonton le 9 février et le 12 à Calgary contre les Flames.

Pendant que certains experts pensent tellement que le 21 octobre sera la fin du monde alors que le LHC aura semble-t-il formé un trou noir qui aspirera la Terre, mon horaire du temps m'a planifié un match de Basketball de la NBA au Rexall Place cette même journée puisque les Raptors de Toronto recevront les Nuggets de Denver. Alors, pour la fin du monde, je vous direz le pointage quand on se croisera dans le trou !

Celui qui vient d'inventer un Grand Collisionneur de Câlins et qui vous le partage,

Luc