Qui êtes-vous ?

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Salut à toi, je suis Luc Dostie né à St-Joseph-de-Beauce. J'ai enseigné au primaire 5 ans à La Romaine, 4 ans à Montréal, 2 ans en Beauce et maintenant pour une 2e année à Edmonton, AB. Outre mon fils Xavier qui passera toujours premier, l'écriture est ma plus grande passion qui dérive de mon métier. J'avais l'habitude d'envoyer les messages ci-dessous par courriel et voilà que l'idée de créer un blogue m'est venue. Mon public cible est d'abord mes amis, celles et ceux à qui je veux informer de mon périple albertain. Celui qui te souhaite la plus sincère bienvenue sur cette page, Luc...........................................Greetings to you, I'm Luc Dostie born in St-Joseph-de-Beauce, QC. I taught Natives in La Romaine in grade 6 for 5 years, 4 years in Montreal and 2 years in La Beauce. Now I’m teaching in Edmonton, AB for a 2nd year.Besides my son Xavier who will always be first, writing is my biggest passion which derives from my job. I used to forward messages such as the ones below by email and then it occured to me, I could create a blog. Foremost I hope to inform my friends about my West Canadian adventure. The one who wishes you the most sincere welcome on this page, Luc

mardi 18 décembre 2007

Week-end au Rexall

Salut les tempêteux enneigés du dimanche,

Le pas trop pire de neige que nous avons nous donne l'occasion de glisser au Mont Desrochers de l'école, une vraie belle pente que nous pouvons utiliser avec nos élèves pendant nos cours d'éducation physique et assurez-vous que le prof glisse itou !

D'abord je ne peux passer sous silence le scandale du rapport George Mitchell lequel évoque le dénoncement de plus d'une centaine de joueurs de baseball sur les stéroïdes ou les hormones de croissances humaines (hch) dont le québécois Éric Gagné. Qu'on soit intéressé au baseball ou non, il reste que c'est un phénomène de société fort important. Après Geneviève Jeanson et combien d'autres cyclistes, voilà que ceux qui attrapent la boule, mais surtout qui lancent la boule et frappent la boule le font illégalement avec trop de puissance. Bien que personne n'a semblé surpris, il reste que le baseball est le premier sport à laisser sortir un tel document. Dire qu'on affirme que le football est propre tout comme le hockey. Laughing Out Too Loud ! Il reste que le sport demeure plus intéressant à regarder, plus rapide et plus puissant pour le spectacle. Je peux m'en contenter même si la conscience morale m'interdit le contraire. Comme ils disaient : Show must go on et le show continuera au détriment de la moralité.

J'ai élu domicile au Rexall Place pour toute la fin de semaine. J'ai comme eu l'impression de vivre chez Wayne Gretzky les 14,15 et 16 décembre 2007. Celui dont la statut orne le devant du building, nous accueille chaleureusement en brandissant la coupe Stanley dont les mots sous le 99 gravent son nom à jamais :




Wayne Gretzky
A true champion and gentleman
of dedication and character
whose talents broughts world recognition
To the city of Edmonton




Le club junior des Oil Kings offraient ses billets à 10$ chacun pour vendredi et dimanche seulement. De plus, 5$ pour chaque billet vendu était remis au Edmonton Christmas Bureau, l'équivalent du Noël du Bonheur au Québec. Ainsi j'ai pu assister à la défaite de 2-0 du club local contre les Tigers de Medecine Hat vendredi et la défaite en fusillade également contre les Rebels de Red Deer par la marque de 4-3.

Samedi : Les OILERS !!!! Après avoir vu le match d'ouverture contre San Jose le 4 octobre, notre deuxième match d'un forfait de trois et cette fois contre les Canucks et ses nombreux fans venus de Vancouver. Avec 5 minutes de jeu à faire en 3e période, c'était toujours 0-0 jusqu'à ce que Shawn Horcoff marque pour semer la joie dans mon appartement du week end. L'euphorie totale aurait pu durer plus longtemps, jusqu'à la dernière minute de jeu où les jumeaux Sedin ont pris le jeu en main pour créer l'égalité avec quelques secondes à faire au match. Les Pacifiques de l'Ouest étaient en pâmoison devant ce fait accompli.

Une excitante prolongation de 5 minutes a donné lieu à du jeu très enlevant, mais sans but. So, place à la fusillade : the shootout.

Quel bel ajout pour le spectateur que celle d'une fin en fusillade. Les HO ! et les AH! s'entendaient de partout, remporté sur le dernier lancer par les Oilers 2-1 à la grande joie d'un public en délire et surtout Mat Bross, Mélanie et moi-même. Seul hic, le meilleur gardien de la ligue Roberto Luongo était blessé chez les Canucks et a dû être remplacé. Toutefois, le nom de Mathieu Garon est sur toutes les lèvres ici depuis un mois. Le gardien des Oilers reprend le flambeau de la tradition des Huileux et les Edmontonois n'en n'ont que pour lui.

Prochain rendez-vous le lundi 4 février pour la bataille de l'Alberta : Flames-Oilers, c'est Canadiens-Nordiques chez nous.

Félicitations à Chantal Turmel et Mario Mathieu qui ont eu leur troisième enfant. Après Nicolas et Olivier, voilà que David Mathieu s'ajoutent à cette belle famille.

Félicitations à Brenda Bobbitt et Bruno Galland qui ont eu leur deuxième enfant. Après Raphaël, voilà que Daphnée s’ajoute à cette belle famille.

Bonne dernière semaine avant le début des fêtes !

Celui qui vient de rentrer chez lui pour écrire ceci et qui s'ennuie déjà de son appart au Rexall mais qui sait qu'un grand garçon de six ans saura facilement le lui faire oublier dans moins d'une semaine,

Luc

mercredi 12 décembre 2007

Shakespeare, Molière, Crosby et Harry Potter

Salut aux rejeteux de la reine au 400e,

Bien que novembre soit déjà du passé, décembre laisse les albertains faire leur sport national : gratter les vitres de chars. C'est incroyable comment le climat continental sec nous fait gratter et regratter nos vitres en forçant. Ça garde la forme.

Le samedi 1er décembre, je me suis déplacé à Spruce Grove, ville en banlieue d'Edmonton. C'est également dans cette ville qu'est né l'ancien gardien des Oilers Grant Fuhr, dont l'aréna de la place porte son nom. Spruce Grove Composite High School est l'école secondaire qui contient le Horizon Stage Theater.

Une association entre les étudiants de danse de l'école et des professionnels du théâtre a donné une remarquable prestation à prix tout à fait modique (15$). Les élèves faisaient des prestations de danses époustouflantes pour interpréter les Fairy Dancer dans la pièce de Shakespeare : A Midsummer Night's Dream (Songe d'une nuit d'été). Jouée et articulée à perfection par les acteurs professionnels, cette pièce est l'une des meilleures comédies écrites par l'auteur tant reconnu.

Quand j'étais à Montréal, j'ai eu la chance de voir la version française de Hamlet au Théâtre National, mais voir du Shakespeare en anglais, c'est un événement ! It was just amazing !
Le lendemain 2 décembre, avec mon amie Kathleen, nous sommes allés à la Cité Francophone puisque du Molière y était joué, soit le Médecin Volant. L'Unithéâtre est une petite salle de 100 personnes qui reçoit quelques spectacles organisés par l'ACFA (Association Canadienne-Française de l'Alberta).

Du Shakespare et du Molière en moins de 24 heures, ça fait un peu fendant, mais c'est tellement bon quand c'est bien joué !

Le mercredi 5 décembre, date historique pour le hockey albertain puisque Sydney Crosby s'amenait pour la première fois dans le temple de Wayne Gretzky, dont la statue du GREAT ONE brandissant une coupe Stanley accueillait the NEXT ONE. La jeune mégastar des Penguins a donné ses premiers coups de patin dans l'Ouest canadien. Crosby lui-même ne s'attendait pas à autant de remous. Ils ont dû déplacer la conférence de presse du 4 décembre à un autre endroit puisque la salle prévue ne pouvait contenir la trentaine de journalistes affiliés à la couverture. Quand j'ai dit à mon Xavier que Crosby était dans la même ville que Papa, il était surexcité. Il criait à sa mère : MAMAN, CROSBY EST DANS LA MÊME VILLE QUE PAPA ! Puis, il a repris le téléphone et m'a soufflé à l'oreille :

- Papa, quand tu verras Sid The Kid, dis lui que c'est mon joueur préféré !

Difficile d'expliquer à son fils que je ne suis que Luc Dostie et que si je m'approche de Crosby ici à Edmonton, il y en aura des centaines de milliers autres qui l'auront fait avant moi et les centaines de milliers ne le feront pas de toute façon.

- Xavier, Papa ne pourra pas aller le rencontrer car je n'ai pas de billet pour la partie (500$ les billets les moins chers auprès des scalpers).
- Tu es quand même chanceux qu'il soit dans ta ville.

Après deux périodes, les Oilers menaient 2-0 et les journalistes se bidonnaient en disant que Crosby était trop impressionné de jouer dans le building de Gretzky. Lorsque la question lui a été posée avant la troisième période, il a répondu : Je n'ai trouvé mes points de repère sur les bandes de la patinoire que vers la fin de la deuxième et je devrais connaître une bonne troisième période. Le commentateur n'a pas semblé le croire et lui a souhaité une bonne fin de match.

Crosby a obtenu 3 points en troisième période aidant les Penguins à battre les Oilers 4-2. N'est-ce pas un grand qui vit très bien avec la pression qu'il a et qu'il rajoute lui-même ?

Mes fins de soirées ont été intensivement plongées dans la lecture d’Harry Potter et les Reliques de la Mort. Le 7e et dernier tome de la série du héros de la magie est tout simplement fantastique. Les 300 dernières pages de cette brique de 810 se lisent dans un sprint puisque les derniers chapitres expliquent vraiment les 6 premiers livres. Je vous le conseille si ce n'est déjà fait. Je suis fier de les avoir lus les 7.

Maintenant que j'avais fini mon épais volume, Mat Bross m'a prêté Mal élevé de Stéphane Dompierre. Petite feuille de chou de 200 pages, deux soirées m'ont suffi. Un petit pas pour l'homme, son premier roman étant trop puissant, je suis resté sur mon appétit pour celui-ci, sans rien enlever au style d'écriture extraordinaire que possède cet auteur.

Toujours en compagnie de Kathleen, nous avons assisté au spectacle de la fin de la tournée des Bedouin Soundclash au Starlite. Ce groupe de raggae nous a fait danser pendant plus d'une heure trente. Matt Costa ouvrait le spectacle et ce fut tout aussi bon dans un style tout aussi différent. En fait, pour ceux qui ne connaissent pas Matt Costa, c'est le meilleur ami de Jack Johnson et les deux ont fait ensemble la trame sonore du film d'animation du petit singe Curious George (George le petit curieux). Les Bedouin ont enchaînés succès après succès dont St.Andrews, Walls Fall Down, When The Night Feels The Song et la superbe ballade qui apparaît dans la série Grey's Anatomy, 1259 : Lullaby.

Ils devaient tout d'abord ne donner qu'un seul spectacle, soit celui du vendredi 7 décembre, mais comme tous les billets se sont vendus en moins d'une journée, ils ont rajouté un spectacle pour le 8 au soir et tous les billets se sont envolés aussi vite. Ils ont rajouté une autre supplémentaire en déplaçant celle du soir à 17h pour donner un deuxième spectacle ce samedi à 21h. Nous avons donc vu le deuxième show du groupe de la même journée et le troisième en moins de 24 heures. Il était 2 heures du matin et le show se terminait. Tout simplement fantastique ! Toute la gang de Matt Costa, St.Avila Cartel et des Bedouin Soundclash étaient réunis sur scène de 1h à 2h pour improviser des jams incroyablement entraînant. Une quinzaine d'artistes étaient sur scène à la fin. Une vraie fiesta !

Si une envie de découvrir ce groupe dont la musique accompagne bien les palmiers et le chaud soleil, mais qu'en ouvrant la porte dehors vous ramène à la réalité, voici le lien pour les entendre directement. http://www.myspace.com/bedouin

Bravo à Junior Lessard de St-Joseph-de-Beauce Power qui m'a fait vivre de belles émotions cette semaine en jouant deux parties dans la Ligue Nationale de Hockey avec les Stars de Dallas. June, j'ai eu le temps de te prendre dans mon pool, j'ai lâché mon pire joueur Todd White qui a été pris dès que je l'ai droppé. Comme tu es retourné à Iowa, j'ai été obligé de reprendre le meilleur pointeur que personne n'avait pris : Ryan Kesler. Ne t'inquiète pas, s'en valait le coup.

Bon deux semaines à tous avant les vacances de Noël et tout spécialement à mon amie Sarah qui est revenue de Kandahar en Afghanistan et qui part en Océanie pour se payer du bon temps fortement mérité pour elle.

CELUI-DONT-IL-NE-FAUT-PAS-DIRE-LE-NOM...bre de jours qu'il reste avant de voir Xavier, Vous-Savez-Qui ?

Luc, dit Lord Vol... démarre !!!!

P.S. Encore trouvé le moyen d'en écrire long.
Thanx for reading my mail until that word.

samedi 1 décembre 2007

Dehors novembre

Salut les chialeux du photo-radar,

On se rend compte que peu importe la province, le pays ou autre endroit, novembre c'est novembre. Comme le disait si bien Dédé Fortin sur le titre du dernier album des Colocs : Dehors novembre.

Si Guns 'N Roses a conquis le monde avec son excellente chanson November Rain, il m'est difficile de la chanter. Je ne suis pas votre jeune pompiste de Petro-Canada qui vient vous entreprendre une conversation en disant : Ouais ben, c'est pas chaud hein ?, mais je peux vous dire que le froid est assez frette icitte ! Pour vous donner une idée, nous sommes à la même hauteur que la Baie-James et le climat continental sec est vraiment sec. Depuis le début de l'année scolaire, les élèves n'ont manqué aucune récréation à cause de la pluie et ici de la neige, il y en a à peine. Les précipitations sont rares et les flocons si petits.

Si le photo-radar s'en vient chez vous, je peux vous dire, étant donné qu'il est installé ici depuis un certain nombre d'années, qu'il est fort efficace. Tout le monde suit les limites indiquées. Je suis le premier en passant, j'ai peur des énormes contraventions...

Tel que mentionné, les Bisons du Manitoba ont remporté la Coupe Vanier au football universitaire. Nous n'avons malheureusement pas eu la confrontation Bisons contre le Rouge et Or de l'Université Laval, mais je savais qu'après avoir vu les Bisons ici contre les Golden Bears de l'Alberta que ce club irait loin. Je ne me suis pas trompé. En écoutant ce match au Skydome de Toronto, le spectacle de la mi-temps était fait par nulle autre que Ill Scarlett qui a joué Nothing Special. J'ai vu ce groupe le 14 novembre au Starlite d'Edmonton (10$ seulement) et quel show ce fût. Du Dub Punk (ska-raggae-punk) à son meilleur.

Le Skydome accueillait également le match de la Coupe Grey réunissant les deux meilleures équipes de football canadiennes. Nous avons eu droit à une finale Son et Avoine puisque Régina et Winnipeg s'affrontaient et les meilleurs fans de la CFL ont été récompensés avec la victoire du club de la Saskatchewan.

Nous sommes le premier décembre et j'ai plus d'activités de prévues dans les deux prochaines semaines que j'en ai eues dans tout le mois de novembre. Ce soir, je vais voir une pièce de théâtre de Shakespeare : A midsummer night's dream et dimanche à la Cité Francophone, l'Unithéâtre présente une pièce francophone : Caravane à l'aventure qui offre une variété de textes classiques de Molière à Rostand en passant par La Fontaine. Les moments forts comme Le médecin volant ou le 5e acte de Cyrano de Bergerac seront joués. Le samedi 8 décembre, en compagnie de mon amie Kathleen, nous allons voir les excellents Bedoin Soundclash incluant leur mégasuccès Walls Fall Down au Starlite.

Vendredi le 30 novembre dernier, nous avons eu une pédagogique afin que tout le personnel de l'école puisse recevoir une formation de Premiers Soins et j'ai en main ma carte qui me permet d'administrer des soins d'urgence en cas de besoin.

Aux amateurs de pool de hockey, je suis 760e sur 25 000 dans le pool de marqueur.com et je suis 2 261e sur 52 000 dans celui de La Presse. 2 803e sur 17 000 à Radio-Canada ... et 12e sur 14 dans le pool de foot à Alain Gravel. Au moins je suis en avant de Phil Audet !

Si la température ne cause pas d'ennuis, je devrais être en Beauce pour le 24 décembre et repartir le 4 janvier 2008.

Mon objectif pour le temps des fêtes est de faire plein d'activités extérieurs avec Xavier comme le patin, glisser, le ski alpin et surtout qu'il puisse aller voir ses amis qui lui manquent tant. Alors aux parents de Vincent Bouchard, Gaby Grenier, Raphaël Métivier, Nicolas Mathieu, Gabriel Bilodeau, Édouard Doyon, Alexandre Mathieu, Marikim Fleury, Kevin Gagnon, Zacharie Mercier-Busque et Philippe-Olivier Rochette, sachez que Xavier m'a fortement recommandé de passer vous voir et c'est un gros cadeau pour lui.

Celui qui s'est acheté un calendrier en chocolat qui contient 24 jours à ouvrir avant le 24 décembre et qui mange le 1er décembre actuellement en écrivant ces mots.

Luc

jeudi 15 novembre 2007

Remembrance Day, 2-Step et Danielle Peers

Salut les vouleux que Saku Koivu parlent français,

Je me suis fait plus discret la fin de semaine dernière car j'ai peu sorti étant confiné à faire de la correction en prévision de la remise des bulletins qui a lieu cette semaine.

Durant toute la dernière semaine, nous avons vécu à fond le Remembrance Day, qu'on appelle en français le Jour du Souvenir, rappelant la fin de la Première guerre mondiale. Une pièce de théâtre intitulée VIMY rendait hommage à la bataille de la crête de Vimy Ridge, qui est un fait marquant de l'honneur canadien.

À notre école, une célébration sur le coquelicot a eu lieu pour célébrer l'événement. Deux agents de la GRC ainsi qu'un ancien combattant portaient successivement le drapeau canadien, albertain et franco-albertain. Plusieurs chants (dont l’Ô Canada par tout le monde) ont été entonnés par les enfants de la maternelle accompagné d'un diaporama PowerPoint très émotif lié aux anciens combattants. Tous les enfants de l'école et les membres du personnel portaient leur coquelicot. J'ai beaucoup aimé.

De jeudi soir à samedi midi, c'était notre colloque sur la Santé et le Bien être offert par notre conseil scolaire. Un spectacle d'humour nous avait été offert pour l'ouverture officielle et un bon nombre d'activités que nous pouvions choisir et le tout défrayé par le conseil. En compagnie de Mat Bross et Steve de Jasper, nous avons opté pour l'escalade au Vertically Inclined Rock Gym d'Edmonton. Nous avons eu un cours d'abord comment s'attacher, comment assurer celui qui monte et nous avons à notre tour escaladé ces murs. C'est une question de confiance extraordinaire à laquelle il faut entrevoir envers celui ou celle qui tient notre corde. Ma vie reposait dans les mains de Mat et Steve et eux remettait la leur entre les miennes. Ce fut fantastique de grimper jusqu'au sommet et maintenant, nous étions disposés à tenter de monter des murs inclinés vers nous. Après plusieurs tentatives, Mat, Steve et moi n'avons pas atteint le sommet du mur incliné. Nous avons observé les gens du staff qui partaient du mur incliné et traversaient la salle d'un bout à l'autre, mais en passant par le plafond. L'effet de la gravité ne semblait pas les impressionner, alors que nous n'avons jamais réussi à gravir un mur incliné. La copine de Steve et également directrice de Jasper, Marie-Claude, a tenté notre mur incliné et a atteint un sommet inatteignable jusque-là, nous montrant que c'était possible. Ayant bien observé le parcours qu'elle avait pris, nous avons tous réessayé, mais sans succès. Bravo Marie-Claude, je m'incline face à ton ascension. Le Kilimandjaro du Woodstock en Beauce était plus accessible selon moi .

Après avoir travaillé très fort physiquement pour ma santé, l'atelier de 13h30 allait être excellent pour mon bien être. En effet un sommelier nommé William Bincoletto né en Italie, ayant longtemps travaillé en France et maintenant établi à Edmonton, nous a enseigné les rudiments sur le bon vin. Nous avons eu un examen pratique de 15h30 à 17h puisque des représentants de marque de vins donnaient un vin et fromage et nous devions déguster les bons rouges (ou blancs pour certains) à notre portée. Je crois avoir réussi mon examen puisque M. Bincoletto et moi avons longtemps discuté ensemble. Steve et moi avons passé beaucoup de temps avec une représentente qui nous donnaient ses connaissances sur le Beaujolais nouveau qui arrive bientôt (15 novembre 2007 dès minuit). Nous avons essayé de bons vins de la vallée de l'Okanagan et pour les connaisseurs, nous avons également goûté des vins suggérés par Michel Chapoutier.

Un vendredi soir entre amis avec la gang de Jasper au Sherlock Holmes. Un chansonnier qui faisait de tous les styles, mais surtout du country nous a entraîné plus d'une fois sur la piste de danse. En compagnie de Kathleen, j'ai tenté de danser le two-step, mais comme ma partenaire ne le connaissait pas, alors nous avons abdiqué. Ayant réussi à montrer ce pas international à Steve, Marie-Claude deviendra mon prof l'instant d'une théorie. Déjà qu'elle avait réussi à gravir le mur incliné à l'escalade, voilà qu'elle revient à la charge en me prenant sous son aile. Après la théorie du s-l-o-w, s-l-o-w, quick-quick, s-l-o-w, s-l-o-w, quick-quick etc. il était maintenant venu le moment de passer mon examen. Comme c'est habituellement l'homme qui dirige cette danse, je me suis laissé diriger par Marie-Claude et, bien que j’aie encore besoin de pratique, je connais la base du 2-step . Merci Marie-Claude, grâce à toi je pourrai enfin aller danser au festival de St-Tite ou tout simplement danser le samedi country de la fête du travail de St-Joseph-de-Beauce.

J'ai une magnifique histoire pour vous, prenez le temps de la lire, je vous en prie !

Comme conférence de clôture, nous avons reçu Danielle Peers. Elle a été nommée Joueuse la plus utile de la ligue de Basketball en fauteuil roulant. Quelle conférence elle nous a fait.

D'abord, elle nous a fait remarquer qu'il n'était pas nécessaire d'être handicapé des jambes pour être un athlète de basket en fauteuil roulant. Bien qu'elle ait des difficultés avec ses jambes, elle peut marcher.

Finissante universitaire, elle avait tout gagné au Canada, tant les honneurs d'équipe que les honneurs individuels. Mais des douleurs aux jambes l'ont empêché d'y voir une carrière. Elle s'est alors fait inviter au basket en fauteuil. À sa première pratique, elle a remarqué une coéquipière dont le surnom était Goose. Goose était vraiment paralysée des jambes jusqu'à l'abdomen. Pendant les explications de l'entraîneur, Goose, sous les regards de Danielle, est tombée par terre de son fauteuil. Personne ne venait l'aider. Danielle s'est alors détachée pour aller l'aider, mais elle s'est fait repousser. Goose avait volontairement tombé pour travailler à se relever en utilisant uniquement ses mains pour se remettre sur ses roues.

- Je suis la meilleure de cette équipe Danielle, mais si je ne peux pas me relever toute seule, je ne vaux rien. Prends le meilleur joueur de hockey de rue au monde, il ne vaut rien sur la glace s'il ne sait pas patiner.

Rapidement, Danielle est devenue une grande joueuse. Tout comme le faisait Goose, Danielle a appris à tomber, à se tenir en équilibre plusieurs secondes sur une seule roue. Elle s'est entraînée plus de 40 heures semaines et a fait partie de la formation partante du Canada aux jeux olympiques d'Athènes.

Ayant remporté tous leurs matchs, le Canada affrontait alors les Américaines en demi finale. Avoir travaillé pendant des heures et des heures pour affronter les USA, l'équipe favorite, sachant que le Canada était le club qui les avait déjà battu. L'émotion, le stress et l'enjeu étaient plus fort qu'eux. Les Canadiennes ont raté presque tous leurs paniers faciles et se sont faites lessivées par les Américaines. Pris de honte, elles ne voulaient pas jouer pour la médaille de bronze. Elles voulaient donner le match à la Finlande et retourner prendre l'avion.

L'entraîneur de l'équipe canadienne leur a demandé de prendre la soirée pour y penser et si leur décision était la même le lendemain matin, il accepterait de partir sans jouer pour la médaille de bronze.

Le soir même, toute l'équipe canadienne était dans les gradins pour voir Chantal Petitclerc qui était en compétition pour gagner sa 5e médaille d'or des Jeux. Alors que Danielle et son équipe canadienne avait échoué, Petitclerc y allait pour une 5e.

Avant la course de la quintuple médaillée québécoise, l'équipe canadienne a assisté au triple saut pour aveugle. Danielle nous a fait une explication sur le procédé : C'est drôle pis pas drôle en même temps, mais je vous permets de rire et vous ne serez pas jugé, c'est le contexte...
D'abord l'athlète aveugle se place sur le bord de la marque qu'il doit entreprendre son saut. Il se retourne et marche en direction inverse en comptant le nombre de pas pour s'assurer de la distance. Lorsqu'il est prêt, il court à toute vitesse en direction du bac à sable en faisant attention de ne pas traverser la ligne et être illégal. Il doit écouter son coach qui lui dira quand sauter et il s'élance alors de toutes ses forces.

Un chinois était prêt à entreprendre son triple saut pour aveugle, mais en même temps que lui, un athlète grec né à Athènes faisait une autre compétition. La foule hurlait le héros paralympique local.

Quand le chinois a démarré à toute vitesse pour son triple saut, la foule hurlait dans le stade pour le grec à l'autre compétition. Toutefois, le chinois n'avait pas le bon angle et courait dans la mauvaise direction. Son entraîneur avait beau crier de toutes ses forces, mais le chinois n'entendait rien à cause de la foule bruyante du stade. Il a couru jusqu'à ce qu'il frappe des obstacles de plein fouet et s'est retrouvé par terre la face plein de sang et presque assommé. Son entraîneur l'a récupéré et les médecins sur place lui ont donné immédiatement les meilleurs soins. Il s'est relevé et a salué la foule qui applaudissait son héros grec qui venait de finir sa compétition. Croyant que les applaudissements étaient pour lui, le chinois s'est relevé et est retourné prendre place pour sa deuxième tentative du triple saut pour aveugle. Le stade était silencieux cette fois et le chinois s'est exécuté. Croyez-le ou non, il a non seulement réussi son triple saut, il a non seulement remporté la médaille d'or, il a non seulement brisé le record pour les jeux paralympiques, mais il a fait un meilleur saut que le gagnant de la médaille d'or chez les non handicapés.

Quand Danielle (et l'équipe canadienne) a vu le courage de ce Chinois, elle ne voulait plus repartir. Bien sûr que Chantal Petitclerc a par la suite remporté sa 5e médaille d'or, mais Danielle avait eu son modèle de courage et rien ne les empêcherait de mettre la main sur la médaille de bronze.

Elle a arrêté sa conférence, a mis une main dans sa poche et a ressorti sa médaille de bronze des jeux olympiques d'Athènes.

Nous nous sommes levés debout pour l'applaudir et des frissons circulaient sur mon corps pendant que mes mains battaient chaleureusement ensemble.

Danielle a fait approcher une personne qui était dans la première rangée et lui a demandé de lire ce qui était écrit à l'endos de la médaille. Elle a dit : "Je ne peux pas lire ce qui est écrit, car c'est du Braille."

Il y a eu un silence. Puis Danielle a ajouté : Le Braille est l'écriture pour les aveugles. C'est grâce à un aveugle si j'ai cette médaille aujourd'hui et le Braille inscrit sur ce bronze me le rappelera toujours...

Motivé par cette médaille de bronze, Danielle est devenue la capitaine du Canada et a remporté l'année suivante le titre de meilleure joueuse au monde de basketball en fauteuil roulant. Elle a terminé sa conférence en disant qu'elle détenait également un baccalauréat en Sciences et en Économie.

Il n'y avait rien d'autre à ajouter. Nous nous sommes levés et nous l'avons longtemps applaudi.

Bonne semaine,

Celui qui a eu toute une semaine du jour du souvenir et qui a envie de vous dire : Je me souviens du Jour du Souvenir

Luc

lundi 29 octobre 2007

Chad, overtime et la bataille de l'Alberta

Salut les accommodeux raisonnables,


Mardi le 22, il est 20h, je suis chez nous. Mat appelle pour que j'aille le rejoindre au petit pub sportif à côté de chez nous pour écouter le match des Oilers sur écran géant et jouer quelques parties de billard. Je n'ai pas les élèves pour mercredi puisque j'ai une formation sur les rudiments de la bible (j'enseigne dans une école catholique, alors...). Donc je les rejoins lui et sa blonde Mélanie. Les Oilers perdent et il est 22h. Le mardi, dans ce pub, c'est du karaoké. Il y a une gang qui veut que Mathieu chante, mais ils ne connaissent pas son nom. L'un d'eux cri 'Chad, we want Chad'. Mathieu se retourne et les gars sont heureux. Le même gars crie qu'il veut que Chad chante une chanson de Britney Spears. Je ris de voir mon ami gêné et un peu embêté. Après environ une demi-heure à écouter les autres, je me décide à oser une chanson. Après tout, je suis toujours invisible et un invisible est également un inconnu. Alors j'opte pour 'All the small things' de Blink-182. J'offre une performance digne d'applaudissements. Un peu plus tard, j'ai osé 'The middle' de Jimmy Eat World. Mélanie se risque et offre une solide performance de 'Me and Bobby McGee' de Janis Joplin. Chad n'a chanté aucune chanson puisque dans le karaoké, il n'y avait aucune chanson francophone.

Mercredi, Mathieu et moi étions ensemble à la formation et nous avons fait rire l'ensemble des enseignants présents par notre humour afin de rendre la formation plus détendue.

Vendredi le 26, je suis allé rejoindre mon ami anglophone Grant au dernier match local de la saison des Eskimos qui jouaient contre les Rough Riders de la Saskatchewan (tu m'as pris ma femme). Je n'ai pas de billet, alors je me présente à la billeterie du stade et juste à côté un gars m'offre un billet. Je lui demande le prix et il me répond : It's free man ! Wow, il a un billet de trop et il me l'offre gratuitement. Je le prends volontiers et je vais rejoindre Grant qui est très heureux de me revoir.

Les fans de Saskatchewan sont, sans contredit, les meilleurs de la ligue. Ils sont près de 10 000 à avoir fait le trajet de 9 ou 10 heures de bus. Ils ont des chapeaux verts sur la tête en forme de moissonneuse batteuse, ils ont la figure peinturée en vert et ils sont très bruyants. Dans la section où nous sommes situés, nous sommes entourés de Verts Bruyants. À mes côtés, il y a la plus grande gueule d'Edmonton, le plus grand fan des Eskimos : Grant. Il est très visible.
La partie tire bientôt à sa fin et Edmonton mène 29-14. Les Verts Bruyants se font très tranquilles. Même Grant les traite de 'No Soundskatchewan' ou de 'No Squatch on one'. C'est un humour que même les Verts Bruyants rient également des blagues de Grant. 2 minutes à faire, 29-22. Les Verts sonts trop bruyants, ils nous enterrent vraiment !! Grant leur répond : Saskwhat's the score ? Mais le bruit y est toujours.





La très jolie Stacy, 27 ans, vient s'assoir entre Grant et moi afin de calmer les ardeurs de Grant (et d'ouvrir les miens !!!) et encourager son club. Il reste une minute et Saskatchewan créé l'égalité. Il reste moins d'une minute et c'est 29-29. Du bruit vert infernal nous entraîne dans un tourbillon sonore. Je crois que pour la première fois, le bruit est mesurable en épaisseur. Avec 7 secondes à faire au match, le botteur des Eskimos tente un placement de 3 points de près de 60 verges. Il le réussit. La foule d’Edmonton est à son summum de bruit, mais il y a eu une pénalité, un hors jeu des Eskimos et il doit reprendre le botté. Les Verts Bruyants nous répliquent. Deuxième tentative, de 65 verges cette fois et c'est raté. Nous irons en prolongation, en overtime comme on dit ici.


En overtime, Saskatchewan l'emporte et Edmonton subit une défaite crève cœur. Stacy est très heureuse et me saute même dans les bras... et y est restée. Il n'y a pas que les Eskimos qui ont fait de l'overtime, il y a également... moi. J'ai accompagné Stacy à son bus et après un silence et un regard qui dit : bon qu'est-ce qu'on fait là ? Un échange de bon procédé s'est ensuivi . Sans échange de coordonnées de part ni d'autre, elle est remontée dans son bus et je suis retourné à mon auto en fredonnant l'air des 3 Accords : Saskatchewan, tu m'as donné une femme.





Samedi 27 octobre, je me lève tôt, car je pars pour Calgary. Mon premier coloc de La Romaine, Sébastien Maltais m'a laissé le courriel d'une stagiaire qu'il avait eu à Beauport et elle habite maintenant à Calgary. Elle s'appelle Stéphanie Vallières et est vraiment généreuse. Les Alouettes de Montréal jouent à Calgary ce soir et l'association francophone de Calgary offre des billets à 20$. Stéphanie m'y invite et j'y vais avec Steve de Jasper.


Sur la route 2 qui relie Edmonton à Calgary, il y a une grosse ville située entre les deux, c'est Red Deer. J'y fais un arrêt obligatoire, car mon cousin Marco Gilbert y est. Je n'ai pas vu Marco depuis qu'il est parti du Québec en 1986. Quelle joie de se revoir ! Comme je ne suis qu'à 150 km de chez lui, nous n'attendrons pas 21 autres années avant de nous revoir. Nous irons voir les Rebels de Red Deer avec ses 3 enfants qui étaient fort heureux de voir un cousin de leur papa. Je les quitte après une heure et demi ensemble en promettant de revenir très bientôt.


Il est 13h30, j'arrive à la maison de Stéphanie et son copain Chris. Chris et moi, ça fait Chris Dostie, pas pire hein ??? Nous nous rendons chez Marie-Ève là où (3 accents grave en trois mots c'est rare) d'autres amis nous attendaient. Le match de football est à 17h et nous arrivons à 15h dans le stationnement pour se faire un tailgate party. Hot-dogs, Kokanee et ambiance de partisans des Stampeders qui accueillent gentiement des partisans des Alouettes à leurs côtés. Apparaissant sur la photo :




Rangée 1 : Stéphanie, Marie, Andréanne, Annie et Émilie.
Rangée 2 : Un costaud fan des Stampeders fort sympathique, moi, Sylvain, celle que j'appelais l'enseignante dans une école catholique comme moi, un autre fan des Stampeders et Marie-Ève.


3 Cheerleaders des Stampeders passent par là pour vendre leur calendrier, mais j'ai déjà le mien des Eskimos . Je prends tout de même une photo en leur compagnie (dure vie, je sais !!!).



Steve réussit à nous rejoindre, ainsi que Kurt et Chris et nous sommes complets pour le match. Nous saluons nos voisins du tailgate qui feront la fête dans le stationnement plutôt que de voir la partie.


Quelle ambiance dans un stade presque rempli dont la photo vous fait voir moi en compagnie de Stéphanie et Chris et même Marie-Ève qui est debout ! Le match se termine 33-32 pour Montréal à notre grande joie. Quelques fêtards ont dû obliger les policiers sur place à intervenir et pour la première fois de ma vie, j'ai vu l'utilité du poivre de cayenne. L'homme s'est effondré et hurlait de douleur tellement ça chauffait. D'autres spectateurs versaient des bouteilles d'eau dans son visage, mais c'était insuffisant. Nous ressentions tous sa douleur.




Dans cette ambiance de victoire québécoise, Stéphanie, Marie, Steve et moi chantions Alouette gentille alouette, alouette je te plumerai.


Comme si ce n'était pas assez, cette charmante famille d'accueil de fin de semaine nous a fait sortir au Ossi Rules. C'est un bar un peu comme le 2 Pierrot à Montréal ou la Grimace (devenu Petite Grenouille) à Québec. Au lieu d'être des chansonniers avec guitare acoustique, ce sont deux pianos qu'il y a sur scène et trois pianistes en rotation qui chantent également avec beaucoup d'entrain. Il faut écrire nos demandes spéciales sur des billets de banques et on le met sur le piano. S’ils ne savent pas jouer la chanson, ils remettent l'argent. J'ai perdu 5$ car j'ai demandé 500 miles du groupe The Proclaimers et ils l'ont fait. Mais tout le monde dansait sur les tables, les chaises et partout ça criait. Ils ont même fait la chanson préférée de mon fils Xavier 'Hey there Delilah' et tout le monde chantait fort cette jolie ballade.

Un peu trop d'Alexander Keith du Ossi Rules m'ont empêché d'apprécier ma poutine de fin de soirée au Boston Pizza avant de gentiment revenir en taxi.


Un réveil vers 9h m'a également permis de visiter la ville de Calgary avant de retourner dans ma ville de l'huile. Un remerciement sincère à Stéphanie et Chris pour cet accueil extraordinaire !

Une montée dans la tour de Calgary (190 mètres de hauteur) m'a donné la chance de voir les Rocheuses au loin ainsi que de voir la ville et m'orienter facilement pour conduire. Observez la photo en pièce-jointe. Ce sont bien mes pieds que l'on voit qui semble être dans le vide, mais c'est un plancher de plastique transparent. Certaines émotions de hauteur assez particulières. J'ai vécu la tour du CN il y a une dizaines d'années, mais être le plus haut possible est toujours impressionnant.




Edmonton et Calgary s'affrontaient en après-midi au Pengrowth Saddledome. Mais l'aréna des Flames accueillaient la bataille de l'Alberta au hockey junior remportés 4-3 par les Oil Kings d'Edmonton sur les Hitmen, mais je n'y suis pas allé. Toutefois, j'ai vécu une autre bataille de l'Alberta à ma façon en allant vendredi au match de football à Edmonton et celui de Calgary le samedi. Quand je mentionnais aux gens que j'habitais Edmonton, je sentais une certaine réticence comme les Montréalais peuvent agir envers Québec. Comme si ces deux capitales nationales avaient à envier aux deux métropoles. C'est de bonne guerre tout simplement. J'en conclue que ce sont deux belles villes différentes où on construira plus de 11 000 logements abordables d'ici 5 ans tellement le développement est en ascension. Voilà pourquoi la construction attire tant de gens de l'extérieur.


Inutile de détailler pourquoi ma mère m'a appelé à 20h et que je dormais déjà.

Bonne semaine à vous et faites attention au Dalaï Lama du Tibet qui est plus près de vous que de moi.


Celui qui vit bien la rivalité albertaine, mais qui garde un beau souvenir de la Saskatchewan,


Luc

mercredi 24 octobre 2007

Eskimos, Sum-41 et Al Gore

Salut les deux heures plus tard que moi,

Après une autre belle semaine d'école et un jeudi soir où j'ai joué au hockey, mais cette fois, j'ai beaucoup mieux joué, une belle fin de semaine m'attendait pour me proposer plein d'activités aux coûts fort abordables.



D'abord de la grande visite de Jasper soit Marie-Claude et Steve avaient une réunion à Edmonton et ont accepté notre offre de logement pour chacun de leurs passages en ville. Ce qui égaye tout le monde puisqu'ils sont fantastiquement cools. Steve et moi écoutons le match des Oilers contre les Canucks à la télé en ce vendredi soir.



Ce samedi après-midi, pendant que Mat Bross et Mélanie étaient à Jasper et que Marie-Claude et Steve étaient à leur réunion, je me retrouvais seul en ville. J'ai décidé de me payer un luxe et d'aller rejoindre mon ami anglophone Grant Mess au stade des Eskimos pour le match contre les Lions de BC. Croyant que le match était à 14 heures, je me suis dit que je pourrais arriver un peu à l'avance et voir le réchauffement. En réalité, le match débutait à 13h et quand je suis arrivé au stade les deux clubs s'affrontaient déjà. Comme je n'avais toujours pas acheté mon billet, des scalpers cherchaient à se faire quelques dollars avec leurs billets restants. J'ai donc eu un billet de 40$ pour la modique somme de 10 piastres.



Je suis aussitôt allé rejoindre Grant dans sa section où il a son billet de saison et fort heureusement, personne n'occupait le siège à ses côtés. En sa compagnie, mon anglais s'améliore, mais en compagnie de ses amis, il ne manque pas une occasion pour rire de mon accent ou de ma prononciation.


Pendant une annonce publicitaire, la chanson 'All The Small Things' du groupe Blink-182 jouait et comme je connais très bien les paroles, je l'ai chantée. Lors de la reprise du jeu, il s'est levé (pour m'insulter encore plus) et a dit aux gens autour : 'Eh ! Peux-tu m'expliquer quelque chose ? Pourquoi quand tu chantes tu n'as aucun accent ? Peux-tu SVP nous chanter quand tu nous parles ? Les gens autour tapaient dans les mains de Grant pour montrer que sa blague était excellente. Ridiculisé, je devais de réagir. Comme j'ai pris le temps d'apprendre la chanson des Eskimos (Eskimo fight song), je leur ai chanté avec le plus grand accent prononcé que je pouvais utiliser. J'ai eu droit à quelques tapes dans mes mains au grand déshonneur de Grant. Je vous mets en lien les paroles de la chanson et vous pourrez également cliquer sur click here to listen to the Eskimo Fight Song.

http://www.esks.com/default.asp?V_DOC_ID=1360



Une heure plus tard, la vraie Eskimo Fight Song a joué et j'ai filmé ce moment où toute la foule du stade chantait en même temps.



Bien que les Eskimos ont perdu sur le dernier jeu du match, nous avons eu droit à une bonne rencontre. Allant à la salle de bain avant de quitter le stade, Grant a rencontré par hasard son frère Dave qui est toute une pièce d'homme. Grant m'a expliqué que Dave Mess a joué quelques parties pour les Eskimos avant de subir une blessure qui a mis fin à sa carrière.




Mitch et Marie-Ève ainsi que leur belle petite Zoé, 1 an, sont venus nous rejoindre samedi soir au 9045 de notre 92e rue. Nous nous sommes faits un bon souper accompagné de bouteilles de vin et de discussions fort intéressantes tout en écoutant le match d'ouverture des Canadiens à RDS qui était à 17h pour nous (eh oui, nous avons RDS, TVA, SRC, mais pas TQS ni Télé-Québec). Le deuxième match des Oilers contre les Canucks, cette fois à Vancouver était présenté à 20h.


Un dimanche bien tranquille à écouter le football entre amis dont le tant attendu Patriots contre les Cowboys de Dallas. Tout comme plusieurs d'entres vous, Tout le monde en parle fait également partie de ma routine du dimanche soir.


Sachant que ma première paye de fin septembre allait disparaître assez rapidement pour les comptes restants du Québec, je me suis payé un luxe en m'achetant un billet pour le spectacle de Sum 41 et Finger Eleven au Shaw Conference Centre. Ce show était lundi le 15 octobre et débutait à 18h15 avec Die Mannequin comme premier artiste. Le hasard fait drôlement les choses car au Woodstock en Beauce, je voulais voir ce groupe l'été dernier, mais j'avais oublié mes piquets de tente et j'avais dû retourner chez nous pendant que ce groupe jouait. Ils ont été très bons, bien que le son ne fût pas extra.


Ensuite venait Finger Eleven. Wow, quel groupe fantastique. Ils ont enligné les pièces de leurs deux derniers albums dont une nouvelle ballade qui, je crois, deviendra un succès radiophoniques 'I'll keep your memory vague'. Maintenant que je comprends beaucoup mieux l'anglais, les paroles sont venues me chercher. Ils ont terminé le spectacle par leur gros canon qui a joué tout l'été et qui est devenu l'hymne nationale des pistes de danse ici : 'Paralyzer'. Cette chanson était le moment de la soirée car elle était très attendue par la foule. Finger Eleven a ajouté en milieu de chanson un extrait de 'Take me out' de Franz Ferdinand, en plus d'un extrait de 'Another Brick in the Wall' de Pink Floyd avant de terminer l'intégrale de 'Paralyzer'. 5 étoiles pour Finger Eleven.


Finalement, Sum 41. Dans un décor de vrai show de modern rock, ils ont enlignés succès après succès. Le chanteur Derrick (marié à la chanteuse Avril Lavigne) est vraiment énergique et a fait participer la foule en nous faisant sauter, danser et chanter de vive voix. 'Walking Disaster', 'Pieces' et 'Fat Lip' ont été les moments forts de la soirée. Au rappel, chacun des membres a changé d'instruments. Le chanteur et le batteur ont inversé tout comme le bassiste et le guitariste et ont terminé avec 'In too deep' et 'Pressure for Pain'.


À la sortie, la chanteuse de Die Mannequin signait des autographes et je lui ai demandé si elle avait aimé donner un spectacle au Woodstock en Beauce. Elle m'a regardé dans les yeux et a crié : WOODSTOCK !!!! Oh man, the best show we did. The crowd was just awesome !!! You were at Woodstock too ? Yeah !!!! (traduction libre).


Mardi soir, comme les Canadiens finissent de jouer aux environs de 20h, je suis allé me louer un film qui, je crois, changera ma vie. Sachant que l'ex-futur président des États-Unis, Al Gore, venait de remporter le prix Nobel de la Paix, j'ai opté pour son documentaire 'An Inconvenient Truth' (Une vérité qui dérange) et j'ai été estomaqué et je ne fais pas que vous le recommander, je vous dis que tout le monde sur terre devrait voir ça pour comprendre le réchauffement climatique. Il a réussi à monopoliser les grands dirigeants politiques de partout sur la terre pour une seule et même cause, notre mère la Terre. À voir absolument !!!


Avant de me coucher, j'ai vérifié mes courriels et l'un d'eux provenait de mon amie Julie Cyr qui en longtemps enseigné avec moi à La Romaine. Ce courriel aurait également pu s'intituler : Une vérité qui dérange, car elle m'apprenait qu'un infarctus avait eu raison de son papa. Toutes mes plus sincères condoléances à toi Julie, Simon et toute votre famille stelzéarienne de la Beauce.

Bonne semaine à tous !


Celui qui fait travailler votre curseur quand vous ouvrez mes courriels et qui essaie de limiter ses mots à chaque fois mais qui n'y arrive pas et c'est tant mieux car il y a tant à dire.


Luc

mercredi 10 octobre 2007

L'homme invisible

Salut les visibles du 400e,

Jeudi soir 19h, Marie-Claude et Steve ont un billet de trop pour aller au théâtre. La pièce s'intitule L'homme invisible / The invisible man. Le titre est bilingue car la pièce au complet est bilingue. Mon anglais actuel m'a permis d'être très à l'aise dans les deux langues. La pièce était tout simplement excellente.

En fait, j'ai fini par comprendre la pièce quelques heures après la dernière scène. L'homme invisible, c'est un peu moi quand je suis arrivé ici et encore en certaines occasions.

Dans cette histoire, l'homme invisible est un franco-ontarien né à Timmins en Ontario et qui vit en petite communauté francophone dans un milieu anglophone. Il se fond dans la masse anglaise. De plus, the invisible man est un anglophone ontarien qui vient vivre dans la francophonie de la ville de Québec. Il se fond lui aussi dans la masse, mais une masse française.

Comme ces deux personnages, je suis également l'homme invisible aux yeux de plusieurs edmontonois. Dans plusieurs activés que j'ai décrites dans les courriels précédents, je demeure très incognito pour les gens d'ici. Bien que mon anglais s'améliore de jour en jour, il n'en demeure pas moins qu'en certaines occasions, je me fais ma propre barrière de la langue et ma gêne de la langue anglaise me prive de certaines conversations plus élaborées avec des gens qui me demandent mon opinion sur certains sujets.

Ne vous en faites pas, c'est une réaction qui est tout à fait normale et je ne suis pas mal dans cette situation. Tous les francophones que j'ai rencontrés ont tous vécu l'invisibilité en maintes occasions avant de devenir visible.

Je pense à mes élèves en ce moment qui vivent l'anglais de tous les jours ainsi que le français à l'école depuis leur maternelle et qui arrivent à s'exprimer convenablement dans la langue de Molière. À 9 ans, ils sont aujourd'hui visibles dans les deux langues. Cette semaine, nous avons reçu une spécialiste en insectes dans la classe et la présentation était uniquement en anglais (difficile de trouver des spécialistes en français) et j'ai dû m'adapter rapidement à la langue puisque c'est moi qui donnais le support. Bien que les enfants sont tous meilleurs que moi dans la langue de Shakespeare, ils m'ont trouvé très bon et c'est très flatteur. La spécialiste avait des 1000 pattes de 30 cm de long et 5 cm de large (752 pattes pour être précis). C'est gros en tabouère. Ça prend les deux mains pour le tenir. Beaucoup d'autres insectes de ce genre fort impressionnant comme des coquerelles de 7 à 8 cm.

Un moment donné, la spécialiste m'a demandé de lui donner le plat qui contenait des sangsues blanches (whites leechs) et je lui ai donné des feuilles blanches (whites leaves). J'aurais voulu être invisible quand les élèves ont remarqué mon erreur flagrante.

Néanmoins, je me suis rendu compte qu'il était possible d'être et de rester invisible par choix à travers tout le Canada anglais et de faire sa vie en français. Il y a plusieurs communautés francophones dans chacune des 9 provinces anglaises. Le Nouveau-Brunswick s'affiche lui-même bilingue, le nord de l'Ontario est très francophone. Le français, bien que méprisé par une très légère minorité, est très à la mode ici. Parler français, c'est in.

Quand je vais dans des endroits fréquentés par des invisibles francophones, j'ai toujours l'impression qu'ils proviennent tous du Québec, mais je reste toujours surpris de voir qu'il y a des invisibles francophones de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et même de l'Alberta. Pour certains, mon anglais est meilleur qu'eux...

Vendredi soir, l'homme invisible en moi avait plusieurs options, mais j'ai choisi la fidélité. Un roumain d'adoption, Lucian Bute, a rempli le Centre Bell de Montréal sous les acclamations de la foule largement francophone venu appuyer l'ancien invisible qui a pris le temps d'apprendre le français et de s'y exprimer convenablement. Bien qu'il soit né et éduqué en Roumanie, il n'en demeure pas moins que j'avais la véritable impression d'encourager un québécois pure laine. Il ne m'a pas déçu et est devenu champion du monde de boxe. Une belle personnalité, à l'image de son patron Éric Lucas, pour redonner une belle image à ce sport qui est devenu plus technique que violent. Bravo Lucian, tu es un grand champion international de... boxe.

Samedi, j'ai apporté mon invisibilité jusqu'au parlement provincial, the Alberta's Legislature Building. Ayant visité l'Hôtel du parlement de Québec et celui du Canada à Ottawa, je suis fier de constater que le plus beau demeure encore à mes yeux celui de Québec. L'Histoire, les nations diverses, la culture et l'honneur ont une aussi grande importance que la politique, ce que je n'ai pas découvert autant ici. Mais c'est un parlement d'une grande classe, riche en architecture et cette jeune province (1905) créé présentement son histoire et l'affiche fièrement. Si le PQ et les Libéraux se sont partagés le pouvoir dans les dernières décennies, les Conservateurs provinciaux sont à la tête du pouvoir depuis le début des années 70 et par une très grande majorité dans chacune des élections. Si Jean Charest, André Boisclair ou Mario Dumont sont des sujets de conversations, ici c'est le grand respect. Ralf Klein (ancien premier ministre) est adulé. Les gens parlent peu ou pas de politique car ils sont satisfaits.


Un fait cocasse qui représente beaucoup, ma guide (Josée avec un accent aigu sur le E) m'a fait savoir qu'elle venait de Lac-Etchemin près de la Beauce. Son accent cassé francophone m'aurait fait complètement ignorer son origine de Chaudière-Appalaches si elle ne me l'avait pas mentionné. Bien qu'elle m'ait offert le français, je lui ai répondu : ' Non merci, je préfère l'invisibilité. Continue en anglais'. Après tout, je suis en train de devenir visible.

J'ai laissé mon invisibilité dans l'auto et je me suis fait visible au dernier match de la saison des Golden Bears. C'est en compagnie de Grant que nous avons passé la partie à converser dans la langue de Shakespeare. Nos ours d'or ont subi une cuisante défaite aux mains des puissants Huskies de la Saskatchewan (tu m'as pris ma femme). Toutefois, après avoir vu tous les clubs de la ligue, je considère les Bisons du Manitoba comme étant l'équipe à battre dans l'ouest. Rouge et Or contre Bisons serait très excitant. Mon cœur pencherait cette fois pour les représentants de l'Ouest.

Un samedi soir bien tranquille, car un gros dimanche m'attendait. D'abord une ronde de golf en compagnie de Martin, concierge de notre école, au Riverside Golf Club, sur le bord de la rivière North Saskatchewan. Du golf en octobre, c'est aussi motivant que le grand retour de Mike Weir (qui est aussi vénéré que Tiger Woods ici). Une belle ronde d'exactement 100 pour moi et de 103 pour Martin. Terrain très large et peu de fosses de sables.

Dimanche soir, une belle soirée sans le grand méchant loup. Comme le dit la chanson pour enfant :
Promenons-nous dans le bois
Pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait...

Le grand méchant loup, c'est la langue anglaise. Les petits moutons, ce sont nous les francophones. Une soirée toute francophone avec le groupe du Québec, Les Trois Accords. Une première soirée dans un bar avec aucun mot anglais. Aucun mot anglais n'a également été prononcé par le groupe. C'était leur dernier spectacle d'une tournée d'un an et demi et ils ont donné tout un show. Moi qui croyait aller voir un groupe dans une salle plus que vide a rapidement constaté que le bar était plein à craquer. Le grand méchant loup anglo parti, plus de 1000 petits moutons franco se sont amusés. Très belle ambiance et la foule ne chantait pas les chansons, la foule gueulait les chansons, au grand plaisir des 3 accords qui n'en revenaient pas d'un accueil aussi chaleureux et ils nous le l'ont bien rendus par leur présence sur scène. Grand Champion International de Course, Lucille, Tout Nu sur la Plage, Hawaïenne et la toute dernière Pièce-de-Viande ont été de grands moments de la soirée. Saskatchewan a été chantée mot à mot par la foule. Seuls les instruments nous accompagnaient.


Apparaissant sur la photo :
1re rangée : Jessy, Éloïse, Moi, Danielle et Réal
2e rangée : Les 3 Accords que l'on voit très bien avec Alexandre Parr, Simon Proulx et Olivier Benoît.

Bonne semaine à tous !

Celui qui est de plus en plus visible dans la langue de Shakespeare, mais qui est l'homme invisible aux yeux d'un grand garçon de 6 ans... depuis 4 mois déjà,

Luc

dimanche 7 octobre 2007

Byan Perro, Oilers et Tommy Lee

Salut les érabliers et les érablières,

À ce moment-ci, la feuille d'érable vous la voyez tomber des arbres avec de magnifiques couleurs. Nous ici, on la voit partout, sauf dans les érables que nous n'avons pas... et elle n'a qu'une couleur : rouge.

Mardi matin, nous avons reçu l'auteur du grand succès jeunesse Amos Daragon, M. Bryan Perro. Il a pris le temps de raconter son parcours d'écriture d'une façon à donner le goût à chacun des enfants d'avoir un plaisir de lire et d'écrire. Il les a fait beaucoup rire, il a su les écouter également tout en laissant l'imaginaire faire le reste. Très sympathique et malgré le temps à sa disposition, très abordable. Traduit en plus d'une dizaine de langues différentes, il s'est présenté devant les enfants d'une façon modeste et accessible. Un bien beau moment également fut celui de voir les enfants faire signer leurs propres livres et les yeux de fierté à venir nous le montrer et nous en parler.

Mercredi, ma première journée d'école sans les élèves. En fait, j'avais une formation sur les Plans Individuels Personnalisés (PIP) à la Cité Francophone d'Edmonton et un remplaçant passait la journée avec mes élèves. Ce qui a été encore plus formidable, c'est que nous avons pris notre dîner au Café des artistes, là ou nul autre que... Bryan Perro mangeait également. Tout fin seul, il s'est joint à notre table pour socialiser pendant le repas. C'est vraiment une heure intime dont nous avons tous profiter. Ma collègue Marianne a ouvert une porte lui racontant que moi aussi j'avais écrit des livres. Il s'est montré intéressé et m'a posé beaucoup de questions. L'intervieweur en moi devenait l'interviewé. Se rappelant vaguement de notre conversation au salon du livre de Québec, il est reparti avec un exemplaire dédicacé du COQ dans ses valises.

Quand je suis revenu en classe, le jeudi matin, le suppléant m'avait laissé comme note : Les élèves sont très gentils et très travaillant. Le travail est complété pour presque tous les élèves. Merci à vous et n'hésitez pas à me rappeler. N'est-ce pas plaisant ?

Jeudi, 4 octobre 2007 : GO OILERS GO !!! Je suis allé voir la partie d'ouverture des Oilers contre les Sharks de San Jose. Quelle ambiance !!! En marchant du stationnement jusqu'au Rexall Place, tout le monde est heureux, c'est une vraie fraternité. Je passe devant la statue de Wayne Gretzky et je le salue fièrement. Je lui dois au moins ça.

Au Centre Bell, nous voyons des partisans avec des gilets des Canadiens avec le nom et numéro des joueurs actuels dans le dos. Si un joueur se fait échanger ou change de numéro, on ne voit plus ce gilet.
Ici, c'est tout le contraire. Beaucoup de partisans s'achètent les gilets actuels et font écrire dans le dos le nom des anciens joueurs qui ont marqué l'histoire des Oilers. #99 Gretzky, #17 Kurri, #11 Messier, #7 Coffey, #31 Fuhr et même #94 Smyth sont encore de grands vendeurs de gilets de l'équipe dans les boutiques tant chez les adultes que les gilets pour enfant. Je verrais bien de jeunes enfants porter les gilets des Canadiens #9 Richard ou encore #4 Béliveau.
Une fois dans le temple des Oilers, c'est le spectacle d'ouverture et la présentation de tous les joueurs sur l'écran géant dont aucun n'est hué comme ça peut se faire à Montréal. Une reconstruction d'une tour de forage de pétrole descend du plafond et s'arrête sur la glace. Les joueurs font leur entrée et passe par le forage pour montrer la fierté du slogan que l'on voit partout : Proud to be in oil country.
Lors de la présentation des joueurs des Sharks, on rappelle aux partisans qu'il y a un ancien joueur des Oilers qui joue pour San Jose. La foule se lève debout pour l'acclamer et sur l'écran géant c'est écrit : Thank you for what you did for the Oilers ! (Merci pour tout ce que tu as fait pour les Oilers). Contrairement à Montréal, quand un ancien joueur revient avec une autre équipe, il est hué chaque fois qu'il touche à la rondelle. Lui, il était applaudi chaque fois qu'il touchait à la rondelle. Il en était ainsi même pour Chris Pronger qui a quitté les Oilers dans un tumulte. Les partisans sont reconnaissants qu'il soit venu ici, même pour peu de temps.
Pour l'hymne nationale américain, personne ne parle par respect, seul le chanteur est entendu. Pour le Ô Canada, le chanteur ne fait que la première phrase et se tait. La foule chante haut et fort l'hymne au complet (je l'ai fièrement chanté en français).
Et le match a été tellement enlevant. Nous avions les billets les moins chers et peu importe l'endroit, nous ne sommes pas tellement loin de la glace et nous avons une excellente vue. En 4 occasions, Mat Bross, Mélanie et moi avons vu nos visages sur l'écran géant.
Il restait 10 secondes à faire en 3e période et l'excellent Joe Thornton a créé l'égalité 2-2. Aucun but en prolongation, alors place à la fusillade (shootout).
La foule est debout et ma voix commence à faiblir, mais je sais ce qu'elle peut encore accomplir. Je la magane encore !
Après trois lancers de chaque côté, seul #12 Nilsson a réussi à compter pour les Oilers et #28 Pavelski pour les Sharks. #12 Marleau rate pour les Sharks et #16 Stoll pour les Oilers qui l'emporte soudainement 3-2. C'est l'euphorie dans le Rexall Place. Tout le monde est, l'instant de 5 minutes, mon meilleur ami. L'accolade avec les partisans et les Hi-5 également.
Comme la partie a terminé assez tôt et que le peu de trafic nous a permis de regagner rapidement la maison, nous sommes allés voir s'il y avait de l'ambiance également au petit pub près de chez-nous. En effet, l'ambiance est totale. Comme je travaillais le lendemain, je ne me suis pas éternisé et sagement après quelques parties de billard je suis entré. Merci M. Gretzky pour tout ce que vous avez accompli, tant sur la glace qu'à l'extérieur. Sans vous, peut-être que les Oilers n'auraient pas survécu à la valse des millions et auraient déménagé comme mes Nordiques.

Samedi après-midi, je suis allé voir mon troisième match de football universitaire alors que les Golden Bears de l'Alberta recevaient les Bisons du Manitoba. Les Bisons, c'est toute une machine de football. Je ne serai vraiment pas surpris qu'ils soient les représentants de l'Ouest pour affronter le Rouge et Or de l'Université Laval en finale de la coupe Vanier. Ils sont classé #2 derrière le club de Québec et je comprends pourquoi maintenant. Edmonton s'est bien défendu, mais Winnipeg était vraiment trop fort, 29-16 le pointage final pour les Bisons.
Samedi soir, le controversé batteur du groupe Mötley Crüe, également ancien mari de Pamela Anderson, celui qui a également eu son reality-show et dont la vie publique est aussi connu par vous grâce aux revues à potin, l'unique Tommy Lee était en ville pour nous faire danser. À un prix très abordable, sa présence a attiré de nombreux curieux... et de très jolies curieuses . J'ai vécu un "rave" au Woodstock en Beauce avec un drummer et un DJ, mais cette fois, DJ Aero et Tommy Lee, ça valait le déplacement. Nous avons dansé de 22h à 1h30 le matin sans arrêt. Épuisés et en sueur, nous avons quitté la place avec satisfaction. Des bouteilles d'eau et deux Red Bull ont bien su nous désaltérer. Le beat me résonnait encore quand je me suis couché.
Celui qui donne vraiment l'impression d'avoir beaucoup de plaisir à l'extérieur de l'école, mais qui dans le fond, son vrai plaisir, c'est dans sa classe qu'il le vit.
Luc

dimanche 30 septembre 2007

When september ends...

Salut les « Je me souviens »,

Contrairement au titre de la chanson de Green Day, « Wake Me Up When September Ends », ne me réveillez pas quand septembre se terminera. J'ai comme l'impression de flotter sur un nuage d'enseignement.

Mon portable, branché en permanence sur Internet, est toujours branché au canon projecteur. Dès que les élèves ont une interrogation ou encore qu'ils veulent en savoir davantage sur un sujet, on baisse la toile et on cherche l'information ensemble. De ce fait, je peux présenter une image, un son, une animation sans avoir à attendre. De plus, chaque classe a l'air climatisé ou encore la chaleur que je contrôle moi-même. Les élèves ont leur propre bouteille d'eau qu'ils peuvent remplir à chaque instant. Finalement, ma collègue et moi partageons les taches d'enseignement, comme je le faisais avec "ma grande sœur" Brigitte à La Romaine. Je fais le français et les sciences aux deux classes, tandis que Marianne fait l'anglais et les études sociales. Ce qui me permet de préparer deux matières de moins, de connaître davantage les deux groupes et d'avoir 23 élèves différents en alternance. C'est rafraichissant pour les élèves et également pour les enseignants. Très peu de discipline et beaucoup d'enseignement.

Les points positifs que je viens d'énumérer peuvent vous sembler être banals, mais ils permettent de donner un enseignement de qualité aux élèves et permettent aux élèves d'être dans de bonnes conditions propices à être enseigné. Étant dans un milieu à 90% anglophone, il n'en demeure pas moins que l'effort des élèves à communiquer dans la langue française est exemplaire, bien que pas évidente pour eux. Mais quand 95% des élèves sont bilingues dans l'école, ça fait comprendre qu'il y a des richesses qui sont plus importantes que d'autres, surtout quand les élèves eux-mêmes le réalisent et savent l'apprécier.

Si septembre n'était qu'un rêve en enseignement, alors laissez-moi dormir un autre mois.

When september ends, je pense à Éric Rochette dont c'est l'anniversaire le 29. Bonne fête Roch...

When september ends, je pense au viaduc de la Concorde qui fête son premier anniversaire le 30 et qui a effondré la route et également la vie d'un enfant devenu orphelin dont ses parents circulaient par hasard sur l'autoroute 19...

When september ends, la saison de football de la NFL reprend de plus belle...

When september ends, la saison de hockey reprend bientôt et cette année ce sera particulier parce qu'un joselois entreprendra la saison avec les Stars de Dallas. June, mets un "X" sur le 18 décembre car dans les estrades du Rexall Place, un autre joselois ressentira une grande fierté en te voyant. Saint-Joseph Power ! Bonne saison et bravo pour ce que tu as déjà accompli !

Mais when september ends in Edmonton, on sent une fièvre monter pour les Oilers. Si les Canadiens sont populaire à Montréal, les Oilers sont sacrés pour tout le monde ici. Il y a la fierté d'avoir su garder leur club il y a quelques années, malgré la valse des millions, ce que Québec et Montréal (Expos) n'ont pu faire. Ma nostalgie de p'tit garçon qui pleurait quand les Nordiques perdaient et qui voyait Gretzky battre tous les records et parader avec la coupe Stanley, a vite compris cette émotion. Les gens ne sont pas tous amateurs de hockey, mais ils ont tous un attachement pour les Oilers, que le club soit bon ou pas si pire que ça... Le logo des Oilers est affiché partout où nous allons.

When september ends in Edmonton, nous pouvons voir la vallée en automne qui dégage une beauté très charismatique par la couleur de ses arbres qui me rappellent la vallée du St-Laurent ou la vallée de la Chaudière...

When september ends in Edmonton, me rappelle que j'ai réussi à passer un autre mois sans la présence physique de mon garçon dont chaque jour est un exploit en soi, et qu'il n'en reste que trois...

When september ends in Edmonton, me fait rappeler de vous dire que j'ai commencé à jouer au hockey le jeudi soir dans une ligue d'ici. Je n'ai pas été excellent pour une première, mais dans ma tête je me disais que j'étais un gardien de but à Edmonton. Ce ne sera jamais banal à mentionner...

When september ends in Edmonton, me fait rappeler de vous dire que j'étais présent au match des Eskimos vendredi contre les Argonauts de Toronto et que je revoyais Enrico Gilbert qui me disait qu'il avait fait le camp auparavant, ou encore que je voyais Sébastien Pomerleau me dire de Mathieu Bertrand (joueur des Eskimos et ancien partenaire du Rouge et Or) que ce qu'il lui arrive ne pouvait pas arriver à une meilleure personne que lui. Edmonton a perdu, mais les gens étaient fiers d'y être et ils célébraient l'événement du football même après la partie. Je me suis fait un premier contact anglophone, il s'appelle Grant et il a ses billets de saison des Eskimos depuis 10 ans. Il est un partisan qui s'affiche largement par sa voix pendant les parties.

When september ends in Edmonton, me fait rappeler de vous dire que samedi je suis allé voir 'Shake hand with the devil' en anglais alors que vous irez voir 'J'ai serré la main du diable' avec Roy Dupuis. Ce film, fort émotif sur le génocide rwandais, m'a fait verser des larmes. Non pas uniquement sur le sujet, mais sur moi-même et m'a fait rappeler que lorsqu'on est jeune, on peut être vraiment con et peu empathique en même temps.

Quand j'habitais en chambre à Rimouski pour mes années universitaires, en 1995, j'avais une colocataire rwandaise dans la quarantaine, Jeanne-Marie, qui venait faire ses études ici au Québec et à chaque jour, elle avait peur du téléphone, car elle avait laissé ses enfants et son mari au Rwanda pour venir chercher l'instruction. Chaque jour que son mari appelait, ce dernier lui annonçait la mort de gens qui faisaient autrefois parti de son entourage immédiat.

Un jour que je revenais de mes cours, je suis arrivé chez moi et elle était en larmes. Malhabile, j'ai tenté de la consoler et elle a beaucoup apprécié. Elle a par la suite tenté de m'expliquer le conflit, dont personne ne parlait aux nouvelles, entre les 'Tout p'tits' et les 'U2'. Un conflit que je m'efforçais de comprendre, mais que je n'y arrivais pas. J'ai eu une certaine empathie pour elle, mais pas autant que j'aurai dû en avoir.

Aujourd'hui, Jeanne-Marie, où que tu sois, je te présente mes excuses, alors que les Tutsi et les Hutu te donnaient des nuits blanches dont je ne pouvais mesurer ta peine. À la sortie du cinéma, un gars d'Amnistie Internationale m'a demandé mes impressions sur le film. En me remettant un pamphlet publicitaire sur ce qui se vit présentement au Darfour dans le Soudan, j'ai raconté l'empathie que j'avais en ce moment pour une amie que j'ai connue. J'ai très bien réussi à m'exprimer dans la langue de Shakespeare pour lui faire comprendre comment je me sentais. Je crois que j'ai réussi à l'émouvoir.

Tant qu'à parler de conflit, je profite de l'occasion pour donner un stand-up ovation à Sarah qui était en Afghanistan et qui revient bientôt, si ce n'est déjà fait. Sarah Bi, tu peux marcher la tête haute et regarder les gens dans les yeux car ce que tu as vu t'a empêché de les ouvrir certains temps. Je suis fier de toi !

Ce même samedi, histoire de fêter raisonnablement ma première paye qui est partie aussi vite pour payer mes comptes restants du Québec, Mat Bross et moi avons été se prendre un bon souper au Sweet Mango, restaurant thaïlandais, me faisant, une fois de plus, apprécier la cuisine... et mon goût pour la culture asiatique .

Afin de bien finir le mois de septembre, je suis sorti comme un seul homme au 'Urban Lounge' où le groupe Ratt Poison de la Nouvelle-Orléans reprenait des bons vieux classiques du rock des années '80. Je me suis accoté au comptoir et j'ai siroté deux limonades et un Red Bull dans ma soirée, mais je me suis saoulé de la musique que j'écoutais.

Alain Gravel, j'ai pensé à toi quand ils ont joué 'Jet City Woman' de Queensryche. Alain, Coco, Chico, Putch et Gino, j'ai aussi pensé à l'époque de DIRTY TALK quand ils ont joué 'Bathroom Wall' de Faster Pussycat. Jean-Luc, tu étais avec moi toute la soirée pour chaque pièce de Guns, mais particulièrement 'Mr. Brownstone'. Pierrot Lagueux, toutes les tounes de Whitesnake et de Bon Jovi avaient une saveur particulière. Chico, Coco, Gino et Carlo, quand ils ont fait un medley de Poison, les costumes et l'arrière-scène c'était pareil comme le show que nous avons vu au Forum. Pourquoi je dis Chico, tu n'étais même pas là, tu me l'as tellement rappelé ! Sébastien Maltais, 'Run to the Hills' était pour toi tout comme 'Bark at the Moon' et 'Mr. Crowley' pour Antoine Breton et L'Buckaroy. Les Invicibles de Notre-Dame-des-Pins, c'était un peu comme Karma Chameleon, mais plus rock ! Simon Fleury, tout le set list qu'ils ont fait se retrouve sur ce lien et ils les ont toutes faites. Il y avait une place pour toi à mes côtés.

http://www.myspace.com/rattpoison777

J'ai vécu un mois de septembre extraordinaire ici à Edmonton. Si octobre, novembre et décembre peuvent passer aussi vite que Septembre, Xavier je pourrai bientôt te chanter : Wake me up when december ends...

Celui qui recevra l'auteur d'Amos Daragon (Bryan Perro) dans sa classe ce mardi avec les élèves et qui vibrera également de joie ce jeudi au match d'ouverture des Oilers contre les Sharks dans le Rexall Place,

Luc

samedi 22 septembre 2007

Alouettes, Joey Moss et Wayne Gretzky

Salut à chacun(e) de vous,

D'abord, je voudrais offrir mes condoléances les plus sincères à toute la famille de Julie Rodrigue qui est décédée d'un accident de voiture. Julie était une auteure des Éditions du Mécène et à chaque lancement des autres auteurs, nous étions ensemble. Nous avons lancé notre premier livre presqu'instantanément et nous nous faisions toujours un devoir de prendre de longues conversations pour chaque événement de la maison. Tu me manques déjà Julie.
Dans un sujet plus joyeux, nous avons assisté au massacre des Eskimos sur les Alouettes vendredi dans le magnifique stade du Commonwealth. Mat Bross et moi avions peint nos visages en rouge, blanc et bleu. J'arborais un chandail des Canadiens alors que Mathieu portait ma chemise des Expos. Nous n'avons certes pas passé inaperçu. Avec la gang de Jasper que j'ai connu pour la plupart cet été, nous étions un groupe de 16, tous solidifiés par l'espérance d'une victoire des Alouettes.


Les gens présents ont été fort sympathiques à notre endroit. Ils nous ont agacés sur le match, sur la province, sur la langue française en vantant les mérites de l'Alberta. Il n'y avait rien de malicieux, seulement de l'humour respectueuse. Nous avons eu beaucoup de plaisir et l'organisation était superbe. De plus, je me suis fait copain avec un vrai fan des Eskimos, Grant Mess.

En fait, les bars de la ville organisent des navettes. Le prix régulier des billets les moins chers est de 28$. Il en coûte 30$ si on passe par un bar. Ce forfait inclus le billet, l'autobus aller-retour jusqu'au stade, une bière et une pizza 6" au retour dans le pub.
Une belle soirée avant, pendant et après le match et tout ce beau monde a terminé la soirée chez nous. La gang de Jasper est retournée dans ses montagnes samedi midi. Merci à toute la gang et Steve transmet ce message aux autres.
Quand j'étais jeune, je me souviens d'une annonce publicitaire laquelle nous montrait le meilleur joueur de hockey de tous les temps, Wayne Gretzky, accompagné d'un jeune homme handicapé. Ce garçon s'appelle Joey Moss. Tout comme moi, il a vieilli, mais avec le temps, il est devenu une célébrité tant à Edmonton que dans toutes les villes de la ligue Nationale de hockey.
Joey est né avec le syndrôme de Down. Il est celui qui s'occupe de trainer les bâtons, les bouteilles d'eau et autres occupations du genre pour les Oilers d'Edmonton.
Ce dimanche, Mat Bross et moi sommes allés pour la première fois dans l'aréna où tant de coupe Stanley ont été gagnées par les Oilers, le Rexall Place. Nous avons assisté à ce qu'on appelle le match de la Joey Moss cup. Les joueurs des Oilers, dans une partie hors concours se sont divisés en deux. Les blancs contre les bleus et l'équipe gagnante recevait le trophée Joey Moss.
Un moment fort émouvant a été celui de l'hymne national chanté par Joey lui-même. J'avais la chair de poule à l'entendre et la foule lui a rendu un vibrant hommage à la fin.
Bien que l'ancien joueur des Canadiens Sheldon Souray n'était pas en uniforme, nous avons pu observer tous les autres joueurs qui formeront l'édition 2007-2008 des Oilers. Je dois vous avouer que le joueur le plus utile au Canada dans la série junior contre la Russie, #89 Sam Gagner est fort impressionnant. Il a joué avec #83 Ales Hemsky et #27 Dustin Penner qui est vraiment gros et fort.
Le match a été remporté 9-4 par les Bleus où Hemsky avec 3 buts et 2 aides et Gagner 2 buts et 2 aides en plus de 4 aides pour Penner ont virevolté. Ce trio était vraiment beau à voir sur la glace.
Cette partie m'a donné encore plus hâte au jeudi 4 octobre alors que nous serons présents pour le match d'ouverture contre les Sharks.
Cette semaine, c'est le match d'ouverture des Oil Kings d'Edmonton (hockey junior). Première année d'existence, plusieurs défaites sont à prévoir cette année. Il est évident que les Remparts de Québec seront plus fort, mais ça donnera l'occasion de voir les futurs talents de la LNH qui proviennent de l'Ouest et comparer avec le hockey junior du Québec.Bonne semaine à chacun(e).
Celui qui écrit ce courriel sur son portable full équipe que le Conseil scolaire lui a prêté pour l'année, et qui cherche par tous les moyens de s'ennuyer à Edmonton, mais qui n'y arrive pas,
Luc

vendredi 7 septembre 2007

Edmonton : semaine 1

Salut aux résident(e)s de la Belle Province,

Je viens de compléter ma première semaine avec les élèves. C'est un très beau groupe que j'ai hâte de découvrir de façon plus approfondie, mais ils sont très respectueux et admiratifs.

Mardi, journée de la rentrée, nous avons hissé les drapeaux de l'école, de l'Alberta et du Canada, alors que tout le monde chantait le "Ô Canada" en français. Un hymne de Vigneault me trottait dans la tête, mais j'ai tout de même chanté.

C'est beaucoup de nouvelles choses à apprendre en même temps, mais quand je suis dans ma classe, c'est là que je me sens le mieux et me fait comprendre à quel point j'aime mon métier.

La semaine dernière, Mat Bross était allé sur le site des Oilers et s'est inscrit pour le tirage permettant d'acheter des billets des Oilers. Son nom a été choisi et nous avons acheté un forfait de 3 matchs, soit celui comprenant le match d'ouverture du 4 octobre contre les Sharks San Jose, un match contre Vancouver le 15 décembre et un dernier en février contre les Flames de Calgary, afin de vivre la rivalité de l'Alberta qui nous fera un peu revivre l'époque Canadiens-Nordiques.

Après une première semaine bien appréciée, j'étais sensé me rendre à Red Deer pour le match de hockey junior Canada-Russie, mais le billet que j'étais sensé recevoir n'était plus disponible. Alors, j'ai ouvert le journal des choix de sorties et je me suis présenté au party du retour à l'école du N.A.I.T. (Université de technologie) alors que le groupe Ten Second Epic donnait une solide prestation pour la modique somme de 5$.

Dans le pub, il y avait des écrans qui présentaient le match Canada-Russie et d'autres écrans qui présentaient le match de football entre Edmonton et Calgary. Les gens sont très partisans tant pour le Canada que pour Edmonton. Ten Second Epic était vraiment excellent.

Samedi, j'ai pris mon vélo de 7 heures AM jusqu'à midi et j'ai parcouru la magnifique piste cyclable dans la River Valley pour me rendre par la suite dans le centre ville. J'ai pris une cinquantaine de photos, je tenterai d'en envoyer quelques unes dans les prochains courriels.

Samedi en après-midi, je me suis rendu au Foote Field, là où jouent les Golden Bears de l'Université de l'Alberta au football. Ils ont perdu contre les Rams de Regina 24-22, mais ce fut tout un match. Je dois avouer que ce ne sont pas ces deux clubs qui renverseront le Rouge et Or de l'Université Laval, classé #1 au pays. Toutefois, les Huskies de Saskatchewan (#2) seront ici le 20 octobre et j'ai bien hâte de voir le calibre de ce club. Côté ambiance, les à peine 2000 spectateurs (dans un stade de 5000) ne sont rien comparé les 15 000 pour le Rouge et Or.

Une autre belle semaine d'enseignement nous attend et vendredi, ce sont les Alouettes de Montréal qui seront au stade des Eskimos et, avec des copains de Jasper que j'ai connus cet été, nous serons environ une douzaine ensemble à espérer la victoire de nos moineaux. C'est d'ailleurs dans ce même stade que les Canadiens de Montréal et les Oilers avaient joué un match sur une patinoire extérieure, le match de "la tuque à Théo" comme on l'appelle à Montréal.

Bonne semaine à chacun(e).

Celui qui entreprendra la lecture du dernier Harry Potter... en anglais,

Luc

dimanche 2 septembre 2007

Bonne fête du travail d'Edmonton

Salut les Beaucerons,

Je vous souhaite une bonne fête du travail à St-Joseph.

Phil Audet, je crois que je ne pourrai pas voir beaucoup de tes games cette année, mais bonne saison à la hauteur de ton talent et de ta personnalité. Je reçois encore des courriels de mes élèves de Notre-Dame-des-Pins qui me disent qu'ils t'ont croisé. Tu les as marqués à vie !

Stéphane Boucher, merci à toute l'équipe d'avoir réveillé mes parents à minuit pour leur annoncer que nous avions gagné les séries de balle à St-Fred. Merci d'en avoir pris plusieurs à ma santé !

Antoine Breton, désolé, je crois que je ne pourrai pas faire le rallye avec toi cette année. Bonne année à Ottawa. Je penserai à toi quand les Sens joueront contre les Oilers.

Nicolas Doyon, Carl Métivier, Pascal Lessard, Mélanie Gilbert, Alain Gravel, Chantale Maheu, Mario, Éric et Steve Mathieu, Isabelle Proulx, Stéphane Boucher, Éric Rochette et mon cousin Yves Grenier, amusez bien vos enfants le matin du samedi. C'est incroyable comment Xavier s'était amusé l'an dernier avec vos enfants respectifs : Édouard, Raphaël, Emma, Gabriel, Noah, Thomas, Nicolas, Donovan, Alexandre, Marjorie, Pierre-Olivier et Gabriel, Louis-Antoine et Philippe-Olivier, Francis et Gaby, mon filleul adoré que je n'ai pas beaucoup vu cet été.

Enrico Gilbert, j'aurais aimé ne pas avoir été pressé la journée que je t'ai vu courir et que tu m'as parlé que tu avais fait le camp d'entraînement des Eskimos d'Edmonton. Je t'aurais écouté longtemps me raconter ton événement. On pourra toujours se reprendre Coco.

Alain Gravel, même au loin, je suis fort intéressé à faire de pool de football. Je viens de prendre mes e-mails et je répondrai au sondage cette semaine. Les deux Chico, les deux Éric Roy, les deux Nico, Gino, Coco, Putch. Bonne saison de NFL. Gino, n'oublie pas de faire tes choix :-)

Carol Lecours, tu as été un voisin extraordinaire. Merci pour tout. Passe du bon temps de qualité avec Félix-Antoine.

June Lessard, bonne saison de hockey. Je suis content que Philippe Sauvé se soit joint à votre club. Tu pourras toujours lui parler d'Éric Rochette qui ont tout deux figuré dans le film de "Maurice Richard". Si tu fais le grand club lors d'une rencontre à Calgary ou Edmonton, je serai à ta sortie du Rexall Place pour te féliciter. Iowa ne joue que deux games à Winnipeg. En mars et en pleine semaine ce sera difficile de faire ce trajet.

Etienne Maheux, Nicolas Lessard et Jérôme Drouin, bonne chance pour le tournoi de tennis de la fête du... et bonne saison de hockey aux deux derniers.

Simon Lessard et Sébastien Pomerleau, bonne saison au Rouge et Or, mais j'irai voir les Golden Bears de l'Alberta ici à Edmonton quelques rencontres et je pourrai vous faire part de mes impressions.

JF Pouliot, je devrai m'absenter le 22 novembre pour une formation. Peux-tu venir faire de la suppléance ? Bonne dernière année de bacc Caillou. Tu seras un excellent enseignant !

A toute la famille Proulx, je sais que chaque année les Lévesque se réunissent pour la fête du travail. Alors André, prenez un p'tit caribou pour moi dimanche. Yves Levesque, j'ai rencontré une de tes anciennes étudiantes qui provient d'Amqui et qui enseigne ici a Edmonton.

Buckaroy, ce sera difficile pour moi d'être du Woodstock en Beauce 2008 car la dernière journée avec les élèves est le jeudi du Woodstock, soit le 26 juin. Je promets de faire tout mon possible pour y être.

A tous, bon dimanche de la fête du travail et saluez pour moi les gens dont je n'ai pas le courriel comme Martin Labbé.

Celui qui a ramasse des abricots, des pêches et des cerises noires en plus de faire la route des vins dans la valle de l'Okanagan cet été, mais qui restera toujours fidèle à la vallée de la Chaudière,

Luc

samedi 25 août 2007

4000 km plus tard

Salut les gens de la Belle Province,

Une longue route de 4000 km m’a mené jusqu'à Edmonton. J'avais un trailer U-Haul 5' X 8' derrière moi pour le voyage. Eh oui, je me suis fait poser une boule sur mon auto !!! Je ne pouvais pas aller plus vite que 95 km/h sur l'autoroute. Croyez-moi, quand on fait plus de 4000 kilos c'est interminable à cette vitesse. J'avais l'air de Flash McQueen qui transportait Bessy pour asphalter le village de Radiator Spring. Je montais difficilement les cotes à 60 km/h.

Ce voyage m'a permis de passer 48 heures à Winnipeg pour passer du bon temps avec mon cousin Daniel et ma cousine Liza et je peux vous dire que Winnipeg est vraiment une très belle ville. Du bon temps en famille est toujours précieux. De plus, nous sommes allés visiter le Mint, où ils font la monnaie du Canada. Cette journée-là, il y avait en exposition une pièce de monnaie en or massif de 100 kg d'une valeur de 2,5 millions. C'est d'une beauté surprenante. Un excellent souper le samedi soir. Merci Daniel,Nadine, Liza et Richard. On se revoit bientôt :-)

Je suis arrivé lundi midi à Edmonton directement à mon école qui est, je dois l'avouer, très très belle et très spacieuse avec énormément de ressources. Il y a un canon projecteur dans chaque classe, un portable pour tous les profs à notre disposition, un lab informatique lequel contient un écran tactile sur lequel on peut écrire ou dessiner et ça se retrouve directement sur l'ordi ou encore notre doigt devient la souris. Je n'ai qu'à double-cliquer avec mon doigt sur l'icone désirée.

Beaucoup de matériels pédagogiques, une bibliothèque, établie dans un ancien gymnase, qui contient beaucoup de livres français ou anglais et une équipe école de 27 enseignantes dont je suis le seul HOMME. Tout comme mes Invincibles de l'an dernier à Notre-Dame-des-Pins, elles prennent minutieusement soin de moi.

Nous faisons l'accueil des élèves ce mardi 4 septembre. La levée des drapeaux canadien et albertain officialiseront le retour en classe. J'aurai 23 élèves, 13 gars et 10 filles, dans ma classe.

J'enseignerai le français et les sciences à deux classes alors que ma collègue Marianne enseignera l'anglais et les études sociales (geo-histoire). Le reste est complété par moi pour les maths, les arts, la religion (très présente dans les écoles catholiques) et l'éducation physique qui est donne par chaque profs pour ses élèves.

J'adore la ville, elle est belle, facile à se retrouver et peu de trafic. Traverser la ville m'a pris 20 minutes un matin d'heure de pointe qui m'aurait pris au moins 75 minutes à Montréal. Tout est facilement accessible. Chaque jour je passe devant l'aréna des Oilers sur l'autoroute Wayne Gretzky et je me considère chanceux de pouvoir le faire.

Depuis lundi, c'est beaucoup d'informations d'un nouveau système d'éducation, j'ai vraiment la tête pleine de ce bourrage de crane d'infos, mais j'ai hâte d'accueillir les élèves mardi matin.

Mon anglais s'améliore de jour en jour, mais on s'entend que je ne pense pas encore en anglais. J'obtiens ce que je veux, je comprends bien et les gens comprennent ce que je leur dis.

J'ai obtenu beaucoup de e-mails de votre part, je l'apprécie énormément. Je vais beaucoup penser à vous. Xavier me manque, mais il m'aurait quand même manqué en Beauce. C'est une expérience magnifique et je ne regrette pas mon choix, loin de là. Je trippe vraiment. J'ai la chance de voir Mat Bross chaque jour et nous avons une belle complicité. Je prendrai le temps de répondre à tous ceux qui m'ont envoyé de magnifiques courriels la semaine prochaine puisque nous emménageons (enfin !!!!) cette fin de semaine.

Celui qui passe devant la statue de Wayne Gretzky soulevant la coupe Stanley chaque matin,

Luc

vendredi 10 août 2007

Nouvelle adresse

Salut chacun(e) de vous,

Voici ma nouvelle adresse :

Luc Dostie
9045, 92nd street
Edmonton, Alberta
T6C 3R3

Eh oui, tu as bien lu le nom de la ville et la province ! Edmonton, Alberta. Go Oilers Go comme m'ont dit certains. Go Eskimos Go comme m'ont dit d'autres, mais je resterai fidèle aux Alouettes et aux Canadiens.

J'enseignerai la 4e année à l'école Ste-Jeanne-d'Arc, une très belle école francophone, dont voici le lien :

http://www.csrcn.ab.ca/stejeannedarc/DEFAULT.htm

Et Xavier dans tout ça ? C'est un peu compliqué. Pour être bref, en début juillet, j'ai abdiqué devant un déchirement complet de deux familles qui laissaient supposer une décision arbitraire. En accord avec mes parents, j'ai préféré éviter une somme en frais juridiques aux deux parties et "partager" un petit garçon qui avait trop peu vu sa mère dans les deux dernières années. Sage décision diront certains, décision de cabochon diront d'autres, mais personne ne pourra contester que ce fut une décision très difficile, mais il fallait en prendre une.

Cette décision était prise avant mon voyage dans l'Ouest canadien et j'ai fait tout un voyage comme vous l'avez peut-être lu.

En voyage, j'ai eu l'occasion de laisser mon CV et à mon retour j'ai reçu des offres d'emplois du Conseil scolaire Centre-Nord de l'Alberta. Après entrevue, j'ai opté pour la classe d'Edmonton, sachant que mon ami Mat Bross y serait également, mais lui c'est à l'école Père-Lacombe qu'il enseignera. D'ailleurs, il a la même adresse que moi, sauf que j'habiterai le sous-sol (un loft) de la maison qu'il a louée avec sa blonde.

Savoir que je verrai Xavier uniquement les deux semaines de Noël d'ici les vacances d'été 2008 me fait comparer mes vrais émotions à plusieurs paroles de la chanson des Cowboys Fringants, "Ces Temps-Ci" :

Même si j't'aime ben p'tit trésor
Et que mon coeur s'tait accroché
Quecqu'part sur ta route du nord
Entre Baie-Comeau pis Port-Cartier

Ça fait que j'vas m'fermer la gueule
Et continuer mon ch'min tout seul
Avec mon p'tit coeur dans les shoe-claques
Pis ton sourire dans mon pack-sack
Mais tsé tu peux m'rappeler pareil
T'es comme mon p'tit rayon d'soleil
Dans ce monde complèt'ment fucké
Où j'aurais p't'être eu besoin d'toé
Dans ce monde complèt'ment fucké
Où t'aurais p't'être eu besoin d'moé...

Même si j'étais resté en Beauce, Xavier est à Sept-Îles sur la Côte-Nord et prendre une fin de semaine, rouler deux jours et le voir moins de 24 heures est 100 fois pire que de ne pas le voir du tout, tant pour lui que pour moi. Donc St-Joseph-de-Beauce, Montréal ou Edmonton, il sait que nous nous reverrons pour le temps des fêtes.

Tant qu'à être libre, pourquoi ne pas penser à moi ? Voilà pourquoi j'ai accepté l'offre d'Edmonton. Je penserai à vous quand je ferai du ski dans la poudreuse des Rocheuses, quand mon anglais (qui est déjà pas mal) sera encore plus perfectionné dans quelques mois, quand je serai au stade des Eskimos le 14 septembre pour encourager les Alouettes à Edmonton. Je penserai aussi à vous quand je ferai du patin à roues alignées sur la magnifique piste cyclable d'Edmonton, et cet automne quand il sera 17h chez moi et que j'écouterai la partie des Canadiens de ma télé et qu'à 20h elle sera terminée pour ensuite écouter celle des Oilers qui commencera à peine. Quand j'irai voir un match des Oilers au Rexall Center ou Van Halen au début décembre dans ce même aréna. Je ne m'éterniserai pas, car je pourrais ajouter un deuxième paragraphe complet d'activités, outre celui d'enseigner.

Pour toutes ces raisons, tant qu'à m'ennuyer de mon fils en Beauce et de faire du chômage ici jusqu'en novembre, aussi bien en profiter et de me divertir.

"Si dans vie faut prendre des risques, faut savoir aussi s'en aller."
(Cowboys Fringants, extrait de "Ces temps-ci")

Je pars à l'aventure et je m'en vais en terrain pas totalement inconnu. Je vais vivre une expérience enviante avec ses accessibilités et ses difficultés, mais comme on dit mes parents : "C'est un mal pour un bien. Ça fait longtemps que tu en rêvais et tu as l'occasion qui se présente à toi."

Celui qui dédie ce texte en mémoire de sa Neon '96 noire, usée jusqu'à la corde. (RIP 2003-2007)

Luc

P.S. : Sarah Bi : Stay strong @ Kandahar and thanx for the last mail about the Kaboul's kids who live around the garbage and still smiling to you !

vendredi 27 juillet 2007

Liquor de hierbas

Hola, Salute,

Nous sommes à Edmonton chez Ken & Alma, la tente de Mélanie (blonde de Mat Bross). Ils nous ont accueillis fort chaleureusement pour deux nuits. Ils sont fort sympathiques. Ken et Alma sont deux grands fans (autant que moi) de James Bond. Nous avons donc discuté de notre passion.

Le matin du jeudi 26, Mel et Mat sont partis à la recherche d'un appartement puisqu'ils habiteront la ville l'an prochain. Une belle façon pour moi de m'acclimater à l'ancien gros village de Wayne Gretzky. En fait, cette ville est encore plus facile à s'y repérer que Québec, puisque les rues sont toutes numérotées en ordre tout comme les avenues. Ex : une personne habite au 10759, 137e avenue. Ça signifie qu'il faut se rendre sur la 137 avenue au coin de la 107e rue et chercher l'adresse qui termine par 59, c'est simple n'est-ce pas ?

Nous avons ensuite marché sur Whyte Avenue (genre de St-Denis à Montréal ou du Palais a St-Joseph) et ensuite l'endroit où nous pourrions laisser les filles pour une semaine sans être inquiet qu'elles aillent ailleurs, le West Edmonton Mall, soit le plus gros centre d'achats au monde. Ouf, quel endroit pour le shopping ! Une piscine à vague avec des glissades d'eau d'une hauteur comparable à celles du Village des sports, une patinoire comme aux Galeries de la Capitale (Québec), une rue de restaurants, un aquarium, un énorme bateau de pirates comme décoration, de quoi en faire rêver mon grand Xavier, des boutiques à n'en plus finir et Galaxyland, le parc d'attraction.

Évidemment, Mat Bross et moi avons fini notre journée par les "roller coaster", les fameuses montagnes russes du West Edmonton Mall. Sans sexisme, elles sont pour hommes. Je le dis de cette façon car dans la file d'attente, aucune fille ou femme n'attendait pour défier ce monstre sur rails. Même la longue montée a une certaine rapidité. La première descente est celle qui donne le plus d'adrénaline. Nous descendons une pente entre 90 et 100 degrés d'angle pour ensuite compléter par un looping qui nous redonne de l'élan pour remonter pour la deuxième descente. En tout 3 descentes et trois looping pour terminer pour une courbe qui m'a fait une peur sensationnelle. Cette courbe fait un "U" vers la droite et nous faisons notre rotation devant un mur, lequel est muni d'un miroir. Ce miroir nous donne carrément l'impression que nous ferons une collision avec un autre train, alors que c'est le notre. Ayoye que c'est hot ! En haut de ce miroir il y a une vingtaine de flashs qui en fait sont des photos de nous mêmes que l'on peut faire développer pour un coût astronomique. Nous avons regardé notre photo très belle, mais sans plus.

Puis vers 19h, nous sommes revenus chez Ken et Alma pour se faire tout un souper de côtes levées préparées par Mélanie, en écoutant le 4e quart de football des Alouettes contre Toronto. Ça j'aime beaucoup. Le match débutait à 19h30 a Montréal, donc 17h30 ici. Pour nous à 19h30, nous étions donc à la dernière partie du match. A 20h, les Alouettes avaient gagné et il faisait encore clair. D'ailleurs, ici il fait clair jusqu'à 22h30, donc minuit pour les gens de l'Est, c'est très intéressant. Après notre souper, Ken a sorti une bouteille de 1,5 litre de Mission Hill (Mmmm). Tout en discutant de hockey et de football d'Edmonton, je suis parti me changer et j'ai enfilé mon gilet des Stampeders de Calgary que j'avais reçu au match de foot que Mat Bross et moi avions reçu. Vous auriez du voir la face de Ken, j'avais l'air d'un gars qui était possédé par le diable. "God Damn" avait-il dit. La rivalité Calgary-Edmonton est vraiment aussi forte que celle avec laquelle j'ai grandi : Canadiens-Nordiques. Toujours avec mon gilet de Calgary sur le dos (tout en diminuant mon espérance de vie selon Ken :-), nous avons bu un vin de glace d'une grande qualité.

Tout en discutant de leur voyage en Espagne, Alma a demande à Ken d'aller chercher la bouteille qu'ils ont rapporté d'Espagne : Liquor de hierbas. Nous avons eu droit aux minuscules coupes d’une once et nous avons senti l'odeur. Dégueulasse. Ken et Alma souriaient et ont insisté pour qu'on le déguste tranquillement. Lorsque ce liquide horrifiant entre dans notre bouche, on se demande pourquoi on accepte de le boire, mais lorsqu'il descend il laisse un bon goût dans la bouche. Difficile de comprendre le pourquoi, mais c'est mauditement bon. Tellement qu'on hésite à en prendre une autre gorgée parce qu'on sait que c'est mauvais au départ, mais on le fait pour le plaisir du goût final. Il était minuit, Ken et Alma travaillaient tôt le lendemain, mais sans nous ordonner de revenir les voir si jamais on repassait par Edmonton, et croyez-moi, y revenir ne sera pas un détour, mais bien un itinéraire prévu.

Merci sincèrement pour tout Ken et Alma !

Celui qui croyait, après avoir senti la liquor de hierbas, avoir une haleine à faire mourir les insectes, mais qui finalement aurait pu embrasser la plus belle de toutes les filles de... Calgary sans avoir à me brosser les dents pour mon bon goût,

Luc